Cette Rolex fête ses 100 ans et coûte moins cher qu’une Submariner : personne ne la cite

1926. Rolex dévoile une invention qui va bouleverser l’horlogerie : l’Oyster, premier boîtier de montre-bracelet totalement étanche. Mais derrière l’icône que tout le monde connaît se cache une variante oubliée, au boîtier à huit pans : l’Oyster Octagonal. Cent ans plus tard, presque personne ne connaît son existence. Retour sur ce fantôme fascinant de l’histoire Rolex.

Par Lilian B.

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

1926, l'année où Rolex a inventé l'étanchéité... et une montre que l'histoire a effacée

Quand Hans Wilsdorf dépose le brevet du boîtier Oyster en septembre 1926, il résout un problème vieux comme la montre-bracelet : l'eau et la poussière. Son idée ? Visser la lunette, le fond de boîte et la couronne contre la carrure, comme on scelle une huître, d'où le nom. La preuve arrive dès 1927, lorsque la nageuse anglaise Mercedes Gleitze traverse la Manche avec une Oyster au poignet : plus de dix heures dans l'eau, une montre en parfait état de marche, et une pleine page dans le Daily Mail pour immortaliser l'exploit.

Or, parmi les toutes premières Oyster lancées en 1926, deux formes coexistaient : un boîtier coussin, ancêtre de l'esthétique Rolex moderne, et un boîtier octogonal, pur produit de l'Art déco. C'est ce dernier, la Rolex Oyster Octagonal, née en 1926, qui fête discrètement son centenaire cette année. Moins populaire que sa sœur coussin, elle fut retirée du catalogue après seulement quelques années.

Huit pans, cent ans : ce que l'Octagonal révèle du Rolex d'avant les icônes

Avec ses huit facettes, l'Octagonal raconte un Rolex qu'on a du mal à imaginer aujourd'hui : audacieux dans les formes, ancré dans les années folles, sans même le logo à la couronne, qui n'apparaîtra qu'au début des années 1930. Le nom Rolex figurait pourtant déjà sur le cadran, dans la même police qu'aujourd'hui. Ses boîtiers à cornes filaires étaient fabriqués par C. R. Spillmann à La Chaux-de-Fonds, en 28 mm pour les femmes et 32 mm pour les hommes, avec un mouvement à remontage manuel, le rotor Perpetual ne voyant le jour qu'en 1931. Détail savoureux : la fameuse lunette cannelée des Datejust actuelles n'était pas décorative à l'origine, mais servait au vissage étanche du boîtier. Un demi-siècle avant que la Royal Oak n'érige l'octogone en manifeste, Rolex avait donc déjà exploré cette géométrie, puis l'avait abandonnée. Résultat aujourd'hui : sa rareté en fait l'une des Oyster de 1926 les plus recherchées des collectionneurs, quand les projecteurs restent braqués sur les Submariner et autres Daytona.

L'Octagonal est un témoin direct des origines de la légende Oyster, ce moment charnière où Rolex cherchait encore sa forme définitive. Avec l'engouement actuel pour le vintage et le retour en grâce des montres de forme sur le marché des enchères, cette aïeule confidentielle pourrait bien retrouver ses lettres de noblesse.

Horlogerie, mode, voyage, gastronomie... Ces thématiques, je pourrais en parler des heures. Enfin presque. En tout cas, j'aime traiter ces sujets et partager avec vous mes bons plans, conseils, dernières trouvailles et coups de coeur !

Aucun commentaire à «Cette Rolex fête ses 100 ans et coûte moins cher qu’une Submariner : personne ne la cite»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires