Une cigarette électronique oubliée en soute suffit à déclencher un protocole de sécurité complet à l’aéroport. Les batteries lithium présentent un risque d’incendie indétectable en soute, d’où l’interdiction stricte de l’IATA. Voici pourquoi cette règle ne tolère aucune exception.
La cigarette électronique en soute est interdite, gardez-la en cabine

Une vapoteuse ne doit pas être mise dans un bagage enregistré : elle voyage en cabine, avec vous, et reste éteinte pendant le vol. Cette règle vise les batteries lithium-ion, dont un incendie ne peut pas être surveillé en soute. En cabine, la limite courante est de 100 Wh par batterie, avec accord de la compagnie entre 100 et 160 Wh.
La cigarette électronique est-elle interdite en soute ?
Oui. Une cigarette électronique ne doit pas être placée dans un bagage enregistré. La règle concerne les appareils à batterie lithium-ion, car une vapoteuse voyage alors hors de portée de l'équipage et des passagers. Elle doit donc être gardée en cabine, dans le bagage à main ou sur soi.
La même logique s'applique aux batteries externes et aux batteries de rechange, qui doivent elles aussi voyager en cabine. La consigne est présentée comme une règle de sécurité, pas comme une simple recommandation.
Pourquoi les vapoteuses sont-elles interdites en soute ?
Une batterie lithium-ion peut subir un emballement thermique : elle surchauffe, gonfle et peut s'enflammer. En soute, personne ne surveille les bagages. Un choc, un court-circuit ou un défaut de fabrication peut donc passer inaperçu trop longtemps.
En cabine, le risque peut être vu, senti et traité par un équipage formé. C'est cette différence de surveillance qui justifie de garder les cigarettes électroniques et les batteries au lithium avec les voyageurs, plutôt que dans la soute.
Quelles limites de watts-heures faut-il connaître ?
La norme internationale fixe généralement une limite de 100 Wh par unité pour une acceptation sans condition en cabine. Entre 100 et 160 Wh, l'accord préalable de la compagnie aérienne est nécessaire. Au-delà de 160 Wh, le transport est interdit dans les avions de ligne.
- Jusqu'à 100 Wh : acceptation sans condition en cabine selon la norme générale.
- De 100 à 160 Wh : accord préalable de la compagnie nécessaire.
- Plus de 160 Wh : transport interdit.
Une cigarette électronique classique reste très en dessous de ces seuils. Son interdiction en soute tient surtout au fait qu'elle voyage seule, sans surveillance, et non à sa puissance.
Que se passe-t-il si la vapoteuse est repérée en soute ?
Les valises enregistrées passent par des scanners avant d'être chargées. Quand un appareil électronique est repéré, une alerte est déclenchée. La valise peut être isolée, puis renvoyée au comptoir pour être ouverte.
- La batterie est détectée au scanner du bagage en soute.
- La valise est ouverte et l'objet retiré.
- Le passager est informé à l'arrivée, ou parfois avant le décollage si le vol n'a pas encore quitté le tarmac.
- La vapoteuse est retirée du bagage.
L'ouverture d'un bagage de soute peut se faire en présence du passager ou, sous conditions, sans lui. Un passager peut donc être rappelé au comptoir, sa valise déjà étiquetée, pour assister à l'ouverture.
Comment transporter sa cigarette électronique et ses batteries en avion ?
La solution est de ne jamais glisser sa vapoteuse dans la valise enregistrée, même au dernier moment. Elle doit voyager en cabine, dans le bagage à main ou sur soi. L'appareil doit rester éteint pendant tout le vol, et son usage ou sa recharge à bord sont proscrits.
- Garder la cigarette électronique en cabine, jamais en soute.
- La maintenir éteinte durant le vol.
- Ne pas l'utiliser ni la recharger à bord.
- La placer dans un étui rigide ou un boîtier isolant pour limiter les risques d'activation accidentelle.
- Protéger individuellement les batteries de rechange contre les courts-circuits, dans un sac plastique ou un étui dédié.
Les batteries externes, les batteries de drone et les batteries d'appareil photo suivent la même règle : elles voyagent en bagage cabine, jamais en soute. Avant le départ, il faut aussi vérifier les restrictions du pays de destination, car certains pays interdisent la cigarette électronique sur leur territoire, y compris en cabine.
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Sources : levapoteur-discount.fr | klm.fr
