J’ai eu la chance de passer plusieurs jours à Boston en septembre 2025. Une ville accessible, qu’on parcourt à pied, où chaque pas raconte une histoire. À l’heure où la saison estivale 2026 s’annonce particulièrement riche, je voulais vous partager ce que j’en retiens — et vous donner quelques raisons de plus de l’inscrire à votre liste cette année.
Pour ceux qui veulent le détail complet jour par jour de mon séjour, je l’ai raconté ici : Notre séjour à Boston, ville fondatrice des États-Unis.
Une ville qu’on découvre vraiment à pied
Boston est l’une des villes américaines les plus accessibles que je connaisse. Le centre se traverse sans difficulté à pied, les distances entre les quartiers historiques (Back Bay, Beacon Hill, North End) sont raisonnables, et la marche reste l’un des meilleurs moyens de prendre le pouls de la cité.
J’avais choisi comme base le quartier de Back Bay, élégant, calme, bordé d’arbres, avec ses larges avenues victoriennes. À deux pas, Newbury Street concentre les boutiques, librairies et cafés. Pour qui aime flâner sans se presser, c’est exactement le bon point d’ancrage.
Le Freedom Trail, ce parcours rouge tracé au sol, relie sur quelques kilomètres les principaux sites historiques de la ville. C’est sans doute la meilleure introduction à Boston pour comprendre comment la Révolution américaine a démarré ici.
Trois rendez-vous qui rendent l’été 2026 exceptionnel

L’année 2026 marque les 250 ans de l’Indépendance des États-Unis, et Boston a prévu un programme particulièrement dense. Trois rendez-vous se détachent.
Le FIFA Fan Festival, du 12 au 27 juin 2026. Pendant seize jours, le City Hall Plaza se transforme en village mondial du football. Retransmissions de matchs, animations, concerts, restauration. L’accès est gratuit avec inscription préalable. Pour les amateurs de football, le 26 juin à 15 h locales marquera le match des Bleus contre la Norvège au Boston Stadium.
Boston Harborfest, du 2 au 4 juillet. La fête nationale américaine se vit ici à l’endroit même où l’histoire du pays a commencé. Concerts gratuits, animations familiales, personnages historiques en uniformes, reconstitutions sur le front de mer entre Downtown Crossing, Christopher Columbus Waterfront Park et Long Wharf. Le grand moment : un feu d’artifice tiré le 2 juillet à 21 h 15 au large de Long Wharf, puis le célèbre Boston Pops Fireworks Spectacular le 4 juillet sur la Charles River Esplanade — un concert en plein air suivi du feu d’artifice de l’Indépendance.
Sail Boston, du 11 au 16 juillet. Une armada de grands voiliers venus du monde entier entrera dans le port pour célébrer ces 250 ans. La grande parade des voiliers aura lieu le 11 juillet de 9 h à 16 h, suivie de visites de navires gratuites les 12-15 juillet. Deux feux d’artifice supplémentaires sont programmés les 11 et 15 juillet. Pour les amateurs de mer et d’histoire maritime, c’est l’occasion qu’on n’aura pas avant longtemps.
Les expériences à vivre absolument
Au-delà du programme événementiel, voici ce qui m’a personnellement marqué et que je recommande sans hésiter pour qui découvre Boston.
Prendre de la hauteur à View Boston. Cette plateforme d’observation située au sommet de la Prudential Tower offre un panorama à 360° sur la ville. C’est l’arrêt à faire en début de séjour pour comprendre la géographie de Boston : la coupole dorée du Capitole, la Charles River qui sépare la ville de Cambridge, le Financial District.
Visiter le musée Isabella Stewart Gardner. Un palais vénitien transposé à Boston, avec un jardin intérieur magnifique et une collection éclectique qui mêle Renaissance, art asiatique et œuvres contemporaines. Très différent des musées classiques, et l’atmosphère y est apaisante.
Marcher dans Beacon Hill. Ce quartier aux ruelles pavées et maisons en briques est peut-être le plus charmant de Boston. Il abrite aussi une histoire essentielle : celle de la communauté afro-américaine libre du XIXᵉ siècle et de son rôle dans le mouvement abolitionniste. Quelques visites guidées permettent de découvrir cette mémoire moins connue.
Assister à un match des Red Sox au Fenway Park. Le stade, inauguré en 1912, est un monument à lui seul. L’atmosphère est électrique mais familiale : supporters en maillot, hot-dogs à la main, hymne national entonné en chœur. Même si je n’ai vu qu’une partie écourtée par la pluie, le souvenir reste fort.
Pagayer sur la Charles River. Cela peut surprendre, mais on peut louer un kayak ou un canoë et glisser sur la rivière au cœur de la ville. Le dôme du MIT en toile de fond, les gratte-ciel de Back Bay sur l’autre rive. Accessible à tous, et une perspective qu’on n’attend pas dans une métropole.
Voir Harvard de ses propres yeux. Une promenade dans Harvard Yard, le cœur historique du campus, devant la fameuse statue de John Harvard. Une visite avec un guide francophone (il en existe) permet de bien comprendre la portée de l’institution. Pour beaucoup de Français, c’est l’un de ces lieux dont on a entendu parler toute sa vie sans jamais l’avoir vu.
Quelques bonnes adresses dans le North End
Le North End, c’est la « Little Italy » de Boston. C’est aussi le plus ancien quartier de la ville, marqué par l’immigration italienne. On s’y perd avec plaisir entre les églises historiques, les petites trattorias et les pâtisseries. Trois arrêts à ne pas manquer :
- Mike’s Pastry, institution locale pour les cannoli (rangée parmi les meilleurs de la côte est).
- Caffè Vittoria, le plus ancien café italien de Boston, pour un expresso en terrasse.
- Time Out Market dans le quartier de Fenway, un food hall installé dans une ancienne usine, qui rassemble une vingtaine de chefs bostoniens — j’y avais goûté un Lobster Roll et un superbe plateau de barbecue.
Et pour les classiques de Nouvelle-Angleterre, l’enseigne Legal Sea Foods propose cet été un happy hour quotidien de 15 h à 18 h, avec huîtres à 1 $ et palourdes à 50 cents. Une façon simple de déguster sans se ruiner.
En pratique, pour préparer votre séjour
Le vol. Delta Air Lines propose un vol direct quotidien entre Paris-Charles de Gaulle et l’aéroport international Logan de Boston. Comptez un peu plus de 7 heures. L’aéroport est situé à seulement quelques kilomètres du centre — vous êtes à Back Bay en 15-20 minutes en taxi.
J’avais choisi la cabine Delta Premium Select à bord d’un Airbus A330-900neo. Une cabine intermédiaire entre l’économie et la business, intimiste (28 sièges en 2-3-2), avec un repose-mollets, une inclinaison confortable et un vrai service en cabine (vraie vaisselle, kit de confort). À l’arrivée comme au départ, le Delta Sky Club du Terminal E inauguré en 2023 offre près de 2 000 m² avec deux bars, des douches et une vue sur le port — l’occasion d’attaquer le voyage reposé.
Où dormir. Le quartier de Back Bay est idéal pour une première visite : central, calme, à pied de tout. L’Hotel AKA Back Bay, où j’avais séjourné, est un ancien siège de la police de Boston transformé en hôtel design par le cabinet new-yorkais Selldorf Architects — un beau mélange d’héritage et de modernité.
Quand y aller. L’été est évidemment le moment des grandes célébrations (FIFA, Harborfest, Sail Boston), mais l’automne reste sans doute la plus belle saison à Boston : les couleurs du Boston Common et du Public Garden, les reflets le long de la Charles River, et tout l’esprit de la Nouvelle-Angleterre.
Pour préparer. L’office de tourisme tient à jour un site complet en français (meetboston.com), et le programme exact des trois rendez-vous estivaux 2026 est consultable sur les sites officiels du FIFA Fan Festival, du Boston Harborfest et de Sail Boston.
