Ce vieux bidon de désherbant au fond du garage ne peut plus être vidé sur l’allée depuis 2019 : les pesticides chimiques sont interdits aux particuliers. La loi Labbé encadre strictement ce que les jardiniers amateurs peuvent employer, et impose de rapporter les produits non utilisés en déchetterie. Des alternatives naturelles existent pour entretenir son jardin.
Rapportez votre vieux désherbant interdit fermé en déchetterie

Un vieux bidon de désherbant entamé ne se vide pas sur l'allée ni dans le caniveau : depuis le 1er janvier 2019, les particuliers ne peuvent plus acheter ni utiliser de pesticides chimiques de synthèse. Il se rapporte fermé en déchetterie ou lors d'une collecte Éco-DDS, et ses emballages vides suivent la même route.
Depuis quand les désherbants chimiques sont-ils interdits aux particuliers ?
Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers ne peuvent plus acheter ni utiliser de pesticides chimiques de synthèse. Un vieux désherbant retrouvé au fond du garage a donc de fortes chances d'entrer dans cette catégorie.
Le texte de référence est la loi Labbé, à l'article L253-7 du Code rural. Il encadre ce que les jardiniers amateurs peuvent acheter et employer chez eux, et concerne quiconque traite sa propre cour sans en faire son métier.
L'échéance avait d'abord été fixée plus tard : la loi de 2014 visait le 1er janvier 2022, et la loi de transition énergétique du 17 août 2015 l'a rapprochée de trois ans.
Peut-on finir un bidon acheté avant l'interdiction ?
Non. L'interdiction ne porte pas seulement sur l'achat : elle vise aussi l'utilisation. Un produit acheté en toute légalité avant 2019 ne peut plus être employé aujourd'hui, même s'il reste à moitié plein et que l'étiquette est passée.
Le vider sur l'allée ne l'élimine pas, cela le déplace.
Quels produits reste-t-il pour le jardin ?
Le ministère de l'Agriculture détaille la règle dans sa page « Jardiner avec des produits d'origine naturelle ». Trois familles restent autorisées pour les jardiniers amateurs :
- les produits de biocontrôle ;
- les produits à faible risque ;
- les produits dont l'usage est permis en agriculture biologique.
La frontière passe par la nature du produit, pas par la taille du jardin. Ces produits ne s'emploient pas comme l'ancien désherbant : on les achète au besoin, on lit l'étiquette avant chaque passage et on renonce à la réserve censée durer trois saisons. Un produit d'origine naturelle n'est pas anodin pour autant : il se dose comme les autres.
Où rapporter le vieux bidon et ses emballages ?
Les produits non utilisés et leurs emballages se rapportent en déchetterie, ou lors des collectes de déchets chimiques des ménages organisées par l'éco-organisme Éco-DDS (déchets diffus spécifiques). Le bidon vide ou presque n'échappe pas à la règle : l'emballage compte autant que le contenu.
- Refermer le bidon avec soin, sans le transvaser.
- Le déposer tel quel en déchetterie ou sur une collecte Éco-DDS.
- Grouper le voyage avec les pots de peinture, solvants ou aérosols qui dorment à côté : ils relèvent de la même famille de déchets.
- Vérifier auprès de la déchetterie du coin ce qu'elle accepte.
Le site d'Éco-DDS reste le bon point de départ pour repérer le lieu de dépôt le plus proche. Ni la cour ni le caniveau ne figurent parmi les destinations prévues.
Comment refaire l'allée sans désherbant ?
Une binette ou un grattoir à joints, et un après-midi sec, suffisent souvent à remettre l'allée en état avant l'hiver. Pour qui tient à un produit, la gamme autorisée existe : biocontrôle, faible risque, agriculture biologique. On vérifie la mention sur l'étiquette et on respecte le mode d'emploi.
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Sources : agriculture.gouv.fr | entre-vignes.fr | recy.net
