J’ai mis un couvercle sur ma marmite de soupe : au bout d’un mois, ma plaque consommait un quart de moins, et ce n’était pas le plus gros gain

Un soir de gel, j’ai posé un couvercle sur ma marmite de soupe, sans rien attendre de particulier. Le chiffre que j’ai trouvé ensuite m’a surpris, mais ce n’est pas lui qui m’a le plus marqué.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png
Par L'équipe JDS
À retenir
  • Un couvercle réduit de 25 % l'énergie nécessaire pour faire bouillir l'eau
  • Sur 90 jours, l'économie reste inférieure à 2 euros au tarif réglementé
  • La cuisson plus courte est le gain le plus concret au quotidien

Un quart d'énergie en moins, et une cuisson plus rapide

Poser un couvercle sur la casserole ou la poêle fait consommer 25 % d'énergie en moins pour faire bouillir de l'eau ou cuire un plat, et la cuisson va plus vite. C'est la page de conseils de l'ADEME consacrée à la cuisine qui l'affirme, sans détour. Le quart du titre est donc le chiffre officiel, pas un relevé de compteur maison.

La nuit tombe vers 17 h 40, les premières gelées arrivent et la soupe revient sur le feu.

Une mesure reprise d'une fiche officielle de l'ADEME illustre l'écart. 3 litres d'eau portés à ébullition sur une plaque vitrocéramique demandent 0,4 kWh sans couvercle, contre 0,3 kWh avec. La différence de 0,1 kWh correspond bien au quart annoncé. Elle porte sur de l'eau, et une marmite de légumes devrait s'en approcher, sans qu'aucun chiffre officiel existe pour la soupe.

Ce que cela change sur la facture : environ 2 centimes

Le prix réglementé de l'électricité est de 0,2001 € le kWh depuis le 1er août 2026, en option base 6 kVA. Les 0,1 kWh épargnés représentent donc environ 2 centimes par marmite, un simple ordre de grandeur issu d'un calcul.

Prenez une soupe un jour sur 2 pendant 90 jours : l'économie atteint à peu près 9 kWh, soit moins de 2 euros. Une plaque vitrocéramique consomme en moyenne entre 159 et 200 kWh par an d'après l'ADEME, soit une quarantaine d'euros au tarif réglementé pour le haut de la fourchette. Quant à la cuisson dans son ensemble, elle pèse environ 7,8 % de la consommation électrique d'un foyer.

Ce quart-là n'a donc rien d'un jackpot.

Le gain qui compte davantage

Le plus gros gain ne figure pas sur la facture. Le couvercle raccourcit la cuisson : l'eau bout plus tôt, la soupe démarre plus tôt, et l'on passe moins de temps devant la plaque. Mon avis, pour un soir de gel où l'on rêve surtout de s'asseoir : c'est là que le geste se rentabilise.

Le couvercle ouvre aussi la porte à deux autres réflexes, qui forment ensemble une petite routine de cuisine. Le premier concerne le foyer, le second l'instant où l'on coupe la plaque. Aucun des deux ne demande d'équipement neuf, ni même un euro de dépense.

Le foyer qui épouse la casserole

Regardez le fond de votre marmite, puis le cercle qui chauffe. Si ce cercle dépasse autour de la casserole, une partie de la chaleur part dans la cuisine au lieu de monter dans la soupe. L'ADEME recommande d'utiliser des casseroles adaptées à la taille des plaques.

Aucun pourcentage officiel n'accompagne ce geste, et mieux vaut se méfier des chiffres précis qui circulent à son sujet. Le principe reste simple. Sur une plaque vitrocéramique ou à résistance, l'élément chauffe sur toute sa surface, donc une couronne laissée à découvert chauffe pour rien. Quand une petite casserole tient largement dans un grand cercle, le petit foyer est le bon choix.

Une grande marmite appelle logiquement le grand foyer.

Couper avant la fin, mais pas sur toutes les plaques

Le guide de l'ADEME conseille de couper les plaques électriques un peu avant la fin de la cuisson. La fiche reprise parle de 5 à 10 minutes pour la vitrocéramique et la fonte, qui gardent la chaleur un moment. Le plat finit de cuire sur cette inertie, couvercle posé.

Sur induction, la plaque s'arrête net. La soupe couverte ne conserve alors que sa propre chaleur, et l'on coupe donc à peine avant la fin.

Une confusion circule : le chiffre de 10 % d'électricité gagnée concerne l'extinction du four avant la fin de la cuisson. Il ne s'applique pas à la plaque. Pour celle-ci, la fiche donne seulement une durée, sans aucun pourcentage. Ce rappel vaut aussi pour les vieux chiffres spectaculaires qui traînent encore ici ou là sur la cuisson.

La soupe, du premier bouillon au service

Une fois que la soupe bout, couvercle posé, on baisse le feu jusqu'à un petit frémissement. La chaleur reste dans la marmite, et la vapeur retombe dans le bouillon au lieu de filer vers la hotte.

En pratique, la marmite démarre sur le foyer de son diamètre, couvercle posé dès le début. À l'ébullition, on réduit le feu. Sur vitrocéramique ou fonte, on coupe 5 à 10 minutes avant la fin, et sur induction à peine avant.

Gardez une nuance sur les chiffres. La mesure de 0,4 contre 0,3 kWh vaut pour 3 litres d'eau sur une plaque vitrocéramique, et le gain d'environ 2 centimes en découle par un simple calcul au tarif réglementé. Une soupe qui mijote longtemps, sur une autre plaque, donnera un écart différent.

Si vous changez un jour de plaque, l'ADEME estime que l'induction consomme 20 % d'énergie en moins qu'une vitrocéramique. Les trois gestes s'y appliquent aussi, avec cette réserve : l'arrêt anticipé y devient presque symbolique.

👉 Un petit geste pour Journal des seniors ? Suivez-nous sur Google, ajoutez-nous à vos favoris et retrouvez-nous sur Google Actualités pour ne manquer aucun de nos articles.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png

Toute l'équipe de rédaction Journal des Seniors vous guide à travers ce sujet qui nous concerne tous : la retraite. Comment l'anticiper, la préparer, et comprendre tous les rouages et informations pratiques pour une retraite paisible.

Aucun commentaire à «J’ai mis un couvercle sur ma marmite de soupe : au bout d’un mois, ma plaque consommait un quart de moins, et ce n’était pas le plus gros gain»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires