On pourrait croire que Marvel ne sait plus raconter une histoire sans convoquer une armée de super-héros. VisionQuest entend justement nuancer cette idée avec une aventure plus intime, centrée sur la mémoire, l’identité et l’intelligence artificielle. La nouvelle série de l’univers Marvel sera disponible à partir du 14 octobre sur Disney+ : c’est l’une des plus attendues de cette fin d’année.
Paul Bettany y reprend le rôle de Vision, l’androïde découvert au cinéma avant de devenir le bouleversant compagnon de Wanda Maximoff dans WandaVision. Pensée comme le dernier volet de la trilogie poursuivie par Agatha All Along, cette série limitée compte huit épisodes. Deux seront proposés dès son lancement, une formule pratique pour entrer dans son univers sans devoir maîtriser tout le grand feuilleton Marvel.
- VisionQuest sera diffusée sur Disney+ dès le 14 octobre, avec deux épisodes au lancement.
- Cette série limitée de huit épisodes conclut la trilogie entamée par WandaVision et poursuivie par Agatha All Along.
- Vision, traqué et contraint de fuir avec Thomas Shepherd, affrontera plusieurs intelligences artificielles présentes dans son esprit.
Une nouvelle série Marvel à découvrir sur Disney+ dès le 14 octobre
Aux commandes, Terry Matalas apporte l’expérience acquise sur Star Trek: Picard, où il avait déjà travaillé sur la mémoire, le vieillissement et les liens entre l’être humain et la machine. Ce choix paraît cohérent pour accompagner Vision, personnage moins spectaculaire qu’il n’en a l’air. Sous son apparence synthétique, celui-ci pose une question très classique : qu’est-ce qui fait de nous la même personne lorsque nos souvenirs ont été altérés ? Kevin Feige et Jac Schaeffer participent à la production exécutive, assurant le lien avec les précédentes séries.
La distribution joue également sur la continuité. James Spader retrouve Ultron, adversaire majeur d’Avengers : L’Ère d’Ultron, tandis que James D’Arcy revient sous les traits de J.A.R.V.I.S. Emily Hampshire incarne E.D.I.T.H., Orla Brady prête ses traits à F.R.I.D.A.Y. et T’Nia Miller interprète Jocasta. Ruaridh Mollica joue quant à lui Tommy Maximoff adulte. Pour les spectateurs moins familiers du streaming, le rythme hebdomadaire devrait rappeler celui des feuilletons traditionnels : après le double lancement, l’histoire se poursuivra progressivement jusqu’en novembre, plutôt que d’être livrée intégralement en une seule fois.
Une intrigue mystérieuse qui pourrait surprendre les fans de l’univers Marvel
Le point de départ officiel privilégie la cavale au déluge d’effets spéciaux. Réactivé après avoir échappé à ceux qui souhaitaient le transformer en arme, Vision vit caché. Une prime placée sur sa tête l’oblige toutefois à prendre la fuite avec Thomas Shepherd. Cette trame de thriller sert surtout de cadre à une recherche intérieure singulière : Vision dialogue avec les intelligences artificielles intégrées à sa programmation, parmi lesquelles F.R.I.D.A.Y., E.D.I.T.H., J.A.R.V.I.S. et, plus inquiétant, Ultron. Le héros ne combat donc pas seulement une menace extérieure : il doit composer avec plusieurs voix qui habitent littéralement son esprit. L’idée pourrait donner à la série une couleur proche du drame psychologique, sans abandonner les codes de la science-fiction.
Les bandes-annonces suggèrent un mélange de tension, d’étrangeté et d’humour froid, dans le prolongement de WandaVision, qui détournait les formes de la sitcom et du feuilleton familial. Paul Bettany a lui-même présenté le projet comme un pari « si étrange et inattendu » qu’il avait pris plaisir à le tourner. Cette promesse sera particulièrement surveillée : après plusieurs productions Marvel très chargées en références, une intrigue resserrée autour de la conscience de Vision peut offrir un point d’entrée plus humain, même lorsque le vocabulaire technologique se fait dense.
En tout cas, VisionQuest arrive à un moment stratégique, peu avant Avengers: Doomsday, mais son véritable intérêt semble ailleurs. En transformant un androïde en héros de feuilleton existentiel, la série peut renouer avec ce que Marvel réussit le mieux à la télévision : utiliser l’extraordinaire pour parler de solitude, de famille et de seconde chance.


