J’avais laissé la clim en marche exprès pour rentrer dans une chambre fraîche : elle était coupée à mon retour et ce n’était pas la femme de ménage

Oceane V2
Par Oceane B

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

Une coupure de courant et une décision automatisée produisent le même résultat : une chambre qui se réchauffe en silence dès que vous avez le dos tourné. Dans l'hôtellerie moderne, cette nuance change tout. Le voyageur qui laisse la climatisation allumée avant de sortir espère retrouver de l'air frais en rentrant. Sauf que dans un nombre croissant d'établissements, l'appareil s'éteint tout seul, sans intervention humaine ni consigne affichée.

À retenir

  • Détecteur de présence infrarouge : Ce capteur adapte ou coupe la climatisation après une absence prolongée (généralement 15 à 30 minutes après le départ du client).

  • Réduction de la facture énergétique : Ce dispositif permet aux hôteliers de réduire la consommation d'énergie de 20 à 40 %, les leaders du secteur (Daikin, Mitsubishi, Schneider) l'intégrant désormais en série ou en option GTB.

  • Comment le repérer : Un petit dôme ou pavé en plastique au plafond, sur le thermostat ou sur la façade de la climatisation signale la présence du système.

Sommaire

  • Le mystère d'une chambre pourtant fraîche au départ

  • Des capteurs infrarouges qui gèrent la température

  • Ce qu'il faut retenir avant votre prochain séjour

Le mystère d'une chambre pourtant fraîche au départ

Le scénario se répète en période de forte chaleur : la climatisation fonctionne au moment de quitter la chambre. Deux ou trois heures plus tard, au retour, l'air est tiède et immobile.

Le réflexe naturel consiste à soupçonner le passage du service d'étage ou une coupure de courant. Mais le voyant de l'appareil reste allumé, l'écran du thermostat affiche la température demandée, et l'électricité fonctionne dans le reste de la pièce. La climatisation a simplement basculé en mode économique d'elle-même.

Des capteurs invisibles qui gèrent la consommation

La réponse tient dans un équipement discret : le détecteur de présence infrarouge (PIR). Logé au plafond, sur le thermostat mural ou directement sur l'unité de climatisation, ce capteur repère l'absence de mouvement et de rayonnement thermique dans la pièce.

Selon la programmation choisie par l'hôtel :

  • L'appareil bascule d'abord en mode Éco (en augmentant la température de consigne de 2 à 3 °C) après 15 à 20 minutes d'inactivité.

  • Il s'éteint complètement si l'absence se prolonge au-delà d'un délai prédéfini (souvent 30 à 60 minutes).

L'enjeu pour l'hôtellerie est économique et environnemental. La climatisation représente l'un des premiers postes de dépense énergétique des établissements en été. L'automatisation par détection de présence permet de réduire la facture d'électricité de 20 à 40 % selon le type de bâtiment. Les géants de la climatisation (Daikin avec son système Intelligent Eye, Mitsubishi Electric ou Panasonic) équipent désormais leurs gammes professionnelles de ces capteurs de série.

Ce qu'il faut retenir avant votre prochain séjour

Cette technologie s'est généralisée dans les hôtels européens, parallèlement au classique lecteur de carte magnétique situé à l'entrée des chambres.

Un détail visuel permet de repérer le dispositif dès votre arrivée : un petit dôme translucide ou une lentille rectangulaire positionnée au plafond ou au-dessus de la porte. Sa présence indique que la température de la chambre est gérée de manière dynamique pour éviter le gaspillage énergétique.

La prochaine fois qu'une chambre se réchauffe pendant votre absence, inutile de blâmer le personnel de ménage : un capteur a simplement appliqué sa consigne d'économie d'énergie.

Oceane V2

Grande voyageuse avant tout, j’ai posé ma valise dans de nombreux pays. C’est donc tout naturellement que je suis devenue rédactrice voyage, pour partager cette passion et raconter tout ce que je vis.

Aucun commentaire à «J’avais laissé la clim en marche exprès pour rentrer dans une chambre fraîche : elle était coupée à mon retour et ce n’était pas la femme de ménage»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires