J’avais glissé les jumelles de mon père dans ma valise pour admirer les temples du Nil : à l’agence, on m’a conseillé de les laisser à la maison

Oceane V2
Par Océane B.

Les jumelles, même petites, sont interdites en Égypte sans autorisation préalable de la Sécurité nationale et peuvent être confisquées à l’arrivée. Le conseil de l’agence était donc fondé : mieux valait laisser cet objet familial à la maison avant d’embarquer pour une croisière sur le Nil. Une précaution frustrante lorsqu’on rêve d’observer les temples depuis le pont, mais bien moins pénible qu’une saisie définitive à l’aéroport.

À retenir
  • Les jumelles sont interdites en Égypte sans autorisation préalable de la Sécurité nationale.
  • Elles peuvent être confisquées à l’arrivée sans possibilité de restitution.
  • Mieux vaut voyager sans jumelles ni drone et vérifier les règles concernant le matériel photographique.

Pourquoi les jumelles risquent de poser problème en Égypte

Dans une valise française, des jumelles évoquent la randonnée, l’observation des oiseaux ou les vacances en mer. Aux contrôles égyptiens, cet équipement peut toutefois être considéré comme du matériel d’observation soumis à autorisation, quelle que soit sa taille. Des voyageurs ont rapporté la saisie de plusieurs paires lors d’un transit au Caire vers Louxor, sans possibilité de les récupérer au retour, tandis que des voyagistes français avertissent désormais leurs clients avant le départ.

Ce que prévoit la réglementation égyptienne sur les jumelles

France Diplomatie déconseille clairement d’entrer dans le pays avec des jumelles sans accord préalable de la Sécurité nationale, en raison du risque de confiscation par la douane. Une croisière sur le Nil ne crée aucune exception touristique, même lorsque l’équipement doit seulement servir à contempler les rives, les oiseaux ou les reliefs autour des temples. La prudence s’étend aux drones, formellement interdits sans autorisation spéciale : le matériel importé peut être saisi sans restitution, et son utilisateur s’expose à des poursuites.

Comment admirer les paysages du Nil sans risquer une confiscation

Le plus sûr reste de partir sans jumelles, sans drone et sans gros téléobjectif, puis de vérifier auprès du voyagiste les règles applicables au matériel photographique prévu. Un téléphone ou un appareil photo courant permet déjà de conserver de beaux souvenirs, à condition de respecter les consignes affichées dans chaque site. Depuis le pont d’un bateau, les temples, les palmeraies et les villages se découvrent très bien à l’œil nu ; pour distinguer les détails sculptés, les visites à terre offrent une proximité que les jumelles ne remplacent pas.

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Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

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