Dès que les températures remontent, les tiques réapparaissent dans les hautes herbes, les sous-bois, les buissons… et parfois même dans les jardins en ville. Ce parasite discret mais redoutable se fixe sur la peau de votre chien pour se nourrir de son sang. En quelques heures seulement, il peut transmettre des maladies graves, voire mortelles. Fort heureusement, trois gestes simples permettent de réduire considérablement les risques, à condition de les effectuer après chaque sortie en nature.
Les anciens le faisaient à chaque retour de promenade : le réflexe que plus personne n’a et qui évite pourtant les tiques

Une menace invisible mais bien réelle
La morsure de tique est indolore. Le chien ne se plaint pas, ne se gratte pas toujours, et peut rentrer de promenade sans aucun signe visible. Pourtant, derrière ce silence apparent, certaines tiques transmettent des agents pathogènes à l’origine de maladies telles que :
- La piroplasmose, qui détruit les globules rouges et provoque fièvre, urine foncée, abattement.
- La maladie de Lyme, aux symptômes souvent retardés : fatigue, douleurs articulaires, boiterie.
- L’ehrlichiose, qui agit sur les globules blancs et entraîne fièvre, vomissements, amaigrissement.
Dans les cas les plus graves, le pronostic vital est engagé si un traitement vétérinaire n’est pas mis en place rapidement.
Après chaque promenade : trois réflexes à adopter sans faute
Pour protéger efficacement votre chien, certains gestes doivent devenir une habitude, au même titre que lui enlever sa laisse ou lui donner de l’eau.
- Inspectez son pelage attentivement, surtout les zones « chaudes » : derrière les oreilles, sous les aisselles, autour de la queue, entre les coussinets. Faites-le à la main ou avec une brosse à picots souples.
- Retirez immédiatement toute tique visible à l’aide d’un crochet tire-tique. Tournez doucement sans tirer pour éviter de laisser la tête sous la peau. Désinfectez ensuite la zone.
- Vérifiez que son traitement antiparasitaire est à jour. Colliers, pipettes, comprimés… ils doivent être adaptés à la taille de l’animal et renouvelés selon les indications.
Ces gestes sont rapides et peuvent faire toute la différence. Ils sont particulièrement importants entre mars et octobre, avec un pic de vigilance à prévoir au printemps et à l’automne.
Tableau pratique : les bons réflexes contre les tiques
| Action | Quand la faire | Pourquoi c’est indispensable |
|---|---|---|
| Inspection du pelage | Après chaque promenade | Permet de repérer les tiques avant transmission |
| Retrait immédiat avec un tire-tique | Dès qu'une tique est repérée | Limite drastiquement les risques infectieux |
| Renouvellement du traitement antiparasitaire | Tous les mois (selon le produit) | Assure une protection constante sur la durée |
| Surveillance post-morsure | Pendant les 10 jours suivants | Détecte précocement tout symptôme anormal |
Et si la tique est passée inaperçue ?
Malgré toute votre vigilance, il peut arriver qu’une tique soit restée accrochée plus longtemps que prévu. Soyez alors attentif aux moindres changements chez votre chien, notamment :
- Une fatigue anormale, une baisse d’énergie
- Une perte d’appétit, des vomissements
- Une démarche inhabituelle, une boiterie
- Des urines foncées ou troubles
En cas de doute, n’attendez pas pour consulter votre vétérinaire. Une prise de sang permet de poser un diagnostic fiable et de débuter un traitement rapidement si besoin.
Et les chats dans tout ça ?
Les chats ne sont pas épargnés, surtout ceux qui sortent. Les mêmes recommandations s’appliquent : inspection régulière, retrait délicat des tiques, traitement antiparasitaire adapté à leur espèce.