Dès le mercredi 12 août 2026, les abonnés d’Apple TV vont replonger dans le Mexico des années 1970, ses commissariats enfumés et ses secrets d’État soigneusement enterrés. Las Azules (titre international : Women in Blue) revient pour une saison 2 diffusée à raison d’un épisode par semaine jusqu’au 30 septembre. Cette série mexicaine, inspirée de faits réels, avait marqué les esprits à l’été 2024 en racontant la création de la première brigade de police féminine du pays.
Cette fois, Fernando Rovzar et Pablo Aramendi haussent le ton : leur intrigue vient gratter une cicatrice de l’histoire mexicaine, le massacre étudiant de 1968. Un choix audacieux, qui transforme ce thriller d’époque en véritable exploration mémorielle.
Un crime qui ressurgit du passé : quand la fiction rouvre les plaies de 1968
Le point de départ de cette saison 2 est aussi simple qu'efficace : la découverte du corps d'une jeune militante étudiante relance une affaire directement liée au massacre des étudiants de 1968, épisode traumatique de l'histoire mexicaine. Une seconde mort, connexe à la première, vient ensuite ébranler le département tout entier. Face à un tueur qui agit dans l'ombre et semble rendre sa propre justice à la police, les Azules deviennent la dernière ligne de défense d'une institution vacillante. La bande-annonce, dévoilée l'été précédent, laissait déjà entrevoir des tensions au commissariat et un système gangrené par la corruption. En ancrant son polar dans une plaie historique bien réelle, la série s'inscrit dans la lignée des grandes fictions d'époque qui utilisent le genre policier pour interroger la mémoire collective, plutôt que de se contenter d'une simple chasse au criminel.
María, Valentina, Gabina et Ángeles : quatre femmes face à un système gangréné
Le quatuor qui avait fait le succès de la première saison est de retour au complet : Bárbara Mori (María), Natalia Téllez (Valentina), Amorita Rasgado (Gabina) et Ximena Sariñana (Ángeles). Le changement le plus notable concerne María, fraîchement promue lieutenant, et désormais tiraillée entre sa loyauté envers l'institution et sa quête de vérité. Un dilemme classique du polar, certes, mais qui prend ici une résonance particulière : dans la saison 1, ces femmes découvraient que leur unité n'avait été créée que comme une opération de communication, destinée à détourner l'attention des médias d'une série de meurtres. Autour d'elles, on retrouve une distribution masculine solide, avec Miguel Rodarte, Leonardo Sbaraglia, Christian Tappan, Horacio García Rojas et Bruno Bichir. Aux commandes, Fernando Rovzar, récompensé aux International Emmy Awards et déjà remarqué pour Monarca, poursuit sa collaboration avec Pablo Aramendi (Tijuana), pour une production toujours assurée par Lemon Studios.
Ce qu'il faut retenir avant de plonger dans la saison 2 de Las Azules
Pour les retardataires, un rappel s'impose. Située en 1971 et inspirée de faits réels, la première saison suivait quatre femmes défiant les normes ultraconservatrices de leur époque pour intégrer la police. Lancée mondialement le 31 juillet 2024 et achevée le 25 septembre de la même année, elle avait été saluée pour son mélange assumé de thriller et de comédie, tout en exposant frontalement les inégalités de genre. C'est cette identité hybride, entre légèreté et gravité, qui distingue la série dans le paysage des productions hispanophones. Concrètement, voici les repères essentiels :
Lancement mondial le 12 août 2026 sur Apple TV ;
Un épisode par semaine, jusqu'au 30 septembre 2026 ;
Le casting principal au complet, María désormais lieutenant ;
Rattraper la première saison avant de se lancer est vivement conseillé : les révélations sur les origines troubles de la brigade éclairent tout l'enjeu de cette suite.
En ressuscitant les fantômes de 1968 à travers le regard de ses quatre héroïnes, Las Azules confirme qu'une série policière peut être bien plus qu'un divertissement estival : un miroir tendu vers un passé que beaucoup préféreraient laisser dormir. À l'heure où les fictions historiques hispanophones gagnent en visibilité sur les plateformes, cette saison 2 pourrait bien s'imposer comme l'un des rendez-vous marquants de la fin de l'été. Et si le meilleur moyen de comprendre l'histoire d'un pays passait, parfois, par ses séries ?
Horlogerie, mode, voyage, gastronomie... Ces thématiques, je pourrais en parler des heures. Enfin presque. En tout cas, j'aime traiter ces sujets et partager avec vous mes bons plans, conseils, dernières trouvailles et coups de coeur !