Depuis le 1er février 2025, une nouvelle réforme impacte la fiscalité des véhicules de fonction. Cette évolution vise à encourager l’usage des voitures électriques en rendant les véhicules thermiques plus coûteux pour les entreprises et les salariés. Pour les seniors actifs ou les retraités bénéficiant encore d’un véhicule de fonction, il est essentiel de comprendre ces changements et d’anticiper les impacts financiers.
Voiture de fonction : la nouvelle cible pour forcer le passage à l’électrique, rester en thermique va vous couter cher !

Des hausses de coûts pour les véhicules thermiques
Les voitures thermiques deviennent de plus en plus onéreuses à posséder et à utiliser. Désormais, l’évaluation de l’avantage en nature passe à 15 % du prix d’achat (contre 9 % auparavant) et peut atteindre 20 % si l’employeur prend en charge le carburant. Pour une voiture en location, le coût imputé grimpe à 50 % du montant annuel et peut aller jusqu’à 67 % avec le carburant inclus. Cette hausse se traduit par des charges supplémentaires pour les entreprises et des augmentations d’impôts pour les salariés concernés.
Pourquoi l’électrique devient plus intéressant
En parallèle, les véhicules électriques bénéficient d’un abattement fiscal renforcé de 70 %, plafonné à 4 582 euros par an, contre 50 % auparavant. Cette mesure, en vigueur jusqu’en 2027, permet aux conducteurs de réaliser des économies significatives.
Cependant, seuls les modèles atteignant un score environnemental suffisant bénéficient de cet avantage. Parmi les véhicules éligibles, on retrouve la Renault 4 E-Tech, le Peugeot e-3008 ou encore la BMW i4. À l’inverse, des modèles comme la Tesla Model 3 ou la Dacia Spring ne remplissent pas ces critères et restent plafonnés à 50 % d’abattement.
Autres évolutions fiscales à connaître
En 2024, plusieurs mesures ont été mises en place pour renforcer la transition vers des véhicules plus écologiques :
- Fin de la Taxe sur les Véhicules de Société (TVS), remplacée par des taxes spécifiques sur le CO₂ et les polluants.
- Malus écologique renforcé, avec un abaissement du seuil d’émission à 118 g de CO₂/km et une augmentation du malus maximal à 60 000 €.
- Nouvelle taxe sur les véhicules lourds de plus de 1 800 kg, incitant à choisir des modèles plus légers.
- Réduction progressive des avantages fiscaux pour les hybrides rechargeables à partir de 2025.
Ces changements rendent l’électrique encore plus attractif d’un point de vue financier.

Une recharge facilitée
Un autre avantage pour ceux qui choisissent l’électrique est la simplification de l’installation des bornes de recharge. Jusqu’en 2027, les bornes sur le lieu de travail ne sont pas considérées comme un avantage en nature taxable. Pour celles installées à domicile avec participation de l’employeur, des exonérations fiscales sont prévues jusqu’à 1 565,20 euros.
Un choix stratégique pour les seniors
Avec ces évolutions, opter pour un véhicule électrique devient une solution à la fois économique et pratique. Pour les seniors encore en activité, cela permet de limiter les coûts et d’anticiper l’avenir. Même pour les retraités envisageant un renouvellement de véhicule, l’électrique se positionne comme une option durable et avantageuse.
Les entreprises doivent elles aussi ajuster leur stratégie pour limiter l’impact financier de cette réforme. Dans ce contexte, passer à l’électrique n’est plus une simple alternative, mais une nécessité pour éviter une augmentation des dépenses liées à l’automobile.