Et si vous laissiez tomber Venise ? Cette ville italienne méconnue coûte deux fois moins cher

Oceane V2
Par Oceane B

Et si vous laissiez tomber Venise ? Découvrez Bergame et Trieste, deux joyaux italiens encore épargnés

Venise sature, l’Italie reste vaste

En 2026, visiter Venise n’a jamais été aussi contraignant. Depuis avril, la ville a instauré une taxe d’accès de 5 euros les jours de forte affluence (et non 10 € comme mentionné dans certaines rumeurs médiatiques). L’objectif est de réguler l’afflux journalier, notamment celui des excursionnistes d’un jour. Mais cela illustre surtout un mal plus profond : la surcharge touristique qui nuit à la qualité du séjour.

Dans les ruelles de la Sérénissime, le moindre espresso dépasse souvent 3 €, une simple balade se transforme en slalom humain, et les hébergements affichent complet des mois à l’avance. Résultat : de plus en plus de voyageurs cherchent une alternative. Une Italie plus paisible, plus spontanée. Et ils ont raison.

Deux villes à contre-courant : Bergame et Trieste

Bergame : l’élégance discrète au cœur de la Lombardie

Située à 50 km de Milan, Bergame offre un double visage. Sa partie haute (Città Alta), perchée sur une colline et ceinturée de remparts vénitiens classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2017, plonge les visiteurs dans une ambiance médiévale intacte. Accessible en funiculaire, cette vieille ville se parcourt à pied entre basiliques, petites places et panoramas époustouflants sur la plaine lombarde.

Ici, le coût de la vie reste raisonnable. Un menu complet dans une trattoria locale revient en moyenne à 20 à 25 euros par personne, avec des spécialités comme les Casoncelli alla bergamasca (pâtes farcies de viande), ou la fameuse stracciatella, née ici dans les années 1960. Et contrairement aux grandes villes touristiques, on trouve facilement des chambres d’hôtes dans le centre à moins de 100 € la nuit, même en haute saison.

C’est une destination idéale pour une escapade culturelle, gastronomique ou romantique, sans le tumulte des foules.

Trieste : l’âme mitteleuropéenne au bord de l’Adriatique

À l’autre bout du pays, Trieste cultive un charme unique. Frontalière de la Slovénie, la ville a été pendant des siècles le principal port de l’Empire austro-hongrois, ce qui explique ses façades néoclassiques, ses cafés viennois et son atmosphère singulière, entre Europe centrale et dolce vita.

Ici, on prend le temps : un café au mythique San Marco coûte entre 1 et 1,50 €, les musées comme le Museo Revoltella ou le Castello di Miramare se visitent pour moins de 10 €, et les places comme la Piazza Unità d’Italia, la plus grande d’Europe ouverte sur la mer, vous accueillent pour un spritz au soleil dès la fin d’après-midi.

Trieste est aussi une ville littéraire : James Joyce y a vécu plusieurs années, tout comme Italo Svevo. Pour les amateurs de nature, les falaises de la côte karstique ou les sentiers du sentier Rilke offrent des balades panoramiques faciles d’accès depuis le centre.

Côté hébergement, les prix restent très raisonnables, même en été. On peut encore trouver des hôtels bien notés autour de 80 à 120 € la nuit. Et les vols Ryanair au départ de Paris-Beauvais vers l’aéroport Frioul-Vénétie julienne facilitent les départs courts.

Une Italie plus authentique, moins formatée

Choisir Bergame ou Trieste, ce n’est pas se contenter d’une solution de repli : c’est retrouver l’Italie du quotidien, celle où l’on ne fait pas la queue pour boire un café, où l’on discute facilement avec un commerçant, où l’on peut marcher sans contrainte, entre deux haltes gourmandes.

Ces deux villes permettent un séjour fluide, improvisé, accessible sans voiture, où chaque ruelle raconte une histoire différente. Elles ne sont pas figées dans une carte postale ; elles vivent, elles accueillent. Et surtout, elles offrent un rapport qualité-prix imbattable pour qui veut savourer l’Italie sans subir l’inflation touristique.

En 2026, la tendance est claire : fuir les foules et renouer avec l’essence même du voyage. Bergame et Trieste incarnent cette envie de proximité, de spontanéité et de liberté. Ce ne sont pas des alternatives de secours, ce sont des destinations à part entière, à explorer avant qu’il ne soit trop tard.


Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

Aucun commentaire à «Et si vous laissiez tomber Venise ? Cette ville italienne méconnue coûte deux fois moins cher»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires