Née dans les années 1960, cette marque oubliée revient avec sa montre la plus lumineuse
Voilà un retour qui pourrait bien toucher une corde sensible chez celles et ceux qui ont connu la marque à ses débuts. Electra refait effectivement parler d’elle depuis peu et dévoile une nouvelle Dare-Devil Diver très séduisante.
Relancée par une équipe de passionnés d’horlogerie française, elle continue de faire vivre son héritage franco-suisse sans tomber dans la simple reproduction du passé. Cette fois, l’attention se porte sur une version “Electrum”, pensée autour d’un cadran très travaillé et d’une exécution plus raffinée.
Electra, un carton dans les années 1960 et puis... plus rien !
Dans un paysage où plusieurs marques disparues ont récemment fait leur retour (Vulcain, Nivada, Universal Genève...), Electra se distingue par une histoire courte mais marquante. Née à la fin des années 1960 d’une collaboration entre horlogers français et suisses, elle s’était fait une place avec des montres accessibles, fiables et au style moderne, avec près de 300 000 pièces qui auraient été vendues dès 1969.
La suite a été plus brutale : la crise du quartz au tournant des années 1970 a balayé une partie de l’horlogerie mécanique, et Electra disparaît en 1971. Aujourd’hui relancée, la marque revendique une ligne claire : réinterpréter l’esprit des créations d’époque avec des codes contemporains, comme elle l’avait déjà montré avec une première Dare-Devil Diver inspirée des skin divers des années 1960, puis avec un chrono méca-quartz plus coloré.
Un cadran "électrum" pour une montre qui joue sur la lumière
La Dare-Devil Diver Electrum doit son caractère à son cadran guilloché, baptisé “Soleil Souverain”, et surtout à son plaquage électrum. L’électrum est un alliage naturel composé principalement d’or et d’argent, utilisé dès l’Antiquité pour des monnaies, des objets précieux et des ornements royaux ; son nom vient du grec elektron, “brillant”, terme à l’origine du mot “électricité”. Sur la montre, cette référence se traduit par des reflets qui varient entre l’or pâle et l’argent, renforcés par un motif rayonnant. Les index appliqués et les chiffres à 3, 6, 9 et 12 heures complètent cette identité volontairement rétro, sans que le résultat paraisse figé dans le passé.
Le reste de la fiche technique reste fidèle à l’ADN de la collection : boîtier en acier inoxydable de 38 mm (10,95 mm d’épaisseur), lunette unidirectionnelle, fond vissé, verre saphir double dôme et étanchéité annoncée à 200 mètres (20 ATM). A l’intérieur, Electra utilise un mouvement automatique suisse Soprod P024, donné pour 38 heures de réserve de marche, réglé et contrôlé en France par la manufacture Pequignet à Morteau. La montre est proposée avec un bracelet acier “grain de riz” ou, en alternative, un bracelet en caoutchouc FKM.
L’édition est limitée à 150 exemplaires numérotés, avec un prix de 890 € sur bracelet FKM et 990 € sur bracelet acier.
Automobiles ou horlogères, j'aime les belles mécaniques et tout ce qui s'y rapporte. Les voitures et les montres, c'est mon quotidien pour le Journal des Seniors !