Netflix confie à cette jeune actrice un rôle aussi sombre que fascinant : qui est Ella Beatty, l’interprète de la terrifiante Lizzie Borden ?
Entre le fait divers et le mythe populaire, il existe une frontière parfois trouble : l’un raconte des faits, l’autre transforme une affaire criminelle en légende. C’est précisément sur cette ligne que s’avance Monstre: L’Histoire de Lizzie Borden, la nouvelle saison de l’anthologie de Ryan Murphy et Ian Brennan.
Diffusée sur Netflix à partir de ce 17 septembre, elle confie le rôle central à Ella Beatty, jeune comédienne appelée à incarner l’une des figures les plus inquiétantes de l’histoire criminelle américaine. Accusée, puis acquittée, Lizzie Borden continue de fasciner par ce que son affaire laisse dans l’ombre. Pour Beatty, ce personnage complexe marque un changement d’échelle : elle se retrouve au cœur d’un récit où l’intime, la violence et le regard social s’entremêlent.
Ella Beatty, l’héritière d’Hollywood qui décroche le rôle le plus sombre de sa carrière
Le nom d’Ella Beatty ne passe pas inaperçu dans le cinéma américain. Elle est la fille, et la plus jeune enfant, d’Annette Bening et Warren Beatty. Mais son arrivée dans Monster ne se réduit pas à une histoire de filiation célèbre. La comédienne a déjà travaillé avec Ryan Murphy dans Feud: Capote vs. The Swans, qui constituait ses débuts à la télévision. Cette nouvelle collaboration lui offre surtout un rôle d’une tout autre densité, porté par une figure historique aussi célèbre qu’insaisissable.
Pour préparer son audition, Ella Beatty a choisi une méthode directe : « Immédiatement quand l'audition est arrivée, j'ai écouté tous les podcasts true crime que j'ai pu trouver pour apprendre les faits de l'affaire ». Une démarche qui dit bien l’enjeu du personnage. Lizzie Borden est associée à une violence terrible, mais aussi à une énigme judiciaire : elle fut jugée puis acquittée. L’actrice devra donc jouer sur plusieurs registres, entre l’image d’une femme respectable et les soupçons qui l’entourent.
Lizzie Borden dans « Monstre » : un personnage glaçant face à Charlie Hunnam, Rebecca Hall et Sarah Paulson
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La série replace Lizzie Borden dans la Nouvelle-Angleterre de la fin du XIXe siècle. Elle y est présentée comme une enseignante de catéchisme de 32 ans, issue d’une famille aisée, accusée d’avoir tué son père et sa belle-mère à la hache à Fall River. Le récit ne semble pas vouloir réduire son héroïne à un simple visage de coupable : le synopsis officiel évoque une fille réprimée, enfermée dans une maison dominée par l’humiliation et la cruauté, qui trouve avec sa domestique rebelle une échappée faite de sexe, de pouvoir et de vengeance.
Autour d’Ella Beatty, la distribution réunit des visages particulièrement solides. Charlie Hunnam, Rebecca Hall et Sarah Paulson figurent au casting, aux côtés de Vicky Krieps, Jessica Barden, Joey Pollari et Billie Lourd. Rebecca Hall interprète Abby Borden, la belle-mère de Lizzie, tandis que Vicky Krieps joue Bridget Sullivan, la domestique de la famille. Cette réunion d’acteurs laisse entrevoir un drame choral, moins attaché à résoudre mécaniquement une affaire qu’à explorer les tensions d’un foyer et les rapports de domination qui le traversent.
« Monstre : l’histoire de Lizzie Borden » : ce que promet la série Netflix attendue le 17 septembre 2026
Quatrième chapitre de l’anthologie Monster, cette saison occupe une place singulière dans le parcours de la franchise : c’est la première à se concentrer sur une femme réelle. Après les récits consacrés à Jeffrey Dahmer, aux frères Menendez et à Ed Gein, Ryan Murphy et Ian Brennan déplacent leur regard vers une affaire où le doute demeure central. Le choix de Lizzie Borden permet ainsi d’interroger la fabrication d’une icône criminelle, mais aussi les fantasmes projetés sur une femme qui refuse les normes imposées.
La saison compte huit épisodes et a été réalisée par Max Winkler et Sarah Adina Smith. Le défi sera de tenir ensemble la noirceur du fait divers et l’ambition plus romanesque annoncée par le synopsis. Ella Beatty se retrouve ainsi à la croisée de deux héritages : celui de sa famille hollywoodienne et celui d’une héroïne devenue, au fil du temps, une légende aussi dérangeante que fascinante.
En choisissant une comédienne encore peu connue du grand public pour porter Lizzie Borden, Netflix mise sur un visage neuf face à une histoire déjà chargée d’images et de fantasmes. À l’approche de l’automne, cette plongée dans une demeure familiale étouffante pourrait bien rappeler que les récits criminels les plus troublants ne sont pas toujours ceux qui apportent des réponses, mais ceux qui entretiennent durablement le doute.
Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !