Si votre première facture de chauffage grimpe dès octobre, regardez la salle de bains : c’est la pièce qu’on chauffe toute la journée sans y être

Louise
Par Louise S

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Attention, petit avertissement avant de commencer : si vous lisez cet article confortablement installé dans votre salon, allez d'abord vérifier le radiateur de votre salle de bains. Il y a de fortes chances qu'il tourne à plein régime en ce moment même, alors que la pièce est vide depuis des heures. Et ça, sur une facture de chauffage, ça laisse des traces dès les premiers frimas d'octobre.

À retenir
  • La salle de bains n'est occupée que 13 à 15 minutes par jour mais est souvent chauffée en continu à 20-22 degrés.
  • Chaque degré de chauffage en trop représente environ 7 % de consommation supplémentaire sur le poste chauffage.
  • Programmer un pic de chauffe 30 minutes avant la douche et baisser la consigne à 16-17 degrés le reste du temps permet jusqu'à 15 % d'économie sur la pièce.

Pourquoi la salle de bains plombe votre facture de chauffage dès octobre

La salle de bains a un statut particulier dans une maison. C'est la seule pièce où l'on accepte de se retrouver nu devant un courant d'air, donc on veut qu'il y fasse bon. Résultat, beaucoup de foyers y installent une consigne de chauffage confortable, autour de 20 à 22 degrés, et ne la touchent plus jamais. Sauf que cette pièce n'est occupée en moyenne que 13 à 15 minutes par jour, douche ou bain compris. Le reste du temps, le radiateur chauffe dans le vide, pour une pièce fermée, souvent petite, qui monte vite en température et la garde. Multipliez cette consigne oubliée par 23 heures de chauffe inutile, et vous comprenez pourquoi la note grimpe dès que le thermostat général se remet en route à l'automne.

Les erreurs courantes qui font chauffer la pièce toute la journée sans y être

Le premier réflexe piégeux, c'est de régler le chauffage de la salle de bains une bonne fois pour toutes, en se disant qu'on n'y touchera plus. Sur un thermostat classique ou une vanne thermostatique, ça veut dire une température fixe, jour et nuit, qu'il y ait quelqu'un ou non. Autre erreur fréquente, celle de confondre confort et gaspillage : on monte la température pour ne pas avoir froid en sortant de la douche, mais on oublie de la baisser une fois rhabillé. J'ai vu ce schéma se répéter sur des dizaines de chantiers, des petits appartements parisiens aux grandes maisons de campagne. La salle de bains devient la pièce la plus chauffée de l'habitation à l'année, alors qu'elle est statistiquement la moins fréquentée. Un comble, quand on sait que chaque degré de chauffage en trop représente environ 7 % de consommation supplémentaire sur le poste chauffage.

Adapter la consigne de température aux moments d'utilisation réels

La solution tient en une phrase simple : une température plus élevée peut être réservée aux moments d'utilisation, avec une consigne réduite le reste du temps. Concrètement, cela veut dire programmer un pic de chauffe juste avant la douche du matin, en coupant ou en réduisant fortement ensuite. Avec un thermostat programmable ou une vanne connectée, c'est l'affaire de quelques minutes de réglage. Pas besoin d'un système dernier cri non plus, un simple programmateur sur le radiateur électrique ou une vanne thermostatique bien réglée suffit largement. L'idée, c'est de traiter la salle de bains comme une chambre d'enfant qu'on ne chauffe pas en pleine journée pendant l'école : utile au bon moment, économe le reste du temps.

Moment de la journée Consigne recommandée Gain estimé
30 minutes avant la douche 20 à 22 degrés Confort optimal
Reste de la journée 16 à 17 degrés Jusqu'à 15 % sur la pièce
Nuit 15 à 16 degrés Évite le gaspillage nocturne

Ce réglage ne demande aucun investissement lourd, juste un peu d'anticipation. Programmez la montée en température environ une demi-heure avant votre passage habituel, le temps que la pièce chauffe sans effort brutal sur l'installation. Le reste de la journée, laissez la consigne basse faire son travail, elle maintient juste la pièce hors gel et évite les ponts thermiques désagréables sans jamais solliciter le chauffage à plein régime. C'est le même principe que pour une chaudière bien pilotée, mieux vaut des variations douces et intelligentes qu'une température fixe et gourmande.

Avant d'accuser le gaz ou l'électricité d'avoir pris un coup de chaud sur les prix, jetez un œil à vos habitudes dans cette pièce qu'on néglige toujours un peu côté réglages. Un thermostat bien programmé dans la salle de bains, c'est souvent la différence entre une facture d'octobre qui fait sourire et une qui fait grincer des dents.

Louise

Rédactrice spécialisée Argent depuis 10 ans, j'apporte ici mon expertise sur les sujets Retraite, épargne, budget ou encore immobilier. Passionnée par ailleurs par la psychologie, j'écris également à ce sujet.

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