Tandis que Palma et Taormine croulent sous les foules de rentrée, Malte offre le trio gagnant : températures douces à 25°C, anglais comme langue officielle, et bus à 1,50€ le trajet. L’archipel anglophone révèle ses trésors en octobre sans la pression estivale, avec une mer toujours baignable et des monuments UNESCO enfin respirables.
Oubliez Palma et Taormine : cette île anglophone tourne encore autour de 25 degrés en octobre et se traverse en bus pour quelques euros

Palma affiche encore 30 degrés fin septembre, Taormine aussi, mais les deux crèvent sous les foules de la rentrée espagnole et italienne. Malte, elle, joue une autre partition : la mer y reste baignable, les rues ne sont pas bondées, et personne n'a besoin de sortir son dictionnaire.
L'archipel maltais coche toutes les cases de la destination d'arrière-saison idéale. Douceur climatique, langue commune, transports low-cost : le trio gagnant pour voyager léger quand les autres reprennent le chemin du bureau.
À retenir
- Un thermomètre qui refuse de chuter en octobre, mais les bus à prix d'automne
- L'anglais officiel change tout pour un voyageur solo — fini les gestes désespérés au comptoir
- Traverser l'île entière coûte moins cher qu'un café parisien, forfait illimité compris
Un thermomètre qui refuse de flancher
En octobre, les températures à Malte oscillent entre 23°C et 26°C avec du soleil toute la journée. De quoi enchaîner terrasses et visites sans transpirer ni grelotter.
Côté mer, la baignade tient ses promesses. La température de l'eau est en moyenne à 23.4°C (min/max : 21.7°C/24.9°C) et permet généralement de se jeter à l'eau facilement.
Un vent venu d'Afrique ajoute parfois son grain de sel. Ce vent chaud venu du Sahara peut faire grimper le mercure de quelques degrés, offrant à l'île un parfum de plein été. Mieux vaut le voir comme un bonus, pas comme une garantie.
L'anglais, langue officielle qui change tout
Pas de barrière linguistique à surmonter, ni de gestes désespérés au comptoir d'un café. L'anglais est langue officielle de l'archipel, au même titre que le maltais.
Résultat : les panneaux, les menus, les guides des sites historiques se lisent sans effort. Pour un senior qui voyage seul ou en couple, ce détail change littéralement le rapport au voyage, on ose demander son chemin, discuter avec un commerçant, improviser un détour.
Traverser l'île pour le prix d'un café
Le réseau de bus maltais, baptisé Tallinja, dessert quasiment tout l'archipel. Le réseau est extensif et couvre presque tous les villages et zones touristiques, y compris Gozo.
Côté tarifs, l'automne joue en faveur du voyageur. À partir du 1er octobre, le trajet simple passe en tarif d'hiver à 1,50 € par trajet, contre 2 euros en plein été.
Pour un séjour d'une semaine, la carte touristique reste imbattable. La formule « Explore card » adulte coûte 21 euros et donne accès illimité au réseau pendant sept jours, bus de nuit compris.
Avec un tel forfait, on relie La Valette à Mdina, puis Mdina à une plage du nord, sans jamais sortir le portefeuille une seconde fois dans la journée. Essayez de faire pareil à Palma avec un bus urbain classique.
La Valette et les temples, enfin sans la cohue
La capitale maltaise, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, se visite d'ordinaire sous une chaleur écrasante et une masse de croisiéristes. En octobre, les ruelles baroques retrouvent un rythme presque confidentiel.
Les temples mégalithiques de l'archipel, parmi les plus anciens monuments de pierre au monde, se prêtent eux aussi mieux à la marche lente qu'à la course contre la montre. Une visite matinale, avant que le soleil ne tape trop fort, suffit largement.
Mdina, l'ancienne capitale fortifiée, complète idéalement le tableau. Sa réputation de ville silencieuse prend tout son sens hors saison, quand les groupes de touristes se font plus rares dans son dédale de ruelles.
Gozo, la petite sœur qui prend son temps
À une traversée en ferry de Malte, Gozo cultive une allure plus rurale, plus verte, avec ses falaises qui plongent dans une mer encore turquoise en octobre. L'île se parcourt elle aussi en bus, avec son propre réseau une fois débarqué du ferry.
Les randonnées côtières y gagnent en confort dès que le mercure redescend sous les 26 degrés. Marcher une heure sur un sentier en surplomb sans suffoquer, voilà un luxe simple que juillet et août ne permettent jamais vraiment.
Un vol court, un budget maîtrisé
Depuis la France, la traversée aérienne prend moins de trois heures, un format parfaitement compatible avec un week-end prolongé ou une semaine complète. Pas besoin de décaler son horloge biologique ni de subir un vol de nuit.
Ajoutez à cela des prix d'hébergement qui reculent nettement dès la fin septembre, et l'équation devient limpide : moins cher qu'un séjour estival à Palma, moins bondé qu'une virée à Taormine en haute saison, et tout aussi ensoleillé.
Reste un détail que beaucoup ignorent : la saison des pluies maltaise ne commence réellement qu'en novembre, ce qui laisse à octobre son statut de mois charnière, encore estival côté thermomètre, déjà calme côté fréquentation.
Sources : ou-et-quand.net | partir.com | visiter-malte.com
