Seize euros par an, je ne les voyais jamais sur ma facture. Pourtant, en dix ans, ma box et ma télé ont silencieusement grignoté une somme que je n’aurais jamais imaginée.
Ma box et ma télé restent en veille toutes les nuits depuis dix ans : quand j’ai refait le calcul sur ma facture, j’ai compris où étaient partis 160 €

- Une box peut consommer jusqu'à 80 kWh par an en veille continue.
- Au tarif réglementé de 0,2001 € le kWh, cela représente environ 16 € par an.
- Une multiprise à interrupteur permet de couper téléviseur, décodeur et box d'un seul geste.
160 € en dix ans pour une seule box : le calcul
Une box branchée en continu consomme au maximum 80 kWh par an, soit 16,01 € au tarif réglementé. Multipliez par dix ans de nuits en veille et vous obtenez près de 160 €, une somme qui a quitté ma facture d'électricité sans que je m'en aperçoive.
Seize euros par an, cela ne se voit pas.
C'est précisément le piège. Qui ouvre sa facture pour y chercher seize euros ? Une dépense de cet ordre passe sous tous les radars, comme un petit abonnement oublié, et pendant dix ans ma box et ma télé sont restées en veille chaque nuit, voyant allumé comme décor familier.
D'où viennent ces 80 kWh
L'ADEME, dont les données sont reprises par le ministère de la Transition écologique dans son « vrai du faux » sur les économies d'énergie (publié le 20 mars 2026, mis à jour le 15 juillet 2026), indique qu'une box peut consommer jusqu'à 80 kWh par an. Les téléviseurs, décodeurs et box absorbent de 1 à 10 watts en permanence. Le haut de cette fourchette correspond à mes 80 kWh, le bas à une simple fraction. Mon chiffre est donc un plafond, pas une moyenne.
Ce plafond suppose une box allumée jour et nuit.
Côté prix, je m'appuie sur le tarif réglementé, option Base : 0,2001 € le kWh TTC pour un compteur de 3 ou 6 kVA depuis le 1er août 2026, d'après la délibération 2026-147 de la CRE du 15 juillet 2026, telle que la relaient les sites spécialisés. Le calcul est direct : 80 kWh x 0,2001 € donne 16,01 € par an, donc environ 160 € sur dix ans.
Ce prix n'a pas été le même pendant dix ans, et j'applique celui d'aujourd'hui à toute la période : c'est un ordre de grandeur, pas une facture rétroactive. Si vous avez une offre de marché ou des heures creuses, votre kWh se paie autrement et le résultat changera. Le tarif réglementé n'est qu'un repère, le prix de votre contrat figure sur votre propre facture.
Une veille de 10 %, répartie sur tout le salon
Environ 10 % de la consommation annuelle d'un foyer part en veille, selon l'ADEME. Je me garderai de convertir ce pourcentage en euros pour votre foyer : la source ne le fait pas, et deux factures ne se ressemblent jamais. Mon calcul sur une seule box n'en illustre qu'une petite partie.
Le coin télé en réunit souvent plusieurs, téléviseur, décodeur et box, tous reliés au secteur en permanence. Un à dix watts chacun, cela semble dérisoire, mais cela tourne de janvier à décembre.
Mon avis, pour ce qu'il vaut : 16 € par an ne justifient ni panique ni bricolage compliqué. Mais récupérer cette somme ne demande ni travaux, ni achat coûteux, ni changement d'habitudes devant l'écran. Le seul effort consiste à penser à l'interrupteur, réflexe qui s'installe vite, comme verrouiller la porte en partant. Sur dix ans, cela fait tout de même 160 €.
Éteindre ne coûte rien au rallumage
Une idée reçue voudrait qu'éteindre puis rallumer un appareil consomme davantage que de le laisser en veille. Le ministère la range dans le faux. Rallumer ne coûte rien de plus.
J'ai longtemps cru à ce raisonnement. Il a l'allure du bon sens, ce qui explique sa longévité. Un appareil réellement coupé n'appelle plus de courant, alors qu'en veille il en puise en continu. Pour les équipements du salon, cela représente de 1 à 10 watts, jour et nuit.
La multiprise à interrupteur, geste sans effort
Le ministère conseille de brancher ces appareils sur une multiprise à interrupteur. Téléviseur, décodeur et box partagent alors un seul bouton, au lieu de trois fiches à débrancher derrière le meuble.
Un interrupteur, un geste, chaque soir.
Reste à vérifier ce qui doit demeurer alimenté. Si un service dépend de votre box, comme la téléphonie par internet ou une alarme connectée, il faudrait vous en assurer auprès de votre opérateur avant de couper. Dans ce cas, on peut laisser la box hors de la multiprise et ne regrouper que le téléviseur et le décodeur.
Refaire le calcul avec votre propre facture
La formule tient sur un coin de ticket : puissance en watts multipliée par 8 760 heures, divisée par 1 000, donne les kWh annuels. Multipliez ensuite par le prix du kWh inscrit sur votre facture. Les 8 760 correspondent aux heures d'une année complète, à raison de 24 heures par jour. Un wattmètre, branché entre la prise et l'appareil, permettrait de relever la valeur réelle plutôt que de la supposer.
À titre d'exemple, un appareil qui tirerait 5 watts en continu consommerait 43,8 kWh par an, soit environ 8,76 € au tarif réglementé de 0,2001 €. Sur dix ans, cela ferait 87,60 €, un peu plus de la moitié de mon plafond.
Quelques lignes de calcul suffisent.
Mes 160 € restent un maximum pour une seule box, et ils n'incluent ni le téléviseur ni le décodeur, dont la veille se situe elle aussi entre 1 et 10 watts. Chaque appareil du salon relève du même calcul, avec son propre nombre de watts. C'est ce nombre, croisé avec le prix du kWh de votre contrat, qui dira si la veille de votre salon vous coûte 16 € par an ou davantage.
Sources : fournisseurs-electricite.com | travaux-infos.fr | assemblee-nationale.fr
