Dans les feuilletons comme dans les thrillers, les existences trop parfaites cachent souvent les meilleures histoires. Une famille prend un nouveau départ, les rencontres semblent prometteuses, puis une fissure apparaît dans le décor. C’est sur ce ressort que s’appuie Singapura, attendue dès le début novembre sur Canal+ et disponible sur myCANAL.
Cette Création Originale, librement adaptée de L’Expatriée d’Elsa Marpeau, suit une journaliste française installée à Singapour. Un meurtre vient bouleverser sa nouvelle vie. Avec Naïlia Harzoune au premier plan et six épisodes pour dénouer les faux-semblants, la série présente des arguments prometteurs, au-delà de son cadre dépaysant.
- Singapura arrive début novembre sur Canal+ et myCANAL, avec six épisodes de 52 minutes.
- Naïlia Harzoune incarne une journaliste expatriée à Singapour dont la nouvelle vie bascule après un meurtre.
- Cette Création Originale adapte librement L’Expatriée d’Elsa Marpeau, qui en signe aussi l’écriture.
Singapura, la nouvelle série à découvrir sur Canal+ dès le 2 novembre
Canal+ prévoit deux épisodes pour la soirée de lancement, à partir de 21 h 10, puis un épisode par semaine. Un rendez-vous qui conserve quelque chose du feuilleton traditionnel : on retrouve les personnages, on échafaude ses hypothèses, puis on attend la suite. Pas besoin, donc, de tout regarder d’une traite pour suivre le mouvement.
Avec six épisodes de 52 minutes, Singapura adopte un format resserré, dont l’enjeu sera de faire progresser ensemble l’enquête et les rapports entre les personnages. La réalisation est confiée à Danielle Arbid et Lucie Borleteau. India Hair, Cédric Kahn, Pierre-Yves Cardinal, Léo Dussollier et Florence Loiret Caille complètent notamment la distribution : plusieurs visages familiers pour accompagner cette découverte.
Une vie rêvée à Singapour qui bascule dans le cauchemar
Naïlia Harzoune incarne Justine Lacanal, une journaliste qui s’installe à Singapour avec sa famille pour recommencer ailleurs. Elle se laisse fasciner par Élisa, interprétée par Ariane Labed, avant qu’un meurtre ne frappe ce cercle fermé. L’inspecteur Adam Wong, joué par Soji Arai, entre alors dans l’équation.
Le point de départ fait penser à ces récits, de Desperate Housewives à Big Little Lies, où le confort matériel ne protège ni des secrets ni de la violence. La comparaison porte sur ce contraste, pas sur un ton ou une mise en scène qu’il serait prématuré de juger. La promesse la plus intéressante tient à la fascination de Justine pour Élisa : avant même de chercher un coupable, cette relation invite à interroger ce que l’on projette sur une personne, un milieu et une vie supposée meilleure.
Une adaptation prometteuse de L’Expatriée, le roman d’Elsa Marpeau
Publié chez Gallimard et récompensé par le Prix Plume de cristal, L’Expatriée fournit à la série davantage qu’une intrigue à transposer. Elsa Marpeau, qui signe aussi l’écriture de cette adaptation libre, s’est nourrie de sa propre expérience au sein de la communauté expatriée. Cet ancrage donne un intérêt particulier aux lieux et aux dynamiques sociales du récit. L’expatriation peut ainsi devenir autre chose qu’un décor de carte postale : un cadre où se rejouent le besoin d’appartenir à un groupe et la difficulté de trouver sa place.
Un nouveau départ, une rencontre troublante, un cercle qui se referme : Singapura possède une accroche solide. À la série de transformer cette promesse en véritable tension.
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