Le Star Trek de votre jeunesse est de retour… et sa saison 4 le prouve !
Pour beaucoup de spectateurs qui ont découvert Star Trek « jadis », l’Enterprise incarnait avant tout la curiosité et l’élan collectif. En revanche, l’actualité récente de la franchise a pu laisser une impression nettement plus contrastée.
Certaines nouvelles propositions ont divisé, et Starfleet Academy n’a pas trouvé son public, au point de ne pas aller au-delà d’une saison 2. Dans ce paysage mouvant, Strange New Worlds revient sur Paramount+ avec une quatrième saison présentée comme l’avant-dernière, et elle continue de parler à celles et ceux qui aiment l’esprit d’aventure de la saga tout en acceptant une mise en scène plus contemporaine.
Strange New Worlds, une vraie madeleine pour les fans de longue date
Strange New Worlds est souvent citée comme l’une des séries Star Trek les plus appréciées de ces dernières années, précisément parce qu’elle réussit à faire le pont entre héritage et modernité. Là où Discovery a pu dérouter avec une narration très feuilletonnante, et où Picard s’appuyait largement sur la nostalgie, cette série revient à une formule qui rappelle les premières explorations : des missions qui peuvent se vivre épisode par épisode, des personnages rapidement attachants, et une vraie place laissée à l’inconnu.
Ce choix, plus équilibré, redonne au voyage spatial ce qu’il a de rassurant et stimulant à la fois : l’idée qu’une équipe avance ensemble, avec un optimisme typiquement Star Trek, sans réduire l’aventure à une simple succession de combats.
Un équipage marqué par la saison 3, entre hommage et drame
La saison 3 a particulièrement travaillé ce mélange de tradition et d’expérimentation. Ses dix épisodes ont bouclé l’arc lié à la menace des Gorns, tout en renouant avec l’identité de la franchise à travers des missions indépendantes, des changements de ton assumés et plusieurs clins d’œil à la série originale. On y a vu, entre autres, un épisode centré sur l’holodeck, une intrigue autour d’un mariage, ainsi qu’une confrontation avec des Klingons décrits comme particulièrement inquiétants.
En parallèle, le récit s’est rapproché du canon en accordant plus d’espace à James T. Kirk et au jeune Montgomery Scott, appelés à compter dans la chronologie de l’Enterprise. Mais le point de bascule se situe dans le final : Christopher Pike y traverse un drame personnel majeur après le sacrifice de Marie Batel, qui permet de neutraliser la menace des Vezda, des entités parasitaires extradimensionnelles. De quoi bouleverser le capitaine, tout en raffermissant sa volonté de poursuivre sa mission au sein de Starfleet.
Saison 4 sur Paramount+ : une nouvelle mission avant la route vers la fin
La saison 4 est disponible sur Paramount+ à partir du 23 juillet et comptera, comme la précédente, dix épisodes diffusés chaque semaine jusqu’au 24 septembre. Le casting principal reste identique : Anson Mount, Rebecca Romijn, Ethan Peck, Jess Bush, Christina Chong, Celia Rose Gooding, Melissa Navia, Babs Olusanmokun et Martin Quinn, avec le retour également de Carol Kane et Paul Wesley. D’après les premières informations communiquées, l’Enterprise repart pour une série d’expéditions à travers d’« étranges nouveaux mondes », en alternant aventures spatiales et tensions plus intimes.
L’équipage devra composer avec ses propres démons, croiser de nouveaux alliés, retrouver des visages familiers et affronter plusieurs espèces extraterrestres inédites, sans perdre le ton optimiste propre à Star Trek. Paramount+ semble aussi vouloir préserver une place importante à l’émotion, en restant fidèle à l’ADN de la série : action, humour, exploration scientifique et réflexion humaniste, plutôt qu’une narration uniquement centrée sur les batailles. Cette salve d’épisodes a, enfin, une résonance particulière, puisque la plateforme a déjà annoncé que Strange New Worlds s’arrêtera au terme d’une cinquième saison, dans une période d’incertitude autour de la franchise, sur fond de restructuration chez Paramount après son rapprochement avec Skydance.
Malgré des rumeurs autour d’un spin-off consacré au James T. Kirk interprété par Paul Wesley, rien n’a été officialisé à ce stade.
Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !