La gendarmerie et la police proposent une surveillance gratuite de votre domicile pendant vos absences : l’Opération Tranquillité Vacances. Ce service méconnu fonctionne toute l’année, y compris à la Toussaint, et ne demande qu’une simple inscription en ligne ou au guichet, sans clés à confier ni abonnement à payer.
« Personne ne m’avait prévenu » : partir à la Toussaint sans le dire à la gendarmerie, alors que la surveillance de la maison est gratuite

- L'Opération Tranquillité Vacances organise des patrouilles gratuites aux abords de votre maison pendant vos absences
- L'inscription se fait en ligne via FranceConnect ou au commissariat, jusqu'à 45 jours avant le départ
- Les patrouilles vérifient l'extérieur du domicile et vous contactent seulement si quelque chose paraît suspect
Une surveillance gratuite, que presque personne ne réclame
Oui, la police ou la gendarmerie peut surveiller votre maison pendant que vous êtes chez vos enfants ou en voyage, sans que vous payiez quoi que ce soit. Le dispositif s'appelle l'Opération Tranquillité Vacances, ou OTV. Selon service-public.gouv.fr, il consiste à organiser des patrouilles aux abords du domicile pendant votre absence.
Le service est gratuit.
Si vous ne le connaissiez pas, vous n'êtes pas en faute. Personne ne vous le rappelle quand vous bouclez la valise pour la Toussaint, et la plupart des gens pensent que ce dispositif est réservé aux grandes vacances d'été. La démarche reste pourtant ouverte tout au long de l'année, et une semaine de maison fermée fin octobre ou début novembre entre dans le cadre.
Ce que font les patrouilles, et ce qu'elles ne font pas
Les patrouilles passent aux abords de votre domicile. Elles regardent ce qui se voit de l'extérieur, c'est-à-dire un portail forcé, une porte entrouverte ou une vitre brisée. Vous n'avez donc pas à confier de clés à qui que ce soit.
Le principe de contact mérite d'être connu avant le départ. On ne vous appelle que si la patrouille constate quelque chose de suspect. Un téléphone silencieux pendant votre séjour est donc bon signe, même si la tentation d'y voir un oubli est grande.
Ce n'est pas un gardiennage permanent.
Le dispositif organise des passages, pas une présence continue devant chez vous. Il s'ajoute aux précautions habituelles sans les remplacer, et c'est précisément ce qui le rend utile : il ne vous demande aucun matériel, aucun abonnement et très peu de temps.
S'inscrire en ligne ou à la brigade
Deux voies existent. La première passe par internet : depuis le 20 juin 2022, la démarche est entièrement dématérialisée, et le service en ligne s'ouvre avec un compte FranceConnect. Vous indiquez le code postal du logement et vos dates d'absence, et votre demande est adressée automatiquement au service de police ou de gendarmerie compétent pour votre commune.
La seconde voie reste le guichet. Vous pouvez vous rendre au commissariat ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez, avec une pièce d'identité et un justificatif de domicile. Un récépissé vous est alors remis en main propre.
Pour les plus à l'aise avec l'écran, l'inscription en ligne évite un déplacement. Pour les autres, la brigade offre un avantage que le formulaire n'a pas : on peut poser sur place toutes les questions qui nous viennent, et repartir avec un papier.
Combien de temps avant le départ ?
Tout se joue sur le calendrier. D'après service-public.gouv.fr, vous pouvez vous inscrire jusqu'à 45 jours avant votre départ. Pour un départ le 24 octobre, cela signifie que le formulaire est accessible dès début septembre.
Pour les retardataires, il existe une limite basse. Elle est de 3 jours avant le départ dans les zones de police, et de la veille dans les zones de gendarmerie, mais c'est l'autorité locale qui fixe la règle applicable chez vous. Mieux vaut donc ne pas jouer avec la date la plus tardive.
Faites-le dès que les billets sont pris.
Un conseil de bon sens : inscrivez-vous le jour où vous réservez le séjour ou fixez la date du départ chez les enfants. Le formulaire prend quelques minutes, et une fois la démarche faite, elle ne revient plus s'ajouter à la liste des choses à penser la veille au soir, entre la valise et le rendez-vous de la voiture.
Prévenir un voisin, le complément qui change tout
L'OTV n'empêche pas de s'appuyer sur quelqu'un de proche. Un voisin de confiance peut relever le courrier, remarquer une présence inhabituelle et, surtout, savoir que des patrouilles sont programmées pendant votre absence. Cela évite qu'il s'alarme, ou pire, qu'il signale vos propres passages ou ceux d'un proche.
Il est utile de lui laisser un numéro où vous joindre. Il peut aussi, de son côté, prévenir la gendarmerie s'il observe quelque chose d'anormal, sans attendre un éventuel appel de la patrouille.
Les deux démarches se complètent. La surveillance officielle passe quand vous n'êtes pas là, le voisin vous voit tous les jours de l'année.
Ce qu'il reste à faire avant de fermer la porte
Notez la date limite d'inscription dans votre agenda, et conservez le récépissé ou la confirmation de votre demande. Si vos dates de retour changent, mieux vaut en informer le service qui a enregistré votre inscription, par la voie que vous avez utilisée.
Un détail pratique pour finir : la page de service-public.gouv.fr ne mentionne pas la Toussaint en particulier, elle décrit un service accessible toute l'année. Il vaut donc la peine d'y retourner pour chaque absence prolongée, de la Toussaint aux vacances de février, avec la même démarche et la même gratuité.
Sources : demarchesadministratives.fr | plus.transformation.gouv.fr
