La côte lycienne offre en octobre une mer encore chaude, des sites antiques quasi déserts et une addition sans taxe de croisière. Pendant que Rhodes affiche ses tarifs de haute saison jusqu'à fin octobre, Fethiye, sur la côte turque, tire son épingle du jeu avec une eau à 23 degrés et des ruines lyciennes ouvertes au public, loin de la foule estivale. Le contraste entre les deux destinations n'a jamais été aussi net pour qui prépare ses vacances de Toussaint.
- La mer de Fethiye avoisine encore 23 °C en octobre, tandis que Rhodes applique sa taxe de séjour au tarif haute saison jusqu'au 31 octobre.
- Les sites antiques de Xanthos-Létoon et Patara restent ouverts en octobre sans l'affluence de la pleine saison.
- La fréquentation touristique turque a légèrement reculé en 2026, ce qui profite aux voyageurs cherchant calme et prix plus doux qu'en Grèce.
Pourquoi Fethiye détrône Rhodes pour les vacances de la Toussaint
Rhodes reste séduisante, mais elle coûte cher en octobre. La Grèce applique en 2026 une taxe de séjour, la Climate Crisis Resilience Fee, qui grimpe jusqu'à 15 euros par nuit en haute saison pour un hôtel cinq étoiles. Problème : cette haute saison fiscale s'étend du 1er avril au 31 octobre, ce qui veut dire que la Toussaint est encore taxée au tarif plein sur l'île.
Fethiye, elle, ne connaît pas ce genre de surcoût. La ville turque mise sur un tourisme plus confidentiel, loin des grands flux qui saturent les Cyclades en été. D'ailleurs, la Grèce a enregistré une croissance des arrivées de 38,3 % début 2026 selon la Commission européenne du voyage, de quoi remplir les plages et faire grimper les prix. La Turquie, de son côté, a vu sa fréquentation reculer légèrement, avec 34,83 millions de visiteurs entre janvier et août 2026, soit 1,84 % de moins qu'un an plus tôt. Un repli qui profite paradoxalement aux voyageurs en quête de calme et de tarifs plus doux.
Une mer à 23 °C et un climat idéal en octobre à Fethiye
La baie de Fethiye garde une température de mer avoisinant les 23 degrés en octobre, portée par la Méditerranée orientale qui met plus de temps à refroidir que ses voisines occidentales. Les journées restent douces, propices aux balades en bord de mer comme aux baignades tardives.
Le climat lycien, protégé par les montagnes du Taurus, offre une transition automnale en douceur. Les touristes qui redoutent le froid humide de la Toussaint française trouvent ici un répit bienvenu, sans l'affluence ni les prix gonflés du cœur de l'été. La dépense moyenne par nuitée en Turquie a certes légèrement augmenté, passant de 106 à 109 dollars entre 2025 et 2026, mais elle reste nettement inférieure à ce que coûte un séjour similaire dans les îles grecques les plus prisées.
Xanthos et Patara, les trésors antiques lyciens à découvrir sur place
Au sud de Fethiye s'étend le site de Xanthos-Létoon, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988. On y trouve une inscription trilingue datée de 337 avant Jésus-Christ, découverte près du temple d'Apollon, un témoignage rare de la civilisation lycienne et de ses échanges avec le monde grec.
Patara, non loin, complète cette escapade archéologique avec ses vestiges antiques et sa plage de sable fin qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Ces deux sites restent ouverts en octobre, sans les files d'attente qui s'imposent en pleine saison. Une manière de conjuguer histoire ancienne et farniente automnal, sans sacrifier l'un pour l'autre.
Les tensions régionales au Moyen-Orient ont pesé sur la fréquentation touristique turque au premier semestre 2026, selon les propos tenus par le ministre du Tourisme Mehmet Nuri Ersoy le 11 août 2026. Un contexte qui explique en partie pourquoi la région lycienne reste moins engorgée que les îles grecques voisines, et pourquoi elle garde, pour l'instant, ce charme discret qui fait toute la différence en automne.


