En France, BYD a franchi un cap en atteignant pour la première fois 2 % de part de marché en mai 2026, avec 8 780 immatriculations depuis le début de l’année (+81 % sur un an). Portée par l’ATTO 2 DM-i (que l’on a essayée ici) et la Sealion 5, la marque entend aussi accélérer côté 100 % électrique avec une nouvelle génération d’Atto 3, baptisée Atto 3 Evo, présentée comme une vraie montée en gamme.
On a essayé le nouveau BYD Atto 3 Evo et ce SUV électrique chinois ne mise plus seulement sur les prix bas

L'Atto 3 Evo marque une vraie rupture technique
BYD l'affirme sans détour : l’Atto 3 Evo ne se contente pas d’un ajustement cosmétique ! Le SUV familial passe sur une nouvelle plateforme et change d’échelle sur l’ensemble des chiffres clés. Là où l’ancien Atto 3 se limitait à 204 ch sur le train avant, la version Design essayée annonce 313 ch en propulsion. Au-dessus, la finition Excellence ajoute un deuxième moteur, monte à 449 ch et adopte une transmission intégrale.
Les performances annoncées suivent cette progression, avec un 0 à 100 km/h donné pour 5,5 s en propulsion et jusqu’à 3,9 s en intégrale. La batterie gagne aussi en capacité, de 60 kWh à 74,8 kWh, pour une autonomie annoncée pouvant aller jusqu’à 510 km en WLTP mixte, et jusqu’à 710 km en cycle urbain (version propulsion). Enfin, la recharge en courant continu grimpe à 220 kW, avec un passage de 10 à 80 % annoncé en 25 minutes.
Un SUV familial discret, mais plus pratique au quotidien

Avec 4,45 m de long, l’Atto 3 Evo conserve des proportions proches de son prédécesseur et reste plutôt mesuré dans son expression, malgré des détails modernisés : "moustaches de dragon" maintenues, feu stop intégré au becquet, logo BYD sur le hayon. La philosophie est la même à bord, mais avec une présentation plus simple et une impression d’espace renforcée.
Le sélecteur de vitesse passe derrière le volant, libérant une console centrale plus épurée, où l’on trouve un chargeur à induction doté d’un refroidissement. Côté aspects pratiques, BYD annonce un frunk de 95 litres et un coffre arrière porté à 490 litres, soit 50 litres de plus qu’avant, pouvant atteindre 1 360 litres une fois la banquette rabattue.
Lors de la prise en main réalisée sur des routes de Camargue et de l’arrière-pays montpelliérain, l’Atto 3 Evo se montre facile à appréhender, avec une position de conduite naturelle, une visibilité jugée correcte et un confort global convaincant. Malgré les 313 ch de la version essayée, l’ambiance n’est pas celle d’un SUV sportif : les accélérations sont franches, mais le châssis privilégie la sérénité et un comportement rassurant, tant que l’on reste mesuré en courbe. L’intégration native des services Google apporte un vrai gain en fluidité pour la navigation, l’assistant vocal et les applications, avec une expérience qui se rapproche des références du secteur.
En revanche, certaines aides à la conduite peuvent encore se montrer trop présentes, voire un peu fantaisistes, et des ajustements logiciels seraient souhaitables.
Positionnement et prix : un équilibre plus qu’une promesse de "low cost"

L’Atto 3 Evo est annoncé entre 38 990 et 42 490 euros, sans bonus écologique puisqu’il n’est pas fabriqué en Europe à ce jour. Il ne vise donc pas le titre de SUV électrique le moins cher, et son intérêt se joue davantage sur un ensemble cohérent : performances, recharge, habitabilité, équipements et autonomie progressent en même temps.
Mais face à une concurrence dense et variée (Peugeot E-3008, Skoda Elroq, Kia EV4 voire Tesla Model Y), le nouveau modèle de BYD a clairement les armes pour se faire une place.

