Le rappel d’impôts sous les yeux, le budget de nos vacances n’avait soudain plus le même visage. Sur les revenus 2025, l’abattement des locations de vacances non classées est passé de 50 % à 30 %, avec un plafond fixé à 15 000 euros. Pour 10 000 euros de loyers encaissés, la base imposable atteint donc 7 000 euros, contre 5 000 euros auparavant.
- Depuis 2025, l’abattement des locations touristiques non classées est de 30 %, avec un plafond de recettes de 15 000 euros.
- Pour 10 000 euros de loyers encaissés, 7 000 euros sont imposables, contre 5 000 auparavant.
- Au régime micro-BIC, les commissions, frais de ménage et réparations ne sont pas déductibles séparément.
La location de notre maison devait simplement financer nos vacances
Notre calcul de départ paraissait limpide : louer la maison pendant une absence et affecter les recettes au transport, à l’hébergement et aux plaisirs du voyage. Mais le virement du site de location ne représente pas une cagnotte nette, car une location meublée touristique, même ponctuelle, produit un revenu à déclarer. La taxe de séjour éventuellement prélevée par la plateforme suit un circuit distinct et ne règle pas l’impôt dû sur les loyers, un peu comme la taxe d’aéroport ne paie jamais le billet.
Le nouvel abattement de 30 % a fait grimper notre revenu imposable
Le changement tient au régime micro-BIC applicable aux meublés de tourisme non classés : seuls 30 % des recettes sont désormais retranchés forfaitairement, dans la limite du plafond prévu. L’ancien abattement de 50 % réduisait de moitié le montant soumis à l’impôt, tandis que le nouveau mécanisme laisse 70 % des loyers imposables. Les 2 000 euros de différence dans notre exemple ne correspondent pas à 2 000 euros d’impôt supplémentaire : la somme finale dépend de la tranche d’imposition du foyer et des prélèvements sociaux applicables. Lorsque les recettes dépassent 15 000 euros, le régime micro n’est plus accessible et le passage au régime réel demande des comptes bien plus précis.
Les calculs et précautions à prévoir avant de louer à nouveau en 2026
Pour une nouvelle location en 2026, le premier réflexe consiste à raisonner sur les recettes brutes déclarables, puis à mettre de côté une réserve adaptée à la situation fiscale du foyer. Sous le régime micro, l’abattement remplace la déduction des dépenses : commission du site, ménage, linge ou petites réparations ne peuvent pas être retranchés séparément. Le régime réel peut devenir pertinent lorsque les charges sont élevées, mais il impose une comptabilité et des justificatifs rigoureux. Les règles de la commune, le règlement de copropriété, l’assurance du logement et les formalités locales doivent également être vérifiés avant d’ouvrir le calendrier des réservations.
Dernière nuance concrète : une annonce présentée comme « haut de gamme » ou assortie d’étoiles laissées par les voyageurs ne transforme pas le logement en meublé de tourisme classé. Seul un classement officiel en cours de validité permet de relever du régime fiscal correspondant, et le récapitulatif fourni par la plateforme doit toujours être comparé aux sommes réellement encaissées avant la déclaration.


