« On y est allé pour les fruits de mer, on a failli ne plus rentrer » : cette côte à une heure au nord de Porto qui rend accro

Une heure de route au nord de Porto, franchissez le Miño et découvrez les Rías Baixas, ce chapelet d’estuaires galiciens où l’on vient pour les fruits de mer et où l’on reste bien plus longtemps que prévu. Entre villages pittoresques, plages de sable blanc et une gastronomie incomparable, cette côte espagnole rivalise avec les plus beaux littoraux européens.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png
Par L'équipe JDS

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

Une heure de route depuis Porto, la frontière du Miño franchie, et le décor change du tout au tout. Les criques de sable blanc succèdent aux dunes, les bateaux de pêche colorés remplacent les paillotes chics, et sur chaque table trônent des palourdes qui viennent d'être décrochées de leur corde à quelques mètres du restaurant. Bienvenue dans les Rías Baixas, ce chapelet d'estuaires atlantiques du sud de la Galice où l'on va pour le poisson et où l'on reste, souvent, bien plus longtemps que prévu.

À retenir

  • Pourquoi les Rías Baixas restent étonnamment inconnues des touristes malgré leur proximité avec Porto
  • Le secret de la fraîcheur légendaire des fruits de mer galiciens révélé
  • Comment cette région concentre 700 plages et le cinquième des drapeaux bleus espagnols

Une côte espagnole à portée de Porto, sans les foules de l'Algarve

Le premier réflexe, en regardant une carte, est de se demander pourquoi si peu de voyageurs poussent jusque-là. La frontière portugaise, matérialisée par le fleuve Miño, ouvre directement sur cette région qui s'étend d'A Coruña jusqu'à la frontière portugaise et se distingue par un climat plus doux, des eaux plus calmes et de nombreuses plages de sable blanc. La ville frontière d'A Guarda donne le ton : ce village est considéré comme la capitale de la langouste, et depuis le Monte Santa Tegra qui la surplombe, on observe le Miño se jeter dans l'Atlantique face au Portugal qu'on vient de quitter.

Un peu plus au nord, Baiona porte une histoire qui dépasse largement son gabarit de petit port tranquille. C'est ici que la caravelle Pinta a accosté après le voyage de Colomb vers les Amériques en 1493, faisant de cette ville le premier port d'Europe à recevoir la nouvelle du Nouveau Monde. Comparée aux stations bétonnées de l'Algarve, la côte galicienne joue sur un registre différent : moins de terrasses à cocktails, plus de bars à tapas où l'on commande au poids. Les prix suivent la même logique, sensiblement plus doux qu'sur la côte portugaise la plus courue, sans that la qualité en pâtisse.

Cambados, O Grove, Combarro : le triangle des fruits de mer

Impossible d'évoquer cette côte sans s'arrêter à Cambados, qui n'est autre que le berceau du vin blanc Albariño. Chaque été, la ville organise sa fête viticole où Cambados est la capitale du vin Albariño, siège de la D.O. Rías Baixas et de la Festa do Albariño qui transforme en août le centre historique en une fête du vin. On y sirote un verre bien frais face aux hórreos, ces greniers en pierre sur pilotis qu'on retrouve aussi, quelques kilomètres plus loin, à Combarro.

O Grove, de son côté, joue une autre partition. Ce petit port niché au fond de la ría d'Arousa est réputé au point d'organiser, chaque automne, sa propre fête consacrée au marisco, comme le confirme le fait qu'O Grove accueille chaque octobre la fête en l'honneur des fruits de mer. Autour de la baie, les bateas (ces plateformes flottantes qui servent à l'élevage des moules) dessinent un paysage industriel presque poétique. En bateau à fond transparent, on peut naviguer au-dessus de l'un des plus grands bancs de fruits de mer du monde, où se concentre plus de la moitié des 3 000 parcs à coquillages des rías galiciennes. C'est là, entre deux bateas, qu'on comprend pourquoi les Galiciens parlent de leurs fruits de mer avec la même fierté qu'un Bordelais évoque son vin.

Des plages qui n'ont rien à envier aux Caraïbes

Le sable, justement, mérite qu'on s'y attarde. La région concentre la plus grande concentration de plages de toute l'Espagne, avec plus de 700 plages qui vont d'immenses espaces de plusieurs kilomètres à de petites criques paisibles, et cette densité s'accompagne d'une qualité d'eau reconnue puisque la Galice compte 123 drapeaux bleus, soit un cinquième de tous ceux délivrés en Espagne. L'archipel des îles Cíes, accessible en ferry depuis Vigo, concentre l'attention avec sa plage de Rodas, régulièrement citée parmi les plus belles du monde : les plages galiciennes doivent leur charme à leur sable fin et à leurs eaux cristallines, ce qui a poussé The Guardian à classer la plage de Rodas parmi les meilleures étendues de sable au monde.

Pour ceux qui préfèrent éviter la foule estivale des Cíes, l'Illa de Arousa offre une alternative moins courue. Cette île, reliée au continent par un pont, déploie 36 kilomètres de littoral classés réserve naturelle, bordés de magnifiques plages solitaires. On y marche des heures sans croiser grand monde, sinon quelques mariscadores penchés sur le sable à marée basse, en quête de palourdes.

Vigo, le poumon de pêche derrière le décor de carte postale

Derrière l'image bucolique se cache une industrie de pêche parmi les plus puissantes d'Europe. Le port de Vigo, à l'entrée sud de la région, n'est pas un simple port de plaisance : c'est le plus grand port de pêche d'Espagne et l'un des plus importants d'Europe. C'est de là que partent une grande partie des fruits de mer qui finissent, quelques heures plus tard, dans les assiettes des restaurants de Cambados ou de Combarro. Cette proximité entre le lieu de pêche et la table explique en grande partie la fraîcheur qu'on ne retrouve pas ailleurs, y compris sur les côtes portugaises voisines.

La saison la plus animée reste l'été, quand l'été est considéré comme la meilleure période pour visiter les Rías Baixas, même si c'est aussi la saison la plus fréquentée, avec un temps chaud et sec idéal pour explorer les plages. Mais l'arrière-saison, de septembre à octobre, garde tout son charme : les eaux restent tièdes, les restaurants moins bondés, et la fête des fruits de mer d'O Grove bat son plein en clôture de saison. De quoi transformer un simple détour gourmand en escapade qui s'étire, sans prévenir, sur plusieurs jours.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png

Toute l'équipe de rédaction Journal des Seniors vous guide à travers ce sujet qui nous concerne tous : la retraite. Comment l'anticiper, la préparer, et comprendre tous les rouages et informations pratiques pour une retraite paisible.

Aucun commentaire à «« On y est allé pour les fruits de mer, on a failli ne plus rentrer » : cette côte à une heure au nord de Porto qui rend accro»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires