Fini l’achat de dernière minute : 85 % des chrysanthèmes de Toussaint sont achetés en octobre. Le secret pour prolonger la floraison ? Choisir le pot aux boutons fermés plutôt qu’aux fleurs épanouies. Un geste de fidélité de 13,8 % des foyers français qui mérite quelques minutes d’attention à l’étal.
Fini le chrysanthème acheté en pot la veille de la Toussaint : en 2026, les fleuristes le prennent plus tôt et le choisissent sur un seul détail

Le chrysanthème de Toussaint se joue en 2 temps : on l'achète tôt, et on le choisit sur ses boutons. Le premier point se mesure, le second relève du savoir-faire de jardinerie. Autant démêler ce qui tient du chiffre et ce qui tient de l'usage.
- Octobre concentre 85 % des achats de chrysanthèmes de Toussaint, contre 15 % en novembre.
- Le chrysanthème pèse 64 % des plantes achetées à la Toussaint, soit 4 points de plus qu'en 2023.
- Les boutons fermés prolongent la floraison jusqu'en décembre, contrairement aux fleurs déjà épanouies.
Octobre, le vrai mois du chrysanthème
Octobre concentre 85 % des achats de fleurs et plantes de Toussaint, novembre 15 %.
Le bilan 2024 de l'étude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR s'appuie sur un panel de 7 000 foyers. Le chrysanthème y pèse 64 % des quantités de plantes achetées à la Toussaint, soit 4 points de plus que l'année précédente, ce qui en fait l'espèce la plus achetée. Environ 4 millions de foyers, 13,8 % du total, ont acheté des fleurs ou des plantes pour l'occasion.
L'étude ne dit rien du dernier jour : les 85 % d'octobre englobent le 31, et rien ne prouve que le pot de la veille ait disparu. Quant aux fleuristes, aucune des sources consultées ne documente un changement dans leurs habitudes d'achat ou de sélection.
Un panier à 29,40 €
Chaque foyer acheteur a rapporté en moyenne 3,6 plantes, pour un budget moyen de 29,40 €. Rapporté au pot, cela donne un peu plus de 8 €, un calcul fait à la louche. La moyenne mêle tous les lieux de vente, du libre-service agricole au marché.
L'âge moyen de l'acheteur est de 61 ans.
Derrière ce chiffre, un geste de fidélité envers les siens, repris chaque automne par 13,8 % des foyers français. On ne le confie pas au hasard, et le choix d'un pot mérite quelques minutes de regard attentif devant l'étal.
Jardinerie, grande distribution, fleuriste : où va le pot
La jardinerie et le libre-service agricole arrivent en tête, avec 28 % des achats. La grande distribution suit à 25 %. Les fleuristes en captent 17 %, les producteurs 16 %. Le marché ferme la marche avec 4 %.
Jardinerie et producteur cumulent 44 % des achats, davantage que la grande distribution et les fleuristes réunis, à 42 %. Les conseils qui suivent relèvent donc des usages de jardinerie, là où se fait la plus grosse part du marché, sans prêter de règle à telle ou telle corporation.
Ils valent aussi chez un producteur, où l'on voit le plant tel qu'il a poussé. Un guide de presse régionale publié dans les Yvelines estime que les plants cultivés localement en plein champ résisteraient mieux au froid que ceux issus de serres étrangères, une affirmation qu'il vaut mieux prendre au conditionnel.
Les boutons fermés, le détail qui prolonge la floraison
En jardinerie, le conseil revient comme un refrain : préférez le pot où dominent les boutons fermés à celui dont toutes les fleurs sont épanouies. Un pot couvert de fleurs ouvertes flatte l'œil au rayon, mais il a déjà donné le meilleur de lui-même.
Avec beaucoup de boutons fermés, la floraison peut durer jusqu'en décembre.
Les guides ajoutent un feuillage dense et sain, ainsi que des tiges robustes. Comptez les boutons plutôt que de vous laisser séduire par la plus grosse fleur. Entre 2 pots au même prix, celui qui en garde le plus ira plus loin. Les chrysanthèmes forment d'ailleurs leurs boutons quand les jours raccourcissent, ce qui explique qu'on les trouve en masse à l'automne.
Certains guides distinguent les variétés vivaces des pots d'automne conçus pour la floraison immédiate. Si vous souhaitez replanter le chrysanthème après la Toussaint, demandez en jardinerie si la variété est rustique. Un pot de Toussaint classique vise d'abord l'automne, et sa reprise au jardin n'est pas toujours garantie.
Acheter tôt, installer sans courir
Avec 85 % des achats en octobre, les étals se remplissent bien avant le 1er novembre. Acheter tôt permettrait de comparer plusieurs lots de boutons plutôt que de prendre ce qui reste.
Un pot acheté début octobre aura quelques semaines à attendre. Il vaudrait mieux le garder dehors, à la lumière, que dans une entrée chauffée où les boutons risquent de s'ouvrir d'un coup. Un coup d'œil au terreau de temps à autre suffirait à le maintenir en forme jusqu'au jour de la visite.
Reste le format. Un guide régional annonce des pots de 9 à 23 cm et des jardinières jusqu'à 50 cm, à choisir selon la taille de la tombe. Mesurez l'emplacement avant de partir. Un pot trop grand déborde, un pot trop petit se perd.
Ce que 2026 dira, ou pas
Les chiffres disponibles datent de 2024, et aucun bilan 2026 n'existe encore. Les prochaines données Kantar diront si la part d'octobre, 85 % en 2024, se maintient. Elles préciseront aussi si le chrysanthème, déjà en hausse de 4 points, continue de gagner du terrain.
Dernier chiffre à garder en tête : 15 % des acheteurs attendent encore novembre. Pour eux, les pots à boutons fermés seront peut-être déjà partis.
Sources : jardinerie-animalerie-fleuriste.fr | infosyvelines.fr
