Volvo EX60 : pourquoi son intérieur pourtant plus spacieux et plus pratique me fait regretter celui du XC60

Le Volvo EX60 est plus grand, plus silencieux et technologiquement bien plus avancé que le XC60 auquel il doit progressivement succéder. Pourtant, après plus de 300 kilomètres à son volant, un détail m’a laissé plus partagé : Volvo a complètement revu l’architecture de son habitacle. C’est plus pratique et plus ouvert. Mais j’y ai aussi perdu une partie de ce que j’aimais dans le XC60.

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Par Julien Thoraval

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Le petit cocon du XC60 a disparu

Il suffit de s’installer à bord pour mesurer le changement. Dans le XC60, la console centrale relativement haute dessinait deux espaces distincts et participait à cette sensation assez particulière d’être installé dans un cocon. Conducteur et passager avaient chacun leur univers. L’EX60 prend exactement la direction inverse.

La partie basse de la planche de bord est beaucoup plus dégagée, la console centrale s’ouvre et l’ensemble donne immédiatement davantage d’espace à l’habitacle. Visuellement comme physiquement, on respire mieux.

Essai Volvo Ex60 3863 Panorama
Crédit : Julien Thoraval

C’est aussi plus pratique. Volvo profite de cette nouvelle architecture pour multiplier les espaces disponibles et aménager un vaste rangement sous l’écran central. Mon boîtier photo y a trouvé sa place sans difficulté pendant l’essai, ce qui donne une assez bonne idée du volume disponible.

Sur ce point, difficile de reprocher quoi que ce soit à la nouvelle formule. Elle exploite mieux l’espace qu’autorise une plateforme pensée dès le départ pour l’électrique. Mais je préfère malgré tout l’ambiance du XC60.

Un grand écran de 15 pouces prend désormais le contrôle

Cette transformation s’accompagne d’un autre changement beaucoup plus visible : un écran OLED horizontal de 15 pouces occupe désormais le centre de la planche de bord.

Là encore, le parti pris est radicalement différent. La plupart des fonctions passent par cette interface, ce qui permet à Volvo d’épurer considérablement le reste de l’habitacle. Le résultat est cohérent avec l’EX60 : peu de boutons, des lignes simples et une présentation beaucoup plus horizontale que celle du XC60. Il faut cependant accepter de passer davantage par l’écran pour accéder aux différents réglages de la voiture.

Après quelques kilomètres, la logique générale se comprend assez rapidement. Les différents paramètres de conduite, par exemple, sont regroupés dans l’interface : régénération, direction ou encore réglages dynamiques se pilotent depuis le même endroit. Ce n’est pas nécessairement moins efficace. C’est simplement une autre manière d’interagir avec une Volvo.

Et c’est probablement là que se situe le vrai changement de génération : l’EX60 ne cherche pas à reproduire l’habitacle du XC60 en y ajoutant une grande tablette. Toute l’architecture intérieure a été repensée autour de cette nouvelle interface.

Plus pratique, mais un peu moins enveloppant

Heureusement, Volvo n’a pas pour autant transformé l’EX60 en salon numérique impersonnel.

Les matières restent très présentes. Sur notre voiture, un large bandeau en frêne traverse la planche de bord et sa teinte varie selon la lumière. La sellerie en laine mélangée contribue également à conserver cette ambiance scandinave assez particulière à la marque. Les sièges restent surtout excellents lorsqu’il s’agit d’enchaîner les kilomètres. Après plus de 300 km entre Strasbourg et les routes vosgiennes, le confort constitue toujours l’un des points forts de la voiture.

Ce nouvel agencement apporte également un bénéfice concret : avec davantage d’espace ouvert et de rangements, l’EX60 paraît plus facile à vivre au quotidien. Pour une voiture familiale, ce n’est pas un détail. Reste que le progrès pratique ne signifie pas nécessairement que tout le monde préférera cette évolution.

J’aimais le sentiment d’être davantage entouré par le mobilier du XC60. L’EX60 offre objectivement plus d’espace et une architecture plus fonctionnelle, mais son habitacle donne aussi une impression moins enveloppante et aussi plus impersonnelle face à une concurrence désormais nombreuse.

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Journaliste et photographe éditorial, je couvre l’automobile, l’art de vivre et les territoires à travers des récits où le texte et l’image se répondent. Mon approche repose sur une conviction : un essai, un objet ou une rencontre ne se résument pas à leurs caractéristiques. Ils prennent sens dans un lieu, une lumière et une histoire, fruit de cette alchimie.

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