Vérifier ses anciens voyages peut éviter de compromettre un départ à New York : un séjour à Cuba trois ans auparavant suffit à rendre un voyageur inéligible à l’ESTA. Même avec des réservations effectuées des mois à l’avance, il faut alors demander un visa auprès d’un consulat américain, avec des frais de dossier de 185 dollars.
- Un séjour à Cuba depuis début 2021 rend inéligible à l’ESTA, même si l’autorisation a déjà été accordée.
- Le visa B1/B2 implique des frais de dossier sans garantie de délivrance, avec une contribution supplémentaire d’au moins 250 dollars à vérifier auprès du consulat.
- Les délais consulaires annoncés concernent le rendez-vous, pas nécessairement la remise du passeport avec le visa.
Un séjour à Cuba trois ans plus tôt peut compromettre un voyage à New York
Les billets réservés et l’hôtel confirmé ne changent rien aux conditions d’entrée américaines : un voyage touristique à Cuba peut encore peser sur un prochain départ, plusieurs années après le retour. Pour un ressortissant français concerné, l’ESTA, cette autorisation électronique utilisée pour voyager sans visa aux États-Unis, n’est plus une option. Le refus ne signifie toutefois pas que New York devient inaccessible : une demande de visa reste possible, mais elle impose une procédure consulaire et un calendrier moins souple.
Pourquoi un passage à Cuba rend inéligible à l’ESTA, même déjà accordée
Le ministère français des Affaires étrangères indique que les voyageurs ayant séjourné à Cuba depuis sa réinscription sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, au début de 2021, ne peuvent plus bénéficier de l’ESTA. Une autorisation déjà approuvée ne protège pas davantage : les autorités américaines précisent qu’elle peut être révoquée, avec une information transmise par le programme ESTA ou son application mobile. Joe Biden a annoncé le retrait de Cuba de cette liste à la fin de son mandat, mais Donald Trump a annulé cette décision dès son retour à la présidence : cette annonce n’a donc pas durablement levé l’obstacle.
Visa B1/B2 à 185 dollars : les démarches et les délais à anticiper
La démarche passe par une demande de visa de visiteur B1/B2 auprès des services consulaires américains, avec un dossier à remplir, des frais à régler et, selon la situation, un entretien à obtenir. Les 185 dollars correspondent aux frais de dossier, et non à une garantie de délivrance, tandis que l’ESTA coûte désormais 40,27 dollars pour les voyageurs qui restent admissibles à ce dispositif. La dernière actualisation fournie par le Département d’État faisait état d’un délai de rendez-vous inférieur à quinze jours à Paris, contre environ six semaines à Bruxelles et deux mois à Berne : ces délais variables concernent l’entretien, pas nécessairement la remise du passeport avec le visa.
Le montant de 185 dollars ne doit pas non plus être considéré comme un budget total assuré : les informations tarifaires fournies mentionnent une contribution supplémentaire d’au moins 250 dollars pour la délivrance de visas non immigrants. Son application au dossier concerné et les modalités de paiement doivent être vérifiées auprès des services consulaires avant de régler la demande.


