Oui, Dwight Manfredi peut désormais perdre bien davantage que son pouvoir. Dans la nouvelle bande-annonce de Tulsa King, dévoilée par Paramount+, le mafieux incarné par Sylvester Stallone tente de légaliser son empire tout en protégeant ceux qui l’entourent. Une ambition presque respectable, si son passé criminel ne revenait pas constamment lui barrer la route.
Attendue en France le 16 octobre sur Paramount+, cette quatrième saison promet ainsi une lutte plus intime et plus dangereuse. Après trois saisons consacrées à la construction de son influence loin de New York, le « Général » doit défendre tout ce qu’il a bâti. La série conserve son alliance de polar, d’humour noir et de récit mafieux, mais resserre son propos autour d’un dilemme limpide : peut-on sortir de la rue sans abandonner les méthodes qui ont permis d’y survivre ?
- La saison 4 sera disponible en France le 16 octobre sur Paramount+.
- Dwight tente de légaliser son empire tout en affrontant des ennemis, des politiciens corrompus et une perte personnelle.
- Terence Winter reprend la direction créative de la série, toujours portée par Sylvester Stallone.
L’empire de Dwight Manfredi devient un champ de bataille
La menace vient cette fois de plusieurs directions. Dwight doit affronter des politiciens corrompus, de nouveaux ennemis particulièrement dangereux et une perte personnelle dévastatrice. La bande-annonce ne présente donc pas seulement une nouvelle guerre de territoire : elle place la loyauté, le leadership et le prix de l’ambition au centre du récit. Chaque victoire oblige Dwight à regarder en face une vérité plus inconfortable, tandis que chacune de ses décisions le rapproche des réflexes criminels qu’il croyait avoir laissés à New York.
Tulsa devient alors un champ de bataille autant moral que physique. Le personnage prévient d’ailleurs que toute attaque contre son empire entraînera de lourdes conséquences. Ce durcissement paraît d’autant plus intéressant que Terence Winter, showrunner de la première saison, reprend la direction créative. Son retour pourrait ramener la série vers ses racines mafieuses, après plusieurs saisons d’expansion parfois dispersées. Sans renoncer à l’ironie qui fait sa singularité, Tulsa King semble vouloir retrouver une narration plus concentrée : un chef, son clan et l’impossibilité de transformer une organisation criminelle en entreprise ordinaire sans provoquer de nouvelles violences.
Sylvester Stallone reprend le pouvoir dès le 16 octobre
La saison 4 sera proposée en France sur Paramount+, où les trois premières saisons sont déjà disponibles. Une solution pratique pour les spectateurs moins familiers du streaming : il suffit de reprendre l’histoire depuis ses débuts, comme on suivrait les épisodes successifs d’un grand feuilleton criminel.
Autour de Sly, la distribution conserve plusieurs figures connues, notamment Martin Starr, Jay Will, Vincent Piazza, Annabella Sciorra, Chris Caldovino, Frank Grillo, Garrett Hedlund et Dana Delany. Kevin Pollak, Neal McDonough, James Russo et McKenna Quigley Harrington sont également annoncés. Gretchen Mol rejoint quant à elle la série dans un rôle récurrent. Cette continuité devrait permettre de donner davantage de poids aux conflits de fidélité, car l’empire de Dwight ne repose pas uniquement sur sa force : il dépend aussi d’alliés capables de rester à ses côtés lorsque la pression augmente. Sylvester Stallone demeure naturellement le centre de gravité de l’ensemble. Son jeu repose ici moins sur la démonstration que sur une autorité immédiatement lisible, parfaitement adaptée à ce patron vieillissant qui cherche à changer de statut sans pouvoir changer de nature.
Cette quatrième saison place donc Dwight Manfredi devant son épreuve la plus délicate : sauver son empire sans redevenir entièrement l’homme de la rue. Avec Terence Winter de nouveau aux commandes créatives et des enjeux plus resserrés, Tulsa King pourrait retrouver la tension mafieuse de ses débuts. Mais plus Dwight se bat pour légitimer son pouvoir, plus il semble condamné à employer les armes qui le rendent impossible à légitimer.



