L’annonce d’une possible baisse des remboursements a semé le doute chez les curistes qui préparent déjà leur séjour thermal du printemps. Pourtant, au début de novembre 2026, aucune réforme pour 2027 n’est actée : une cure prescrite de 18 jours reste prise en charge aux taux habituels : 65 % pour les soins thermaux et 70 % pour la surveillance médicale. Le conseil de la kinésithérapeute était donc avisé : mieux vaut poursuivre les démarches plutôt que défaire ses réservations dans la précipitation.
- Début novembre 2026, aucune baisse de remboursement n’est actée pour 2027.
- Une cure de 18 jours reste remboursée aux taux de base : 65 % pour les soins et 70 % pour la surveillance médicale.
- Il faut poursuivre les démarches auprès de l’Assurance maladie et vérifier les garanties de sa mutuelle.
Ce que prévoit réellement le projet de baisse des remboursements en 2027
Le gouvernement a proposé de réduire la part des cures thermales payée par l’Assurance maladie, avec un transfert de dépenses vers les complémentaires santé. La mesure figure dans les annexes du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027, mais une proposition n’est pas encore une règle applicable. Le conseil de l’Assurance maladie a d’ailleurs rejeté le texte lors d’un vote consultatif, tandis qu’un projet comparable présenté l’année précédente n’avait pas abouti.
Si cette orientation était confirmée, son application passerait par un décret, sans vote législatif. Les modalités concrètes restent donc à connaître. Annuler dès maintenant reviendrait un peu à quitter une gare avant l’affichage du quai : la destination est annoncée, mais le trajet définitif ne l’est pas.
Pourquoi une cure thermale prescrite de 18 jours reste remboursée à 65 % actuellement
La règle en vigueur demeure claire : l’Assurance maladie rembourse les soins du forfait thermal à 65 % et la surveillance médicale à 70 % du tarif conventionnel (avec une couverture à 100 % en cas d’affection de longue durée exonérante). La cure doit avoir été prescrite par un médecin (généraliste traitant ou spécialiste), correspondre à une affection admise et se dérouler dans un établissement agréé et conventionné. La station est choisie par le praticien selon l’affection à traiter, notamment en rhumatologie, dermatologie, neurologie, phlébologie ou pour les voies respiratoires.
Les 18 jours correspondent à des jours de traitements effectifs, condition nécessaire pour obtenir le remboursement complet prévu. Une cure interrompue pour une raison médicale ou un cas de force majeure peut toutefois être prise en charge au prorata des jours réalisés. Ce cadre actuel ne disparaît pas sur la seule foi d’une annonce concernant l’année suivante.
Les démarches à effectuer sans annuler prématurément sa cure de printemps
Le premier réflexe consiste à conserver le rendez-vous médical pour faire remplir le formulaire Cerfa de demande de prise en charge. Le patient l'adresse ensuite à sa caisse d’Assurance maladie avant le départ. La prise en charge médicale des soins est accordée sans condition de ressources. Le volet de déclaration de ressources et les justificatifs fiscaux ne doivent être complétés que si le curiste sollicite la participation aux frais de transport et d’hébergement, soumise à des plafonds stricts de revenus.
Un contrôle auprès de la mutuelle permet parallèlement de préparer le budget sans céder à la panique. Trois éléments méritent d’être vérifiés dans le contrat ou auprès du service concerné : l’existence d’une garantie liée à la cure thermale, le niveau de couverture indiqué et les conditions prévues pour en bénéficier. Ces renseignements sont d’autant plus utiles que le scénario envisagé pour 2027 ferait supporter une part accrue des dépenses aux complémentaires.
Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire bénéficient d’une dispense totale d’avance de frais (tiers payant intégral) et d’une prise en charge à 100 % : aucun complément tarifaire ne peut leur être facturé dans les établissements thermaux conventionnés. Une nuance concrète à intégrer au dossier avant toute réservation définitive, sans confondre un projet de réforme avec la règle encore en vigueur.
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