Pas besoin de traverser l’Atlantique pour changer d’air. À moins de trois heures de vol de la France, Malte offre un vrai dépaysement : lumière éclatante, villes couleur miel, mer turquoise et couches d’histoire à chaque coin de rue. Petite par la taille, immense par le patrimoine, l’île a ce talent rare de concentrer énormément sur un territoire qu’on explore facilement.
Facile d’accès, agréable à vivre
Depuis Paris, il faut en moyenne entre 2h40 et 3 heures pour rejoindre Malte. D’autres grandes villes françaises sont également reliées régulièrement à l’archipel. Résultat : un long week-end suffit pour se sentir vraiment ailleurs.
Côté climat, Malte profite d’un ensoleillement exceptionnel, souvent estimé à près de 300 jours par an. En fin d’hiver, les températures tournent généralement autour de 15 à 18 °C en journée. Rien de tropical, mais largement assez doux pour flâner en terrasse et parcourir l’île sans subir la chaleur estivale.
Sur place, les prix restent globalement plus raisonnables que dans beaucoup de capitales d’Europe occidentale, même si les zones les plus touristiques sont logiquement un peu plus élevées. On peut s’offrir un bel hôtel dans une bâtisse ancienne ou un bon restaurant sans avoir l’impression de faire exploser son budget.
La Valette et Mdina : voyage dans le temps
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, La Valette impressionne dès l’arrivée. Les façades en pierre calcaire captent la lumière et donnent à la ville cette teinte dorée si particulière. Les balcons en bois coloré, les fortifications face à la mer, les rues qui montent et descendent : tout invite à la promenade.
La co-cathédrale Saint-Jean mérite absolument la visite. Derrière son extérieur plutôt sobre se cache un intérieur baroque spectaculaire. On y découvre notamment La Décollation de saint Jean-Baptiste du Caravage, une œuvre majeure peinte en 1608.
À l’intérieur des terres, Mdina offre une ambiance totalement différente. Ancienne capitale, en grande partie piétonne, elle est surnommée la « Cité silencieuse ». Ruelles étroites, palais austères, remparts impressionnants : on y marche au calme, loin de l’agitation du littoral.
Mer turquoise et trésors préhistoriques
La mer est partout à Malte. Le Blue Lagoon, sur l’îlot de Comino, est célèbre pour la clarté de son eau. Sa fréquentation varie selon la période, mais le site reste spectaculaire.
Gozo, la seconde île habitée, séduit par son atmosphère plus rurale. On y découvre les temples mégalithiques de Ġgantija, construits entre 3600 et 3200 avant notre ère. Ils figurent parmi les plus anciennes structures monumentales autoportantes connues, antérieures aux pyramides d’Égypte. L’archipel est aussi réputé pour la plongée sous-marine, notamment grâce à ses nombreuses épaves et grottes.
Une identité unique et une cuisine généreuse
Ce qui frappe à Malte, c’est le mélange des influences. La langue maltaise, d’origine sémitique, côtoie l’anglais, également langue officielle. On conduit à gauche, héritage britannique encore bien visible, tandis que la cuisine rappelle souvent l’Italie voisine.
Les pastizzi — petits feuilletés à la ricotta ou aux pois — font partie des plaisirs simples à tester sur le pouce. Le fenek, ragoût de lapin, reste un classique des tables traditionnelles. L’île compte aussi plusieurs restaurants distingués par le Guide Michelin, signe d’une scène gastronomique en plein essor.
Certaines des plus belles expériences sont gratuites : admirer la vue depuis les Upper Barrakka Gardens sur le Grand Harbour, marcher le long des falaises de Dingli ou flâner sur les remparts de la Citadelle de Victoria à Gozo.
Une nouvelle édition de la Biennale d’Art de Malte est annoncée pour 2026, avec des expositions prévues dans plusieurs sites historiques de l’archipel.
Malte ne joue pas la carte du spectaculaire à outrance. Elle séduit autrement : par sa lumière, par son histoire dense, par cette impression d’être loin sans être isolé. À quelques heures de vol, l’archipel offre une vraie parenthèse méditerranéenne, simple, accessible et dépaysante.


