Le bruit d’une tronçonneuse le dimanche n’a pas d’horaires légaux nationaux

Le dimanche à 9 heures, la fendeuse tourne déjà depuis une demi-heure quand le téléphone sonne à la mairie. Il pensait être chez lui, donc en règle.

Par Cécile Ducommun

Il n'existe aucun horaire national pour le bruit de jour : le dimanche à 9 heures, une tronçonneuse n'est ni autorisée ni interdite partout en France. Les arrêtés municipaux ou préfectoraux peuvent fixer des créneaux pour les outils de bricolage ; celui de votre commune doit être lu en premier. Vérifiez-le en mairie ou sur le site de la ville : un bruit répété peut rester anormal même dans un créneau permis, avec une amende pouvant atteindre 450 €.

Existe-t-il un horaire national pour le bruit de jour ?

Non. Au niveau national, la principale plage horaire prévue concerne le tapage nocturne, entre 22 h et 7 h. Passé 7 h, une tronçonneuse ou une fendeuse de bûches n'est donc ni autorisée ni interdite par une règle valable partout en France. Le dimanche n'échappe pas à ce constat : tout dépend de la commune et du département.

Que peuvent fixer les arrêtés locaux le dimanche ?

Des arrêtés municipaux ou préfectoraux peuvent encadrer les horaires des outils de jardinage et de bricolage. Le maire ou le préfet peut donc fixer des créneaux, y compris pour le dimanche, et ces créneaux varient d'un territoire à l'autre. Une plage valable dans une commune peut être fausse dans la voisine.

Le texte qui fait généralement foi est celui de votre mairie ou, à défaut, celui de votre département. Un arrêté préfectoral peut aussi être complété par un arrêté municipal plus strict : c'est le texte de la mairie qu'il faut lire en premier.

Un bruit autorisé peut-il être jugé anormal ?

Oui. Service-public rappelle que la règle n'est pas seulement un horaire : un bruit devient anormal selon son intensité, sa durée, sa répétition et le contexte local. L'origine compte peu ; il peut venir d'une personne, d'un animal ou d'un objet, et les outils de bricolage figurent parmi les exemples cités. Une scie, une fendeuse ou une tronçonneuse relèvent de cette catégorie, même sur votre propre terrain.

La répétition pèse lourd : un bruit émis à une heure permise peut être jugé anormal s'il se répète semaine après semaine. Chaque dimanche à 9 heures peut donc devenir un problème par sa répétition.

La sanction peut atteindre 450 €. Le montant forfaitaire est de 68 €, et il passe à 180 € une fois majoré. Ce sont des plafonds et des barèmes.

Quelles démarches si le bruit persiste le dimanche ?

Le voisin gêné n'est pas censé appeler les policiers en premier. Service-public ordonne les étapes :

  1. Parler au voisin.
  2. Envoyer un courrier simple.
  3. Envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception.
  4. Saisir le conciliateur ou le médiateur.
  5. Aller au tribunal seulement après.

La conciliation ou la médiation est obligatoire avant d'aller en justice. Le courrier doit préciser d'où vient le bruit, en quoi il gêne dans la vie quotidienne et demander qu'il cesse. Notez les dates et les heures de chaque séance : ces relevés serviront si le dossier va plus loin. La lettre recommandée avec accusé de réception laisse une trace datée ; gardez-en une copie avec vos relevés.

Que faire si vous êtes celui qui débite le bois ?

Commencez par lire l'arrêté de votre commune, ou celui de votre département si la mairie n'en a pas pris. Si le texte vous accorde un créneau le dimanche, vous saurez que vous êtes en règle. Même dans les clous, la répétition reste votre point faible : regrouper le travail sur quelques journées plutôt que de l'étaler sur tous les dimanches de l'automne réduit le risque d'être jugé anormal.

Prévenir vos voisins de la date, ou leur proposer un créneau qui les arrange, peut aider. Un mot dans leur boîte aux lettres ne coûte rien.

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Cheffe de rubrique Décoration, Art de vivre et Jardin paysager, j'aime les beaux objets, les parcours inspirants et les aménagements intérieurs comme extérieurs qui ont une âme. Outre ma passion pour l'aménagement intérieur et extérieur, je suis également Cheffe de rubrique Psychologie, domaine pour lequel je nourris une réelle appétence.

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