« Dès que le chauffage se rallume, ses ronflements reprennent : il dort dans l’ancienne chambre des enfants » : faire chambre à part pour préserver son couple

Depuis que les nuits s’allongent, il ne supporte plus le ronflement qui revient avec le chauffage. Il a fini par déménager sa couette au bout du couloir, dans la chambre que les enfants ont quittée.

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Par L'équipe JDS

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À retenir
  • 16 % des couples vivant sous le même toit font chambre à part ou y pensent.
  • 68 % des Français reconnaissent s'être déjà disputés au lit.
  • Les ronflements arrivent en tête des sources de tension nocturne.
  • Une thérapeute juge la chambre à part bénéfique si le couple garde des moments à deux.

16 % des couples y pensent ou y sont déjà

16 % des Français vivant en couple sous le même toit font chambre à part ou aimeraient le faire. Le chiffre vient d'une enquête Ifop de 2021, que TF1 Info a remise en avant le 10 septembre 2026 dans un article consacré au « divorce du sommeil ». L'expression fait sourire, mais elle décrit une pratique très simple : partager la maison, pas le lit.

Le même sondage révèle un chiffre moins réjouissant : 68 % des Français reconnaissent s'être déjà disputés au lit. Plus de deux sur trois, donc. La chambre passe pour le sanctuaire du couple, mais elle sert aussi de salle d'audience, souvent à l'heure où l'on est le moins à son avantage. Difficile de plaider sa cause quand les yeux piquent.

Les ronflements arrivent en tête des sources de tension.

Ronflements, chaleur, écrans : pourquoi on déserte le lit commun

Le catalogue des nuisances nocturnes est long. TF1 Info évoque le partenaire insomniaque, celui qui ronfle, qui grince des dents, qui se retourne sans cesse ou qui souffre de troubles du sommeil. S'y ajoutent les horaires décalés, la chaleur sous la couette et l'écran resté allumé tard.

Octobre aggrave le tableau. Les nuits s'allongent, le chauffage se rallume, l'un a trop chaud pendant que l'autre réclame une couverture de plus, et les rhumes réveillent les ronflements d'hiver.

L'écran est un coupable plus discret. Celui qui lit sur sa tablette ou regarde un dernier épisode éclaire la chambre pour deux, tandis que l'autre, qui se lève tôt, se glisse dans le noir pour ne réveiller personne. Chacun se croit discret, et les deux dorment un peu moins.

Reste la question du lieu. Pour beaucoup de couples de 55 à 75 ans, la solution se trouve au bout du couloir : l'ancienne chambre des enfants, libérée depuis leur départ, ou la chambre d'amis. Le lit est déjà fait, la porte ferme, personne n'a à déménager un matelas. C'est la situation du mari qui donne son titre à cet article, installé chez ses enfants absents dès que ses ronflements reprennent avec la saison.

Ce qu'en dit une thérapeute de couple

TF1 Info a recueilli l'avis d'une thérapeute de couple, et il est nuancé. Selon elle, dormir séparément peut être bénéfique quand le sommeil est en jeu. À une condition : garder des moments à deux.

Dormir à deux garde d'ailleurs ses avantages, rappelle l'article.

La nuance compte. Chambre à part ne veut pas dire cœurs séparés, pourvu que la journée et la soirée restent partagées. Un dîner sans télévision, un film sur le canapé, le temps de se souhaiter bonne nuit avant que l'un ne regagne son couloir : ces rituels tiennent lieu de proximité. Un couple qui ne se croise plus que sur le palier aurait, lui, de quoi s'interroger.

Le bénéfice se mesure souvent le lendemain. Une nuit complète donne en général un conjoint plus aimable au petit-déjeuner, ce que chacun a pu vérifier après une nuit hachée.

Chacun sa couette, ou deux matelas dans un seul lit

Avant d'envisager la chambre d'amis, il existe des formules intermédiaires. La plus simple tient en trois mots : chacun sa couette. Plus de drap tiré en pleine nuit, et chacun règle sa température, l'un sous une couche épaisse, l'autre sous un simple drap.

Le lit à deux matelas pousse la logique plus loin. Deux couchages côte à côte dans un même cadre laissent à chacun le choix de sa fermeté, et les mouvements de l'un se transmettent sans doute moins à l'autre.

Aucune de ces formules ne fait taire un ronfleur.

Le camp d'en face

Tout le monde ne s'y reconnaît pas. Si l'on lit le chiffre de l'Ifop à l'envers, 84 % des Français en couple ne font pas chambre à part et ne le souhaitent pas. Pour une bonne partie d'entre eux, partager le même lit reste sans doute une preuve d'intimité.

Leur crainte se comprend : la chambre à part pourrait être vécue comme un rejet par celui qui reste dans le grand lit. Elle peut aussi, avec le temps, éloigner deux personnes qui ne se parlent plus que par politesse. C'est pour cela que la thérapeute pose la condition des moments à deux. Et celui à qui l'on propose l'idée, ronfleur ou non, doit pouvoir l'entendre sans y lire un reproche.

Mieux vaut donc en parler à table qu'au milieu de la nuit. Présenter la chose comme un essai, avec une date de bilan, aide à désamorcer les vexations.

Ce que l'automne permet de tester

La saison s'y prête. Avec les nuits plus longues, on mesure vite ce que coûte un sommeil haché, et un essai de quelques semaines suffit pour juger. On peut commencer par une couette chacun, passer ensuite à la chambre libre quelques nuits par semaine et garder le week-end à deux.

Le ronfleur n'est pas forcément celui qui part. Celui dont le sommeil est le plus léger peut tout aussi bien prendre la chambre d'amis.

Un dernier détail : le chiffre de 16 % date de 2021. Cinq ans plus tard, il a sans doute bougé, mais aucune donnée récente citée par TF1 Info ne permet de dire dans quel sens. Reste le constat, qui lui ne change pas : les ronflements restent la première source de tension nocturne des couples.

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