Chez Greubel Forsey, l’exigence de finition n’a jamais été un argument de façade. Avec la Balancier QM, la manufacture pousse pourtant cette logique plus loin encore, en officialisant un nouveau niveau de standard interne : le label Qualité Musée. L’idée est simple à comprendre, même sans être spécialiste : traiter chaque pièce comme si elle devait être contemplée pour elle-même, et pas seulement servir un mécanisme.
Greubel Forsey dévoile une montre conçue comme une œuvre de musée

Qualité Musée : un standard maison pensé pour la beauté jusque dans l’invisible
La Balancier QM est la première montre à recevoir le label Qualité Musée, une certification propre à Greubel Forsey décrite comme la reconnaissance d’un niveau de finition « optimal, digne d’une œuvre d’art ». Pour structurer cette démarche, la marque s’appuie sur son Experimental Watch Technology Laboratory (EWT), une cellule dédiée aux techniques de finition. Cette philosophie se lit dans des détails très concrets : le pont de balancier, en acier, réunit à lui seul sept finitions manuelles (poli bercé, poli bloqué, perlage, cerclage, flancs polis, traits tirés et larges anglages polis).
La roue d’échappement est travaillée sur ses deux faces, y compris celle destinée à rester cachée une fois le mouvement assemblé, et les palettes d’ancre adoptent une forme convexe pour enrichir les effets de lumière. Même la discrétion fait partie du jeu : la mention Qualité Musée n’est visible ni sur le cadran ni sur le fond transparent, puisqu’elle est gravée sur une petite plaque dissimulée à l’intérieur du mouvement.
Cette nouveauté s’inscrit dans l’évolution de la collection Balancier, lancée en 2017. Là où le premier modèle mettait en avant un grand balancier de 12,6 mm dans une excroissance latérale, la Balancier Contemporain a ensuite montré qu’il était possible de conserver l’architecture dans un format inférieur à 40 mm. La Balancier QM poursuit cette recherche de compacité avec un boîtier en or gris de 39,6 mm pour 9,45 mm d’épaisseur (hors glaces saphir bombées).
Malgré ces dimensions, la lecture reste spectaculaire grâce à un cadran multi-niveaux : le grand balancier anime la partie basse, le barillet gravé en relief attire immédiatement l’œil, et l’affichage heures-minutes semble flotter au-dessus du mouvement. Une réserve de marche sectorielle de 72 heures complète l’ensemble, avec une aiguille qui paraît traverser l’architecture du cadran.
Le calibre GF09 et les choix techniques qui accompagnent cette montée en gamme
Au dos, le mouvement GF09 à remontage manuel prolonge cette impression de profondeur, avec notamment deux barillets montés en série, des roues aux dents polies, des cliquets polis noir et des ponts en maillechort largement anglés et polis à la main. Le calibre totalise 298 composants et 34 rubis, avec un balancier à inertie variable doté de six vis de réglage en or, ainsi qu’un échappement entièrement retravaillé. La Balancier QM intègre également un spiral développé en interne par Greubel Forsey, obtenu à partir d’un alliage propriétaire, étiré à travers des filières en diamant naturel puis formé avec des tolérances de l’ordre du micron.
Jusqu’ici réservé aux Hand Made 1 et Hand Made 2, il équipe désormais ce modèle. La montre est proposée en édition limitée à 33 exemplaires, avec une étanchéité annoncée à 30 mètres (3 ATM), un cadran multi-niveaux en or rhodié, des aiguilles en acier poli bleuies à la flamme, et un bracelet en caoutchouc texturé cousu main accompagné d’une boucle ardillon en or gris.
Enfin, comme toute oeuvre d'art qui se respecte, le prix, lui, n'est disponible que sur demande.

