À 56 ans, j’ai arrêté les soldes pour toujours : ce que j’ai économisé en 6 mois m’a payé un week-end à Rome

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Par Rozenn B.

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Ouvrir son armoire et n'avoir « rien à se mettre » alors qu'elle déborde de vêtements, c'est un paradoxe que beaucoup de femmes connaissent bien. À force d'accumuler les bonnes affaires dénichées pendant les périodes de soldes, on finit par se retrouver avec des piles de pièces à peine portées, encore parfois étiquetées. C'est ce constat, un brin agaçant, qui a poussé une quinquagénaire à tenter une expérience radicale : bouder les soldes pendant une année entière. Ce qu'elle en a retiré dépasse largement le simple gain financier.

Le déclic devant une armoire pleine à craquer

Tout a commencé un matin d'été, penderie grande ouverte. Des robes jamais sorties de leur cintre, des chemisiers achetés en double parce qu'ils étaient à -50 %, des chaussures un peu trop serrées mais tellement bien remisées qu'il aurait été « dommage » de les laisser en rayon. Le déclic est venu de ce constat simple : la majorité de ces pièces n'avaient jamais rien apporté à la garde-robe, sinon un sentiment de culpabilité diffuse. Les soldes, censées être une aubaine, avaient transformé chaque saison en course effrénée aux étiquettes rouges, souvent sans réel besoin derrière l'achat.

Résister à la tentation des étiquettes rouges

Passer une année sans céder aux soldes demande une petite gymnastique mentale. La première règle consiste à éviter les vitrines pendant les périodes chaudes, celles d'hiver comme celles d'été. Se désabonner des newsletters des enseignes préférées aide aussi à couper court aux notifications qui rappellent en boucle qu'un pull vient de baisser de trente euros. À la place, on apprend à composer avec ce que l'on possède déjà : marier une veste oubliée avec un jean droit, ressortir un foulard en soie relégué au fond d'un tiroir, réparer une paire de bottines plutôt qu'en acheter des neuves. Les accessoires deviennent des alliés précieux pour renouveler une tenue sans passer par la case caisse. Et quand une envie d'achat survient, la règle des 48 heures fait merveille : si le désir passe, c'est qu'il n'était pas nécessaire.

300 euros plus tard, direction la Ville éternelle

Au bout de douze mois, le calcul a de quoi surprendre. En additionnant les sommes qui auraient été dépensées lors des soldes d'hiver, d'été et des ventes privées en tout genre, la cagnotte atteint environ 300 euros. De quoi s'offrir un billet d'avion pour Rome, deux nuits dans un petit hôtel du Trastevere et de longues balades entre le Colisée et la piazza Navona, un cornetto à la main. L'expérience romaine, avec ses ruelles pavées et ses trattorias, laisse un souvenir autrement plus vivace qu'un chemisier acheté à la va-vite. Le luxe change de camp : il ne se mesure plus au nombre d'articles rapportés dans un sac en papier kraft, mais au temps passé à flâner devant la fontaine de Trevi.

Alléger sa garde-robe pour remplir ses souvenirs, voilà une équation qui mérite d'être méditée. À l'heure où la mode file plus vite que jamais, et si le vrai bon plan consistait justement à s'en tenir à distance ? La question mérite d'être posée avant la prochaine vague d'étiquettes rouges.

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Dingue de fringues, je ne me cantonne pas pour autant aux nouvelles tendances : la mode est pour moi un renouvellement permanent, qui laisse place à la créativité et à la réutilisation : les friperies sont mes terrains de jeu préférés, lieux où je trouve mes meilleures pièces (à condition de connaître les bonnes astuces). Voici mes secrets pour vous sentir bien dans vos vêtements, quelle que soit votre morphologie, votre âge, la saison ou la tendance.

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