Investir pour sa retraite : les meilleurs placements

Même si vous cotisez pour votre retraite, il est conseillé de placer de l’argent dédié, pendant la période d’activité. Vous souhaitez épargner dans le but de mieux vivre votre retraite ? Faisons un point sur toutes les opportunités offertes et sur les avantages de chacun de ces placements.

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Le Plan Épargne Retraite (PER)

Il s’agit du tout dernier dispositif de défiscalisation créé par la loi Pacte en 2019. Il a été mis en place pour mieux aborder la retraite et en profiter comme il se doit. Le PER remplace l’ancien PERP et le Madelin Retraite.

Voir notre guide complet sur le PER

Cet investissement est accessible à tous et reste ouvert durant toute votre carrière, que vous changiez d’employeur, de branche ou de statut. En effet, il existe une enveloppe individuelle et une spécifique aux professionnels non-salariés. La gestion des versements est pilotée de façon à répondre à la performance attendue. Les épargnants plus jeunes pourront être amenés à placer leur argent sur des formules plus risquées pour augmenter les performances. À l’inverse, les personnes proches de la retraite seront invitées à faire des placements plus sécurisés.

Bon à savoir :
Il est conseillé de verser 10 % de ses revenus ou chiffre d’affaires dès 40 ans de façon à préparer sa retraite de façon optimale.

Les versements effectués sont bloqués jusqu’à la retraite. Cependant, il est possible de débloquer l’épargne dans certaines situations, comme en cas de perte d’autonomie, de surendettement, de chômage de longue durée, de décès du conjoint et même en cas d’achat d’une résidence principale.

Les versements volontaires réalisés sur un PER sont déductibles des revenus imposables, dans la limite de 10 % annuels des revenus professionnels. Par ailleurs, la retraite venue, il vous sera possible de débloquer votre argent en capital ou en rente viagère. En bonus, si vous disposez d’une Assurance Vie, le transfert de votre capital vers le PER vous permet de doubler l’exonération des plus-values au-delà de 8 ans, soit une exonération de 9 200 euros maximum pour une personne seule et le double pour un couple. Ce montant pourra aussi être déduit des revenus sous les mêmes conditions.

Bon à savoir :
Il est important de vérifier le disponible fiscal sur votre avis d’imposition (3e ou 4e page), dans la catégorie Plafond épargne retraite. Vous aurez ainsi connaissance de la cotisation optimum à verser sur le PER.

Le Plan d’Épargne Populaire (PEP)

Le PEP est un ancien dispositif d’épargne qui n’est plus accessible depuis 2003. Cependant, il reste encore d’actualité pour les épargnants y ayant souscrit avant cette date. Le but est de placer de l’argent sur du long terme. Après un certain nombre d’années, au moment de la retraite, le capital peut être reversé sous forme de rente viagère ou de capital. Le taux du PEP varie en fonction de l’organisme. Il peut être fixe ou variable. Parfois, certains organismes garantissent un taux fixe pendant 8 ans à 10 ans, puis un taux révisable tous les ans.

Bon à savoir :
Il existe un plafond de 92 000 euros par plan (intérêts capitalisés exclus).

Il existe deux sortes de PEP :

  • Le PEP bancaire qui ressemble à un livret d’épargne avec une exonération d’impôt sur le revenu au bout de 8 ans sans retrait ;
  • Le PEP assurance qui fonctionne plutôt comme une Assurance Vie. Il présente néanmoins un risque de perte.

Voir notre guide complet sur le PEP

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)

Moins connu que les autres placements en vue de la retraite, le PEA vous ouvre des avantages fiscaux grâce à vos portefeuilles d’actions.

Dès la 8e année, vous pouvez retirer votre épargne en capital ou rente viagère sans payer d’impôts supplémentaires. Ainsi, le capital devient un revenu complémentaire net d’impôts.

Cependant, étant un placement risqué sur des marchés financiers sans cesse en mouvement, il peut apporter autant d’avantages que d’inconvénients. Si vous êtes plutôt un épargnant frileux avec de petits moyens, mieux vaut choisir un placement plus fiable.

Voici comment s’articule un PEA :

Retrait du PEA Conséquences du retrait sur la situation du PEA Conséquence fiscale du retrait
Avant 2 ans Taxation des gains à 22,5 % + prélèvements sociaux (les prélèvements sociaux sont calculés au jour de la réalisation du gain)
Entre 2 et 5 ans Clôture obligatoire Taxation des gains à 19 % + prélèvements sociaux (les prélèvements sociaux sont calculés au jour de la réalisation du gain)
Entre 5 et 8 ans Prélèvements sociaux uniquement (calculés au jour de la réalisation du gain)
Après 8 ans Clôture facultative ; plus de versements possibles Prélèvements sociaux uniquement (calculés au jour de la réalisation du gain)

Pour rappel : Le plafond d’un PEA est de 150 000 euros hors plus-values pour les célibataires et le double pour un couple.

L’Assurance Vie

Il s’agit de l’une des épargnes préférées des Français et pour cause : son champ d’action est très vaste et c’est aussi un investissement très avantageux. Le but de l’Assurance Vie est de placer un montant minimum imposé et pouvant être revu à la hausse chaque année sur un compte dédié, dans le but de constituer un patrimoine et de diversifier l’épargne.

Les avantages de l’Assurance Vie :

  • Contracter une épargne sécurisée pour se prémunir en cas de coup dur
  • Compter sur un capital intéressant avec des versements réguliers
  • Protéger sa famille
  • La transmission du capital en cas de décès aux bénéficiaires désignés
  • Préparer sa retraite avec une rente complémentaire

C’est un modèle d’investissement rentable puisqu’en ouvrant une Assurance Vie, vous pouvez aussi réduire votre imposition. D’autre part, elle permet une transmission du capital lors du décès hors succession avec un abattement des droits de succession par bénéficiaire pouvant atteindre plus de 150 000 euros.

L’Assurance Vie laisse l’épargnant libre de retirer son capital quand il le souhaite. Cependant, la rentabilité n’est effective qu’à compter de la 8e année.

Bon à savoir :
Il est tout à fait possible d’ouvrir plusieurs Assurances Vie dans le but de diversifier son épargne.

L’Investissement Immobilier

Placer son argent pour la retraite n’est pas forcément lié à un placement financier. Il existe aussi un autre terrain de jeu bien connu des investisseurs : l’immobilier. Comment préparer sa retraite en investissant dans la pierre ? Voici les différentes méthodes.

Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP)

Cette solution s’adresse aux particuliers et permet de défiscaliser sur de nombreuses années, grâce à l’amortissement. C’est un excellent moyen d’investir sur du long terme pour obtenir un complément de revenu.

Le LMNP fonctionne dans 4 types de produits : les résidences hôtelières, les résidences de tourisme, les EHPAD et les résidences étudiantes. Les deux premiers produits sont soumis à des aléas économiques importants, notamment en ce moment. Pour ce qui est des EHPAD et des résidences étudiantes, les choses sont plus simples puisqu’un gestionnaire s’occupera de tout pour vous. Pensez à prendre les services d’un conseiller en gestion de patrimoine qui pourra vous aiguiller sur le contrat de bail et la fiabilité de votre projet d’investissement.

Bon à savoir :
Certes, vous devrez déclarer les revenus perçus sur votre avis d’imposition, dans les BIC, cependant, la règle d’amortissement comptable s’applique et vous ne serez pas imposable durant un minimum de 15 ans et jusqu’à 30 ans.

Les SCPI

Aussi connues sous leur surnom « Pierre papier », les SCPI vous permettent de vous dégager un revenu complémentaire. Moyennant des frais de gestion, vous n’avez rien à faire, la société de gestion s’occupe de tout pour vous. C’est un investissement immobilier accessible à tous, car les parts ne sont pas très élevées. Elles vous permettent de vous sortir un complément de retraite facile.

L’Investissement en démembrement

Cet investissement de niche est peu connu du grand public Pourtant, il est aussi très intéressant pour épargner en vue de la retraite. Il s’agit d’acquérir temporairement la nue-propriété d’un bien immobilier (les murs). L’usufruit est géré par un bailleur institutionnel qui pourra louer le bien et en retirer des loyers le temps du démembrement. L’idée est donc d’obtenir une décote sur le prix d’achat pouvant parfois aller jusqu’à 40 %.

La durée du démembrement est déterminée à la signature du programme, l’investisseur en prend connaissance au début du contrat. En règle générale, il s’agit d’une quinzaine d’années.

Le point positif est donc de pouvoir devenir propriétaire sans contrainte et à moindre coût. Il y a aussi un gros avantage fiscal puisque sans percevoir de loyer, vous ne payez pas d’impôts non plus. À la fin du démembrement, le bailleur usufruitier s’engage à remettre le logement en état avant de remettre les clés au nu-propriétaire qui pourra en disposer comme il le souhaite :

  • L’utiliser comme résidence principale ;
  • L’utiliser comme résidence secondaire ;
  • Mettre le bien en location dans le but de retirer un complément de retraite.

Le contrat Madelin

Cette solution s’adresse aux travailleurs non salariés et professions libérales. Durant vos années d’exercice, il conviendra d’effectuer des versements réguliers avec un montant minimum imposé dès la souscription. Il sera possible d’augmenter ce montant dans la limite de 15 fois la mise de départ.

Dès le moment de la retraite arrivé, le capital deviendra alors une rente viagère soumise à l’impôt sur le revenu.

Les contrats de type Prefon ou Corem

Ces régimes d’épargne sont uniquement adressés aux fonctionnaires et sont facultatifs. La Préfon est la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique. Elle fonctionne par un système de points permettant de débloquer l’épargne au moment de partir à la retraite. Celle-ci sera disponible sous forme de rente viagère avec une possibilité de sortie en capital d’un maximum de 20 % du montant du contrat.

Bon à savoir :
Le régime fiscal est le même que celui du PERP.

Le Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERI)

Le Plan d’Épargne Retraite Individuel peut être contracté par tous à titre individuel : demandeurs d’emploi, travailleurs non-salariés, salariés, étudiants, etc. Il n’a aucune limite d’âge imposée ou situation professionnelle exigée.

Il peut être contracté sous forme d’un compte-titre ou d’une Assurance Vie. La plupart du temps ces contrats sont commercialisés par une banque ou un organisme de prévoyance. Il est possible de piloter votre PERI vous-même ou de confier sa gestion à des professionnels qui se chargeront de répartir votre épargne sur des actifs.

Les versements sont volontaires ou peuvent aussi provenir de transferts de fonds. Les personnes imposées obtiendront une déduction des cotisations et primes versées sur le revenu brut global. La déduction est calculée en fonction de la formule la plus avantageuse entre 10 % des revenus dans la limite de 32 909 euros sur N-1 ou 4 114 euros si le montant dépasse les 10 % des revenus déclaré sur N-1.

Au moment de la retraite, l’investissement peut être récupéré sous forme de capital ou de rente.

Le rachat de trimestres et de points

Racheter des trimestres ou des points est une excellente méthode pour partir dès 62 ans sans avoir le nombre de trimestres requis afin d’obtenir le taux plein. Cela permet alors d’augmenter la durée d’assurance et de partir à la retraite avec quasiment la même rente qu’en ayant travaillé jusqu’au bout.

Certaines entreprises permettent aux salariés de monétiser leur compte épargne temps pour racheter les trimestres ou les points. S’il n’est pas obligatoire d’en parler avec l’employeur, cela peut parfois s’avérer payant.

Le gros avantage de la manœuvre reste de pouvoir déduire fiscalement ce rachat aux revenus du contribuable et donc d’alléger vos impôts, voire de ne pas en payer.

Il est possible de racheter les trimestres :

  • D’années d’études supérieures si elles ont été réalisées dans des établissements d’études supérieures, écoles techniques supérieures, grandes écoles, prépas et ayant débouché sur l’obtention d’un diplôme
  • Les années incomplètes de cotisations au cours desquelles moins de 4 trimestres ont été validés par le régime de la sécurité sociale.

Le livret d’épargne

Il s’agit du placement numéro 1 des Français. Vous disposez de l’argent sur un livret en toute autonomie. Les versements peuvent être revus à la hausse ou à la baisse en fonction de vos moyens. Le taux est néanmoins très faible, mais cela reste un placement sûr, totalement garanti et disponible du jour au lendemain en cas de besoin.

Le livret d’épargne n’est pas soumis à un âge minimum et n’impose aucun versement régulier, chaque épargnant peut y verser la somme qu’il désire quand bon lui semble. Une tierce personne peut également verser de l’argent sur le livret d’épargne d’un enfant ou de tout autre membre de la famille.