En 2025, faut-il garder son chéquier “au cas où” ? Ces cas concrets qui font réfléchir

Louise
Par Louise S
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Feuilleter son chéquier, une pratique surannée ? Loin de là ! En cet automne 2025, alors que les arbres se parent de leurs couleurs cuivrées et que l'on s'affaire aux préparatifs saisonniers, la question fait débat. Le chèque semblait il y a quelques années condamné à finir dans le tiroir à souvenirs ou à servir de brouillon sous le pot de confiture. Pourtant, au détour d'un rendez-vous chez le notaire, d'un dépannage urgent ou du paiement d'une cotisation scolaire, le précieux carnet fait parfois un retour en force. Faut-il donc continuer à glisser un chéquier dans son sac, « au cas où » ? Certains cas concrets, parfois inattendus, invitent à réfléchir avant de ranger définitivement ce moyen de paiement à la cave.

Un objet rétro, vraiment inutile en 2025 ?

Le déclin annoncé du chèque dans notre quotidien

Il n'y a pas si longtemps, le chèque était roi des moyens de paiement en France. Mais en 2025, la carte bancaire et les applis mobiles ont pris le pouvoir : 63 % des paiements s'effectuent via le plastique, contre à peine 18 % pour les chèques. Les jeunes générations l'ignorent royalement, on l'imagine poussiéreux et bientôt collector. Si bien qu'on se demande légitimement s'il faut encore s'en encombrer.

La tentation de s'en débarrasser… trop vite ?

Qui n'a jamais songé à jeter son vieux carnet de chèques ou à ne pas en recommander lors du renouvellement à la banque ? Dans un monde où tout va très vite, la tentation est réelle. Mais céder à cette impulsion trop hâtivement peut se retourner contre soi. Car au royaume des paiements, tout n'est pas encore 100 % numérique, et l'on n'est jamais à l'abri d'un imprévu qui plonge la technologie dans le silence : panne de réseau, terminal de paiement capricieux ou refus inattendu de certains commerçants.

Les situations où le chéquier sauve la mise

Achat immobilier : pourquoi le chèque de banque est incontournable

L'immobilier reste l'un des derniers bastions du vénérable chèque. Difficile de passer par la case acquisition sans brandir un chèque de banque : celui-ci est exigé pour les versements de caution, d'acompte ou lors de la signature chez le notaire. Ce n'est pas une lubie administrative, mais une question de sécurité : un tel chèque offre une garantie de provision immédiate et protège vendeurs comme acheteurs des risques d'impayé ou de fraude. Dans ce cas précis, la carte bancaire ne rivalise tout simplement pas.

Administrations, écoles, associations : les derniers bastions du paiement par chèque

En France, les démarches avec certaines administrations – inscription scolaire, contribution à une activité municipale, règlement auprès d'un établissement de santé – affichent une préférence pour le chèque. Les associations sportives, clubs culturels, fédérations de parents d'élèves ne disposent pas toujours des terminaux de paiement ou des outils pour le virement. Résultat, le carnet de chèques conserve sa légitimité, en particulier à la rentrée scolaire ou lors des campagnes d'adhésion automnales, pile au cœur d'octobre.

Dépannages et prestataires : la sécurité du chèque en cas d'imprévu

Dépanneur, artisan, médecin : il arrive que ces professionnels privilégient le règlement par chèque. Les raisons sont multiples : faibles frais bancaires, simplicité de gestion, absence de terminal… Lorsqu'un incident survient (fuite d'eau, électroménager hors service), sortir un chèque permet de régler l'intervention même en cas de problème de connexion ou d'indisponibilité du terminal. Le chèque évite bien des sueurs froides quand le Wi-Fi fait des siennes ou que le réseau passe mal, que ce soit en ville ou à la campagne.

À quel moment garder (ou pas) son chéquier ?

Voyager en France : les régions où le chèque reste un réflexe

Au creux de l'hiver ou lors des escapades automnales, traverser l'Hexagone réserve parfois des surprises. Certaines régions rurales, marchés locaux ou petits commerces indépendants affichent encore fièrement la mention « chèques acceptés ». Ce réflexe du paiement papier reste ancré, surtout là où l'accès à la technologie se fait plus capricieux. Oublier son chéquier dans ces contextes, c'est s'exposer à des refus de paiement ou à de laborieux détours vers le distributeur.

Profil d'utilisateur : êtes-vous concerné par ces cas pratiques ?

Avant d'abandonner son chéquier pour de bon, il convient d'évaluer ses propres besoins : enfants scolarisés, vie associative, travaux à domicile ou encore achats importants entre particuliers. Ceux qui multiplient les démarches administratives ou qui aiment chiner en brocante savent que le chèque est parfois la seule solution viable. À l'inverse, un citadin ultra-connecté et réfractaire aux démarches « à l'ancienne » pourra sans doute s'en passer, à condition de bien anticiper les scénarios exceptionnels.

En bref : faut-il encore conserver son chéquier ?

Si le chèque n'a plus sa place à chaque paiement du quotidien, il n'a pas dit son dernier mot : il reste incontournable pour certains paiements importants ou situations spécifiques, comme l'achat immobilier ou certaines démarches administratives. S'en séparer définitivement, c'est risquer d'être pris(e) au dépourvu face à un imprévu ou une exigence non négociable de l'organisme en face. Au contraire, conserver quelques formules dans son portefeuille fait office d'assurance tranquillité : ni trop, ni trop peu, juste l'essentiel pour ne jamais se retrouver bloqué(e).

Moyen de paiement Part de marché en France (2025) Usage typique
Carte bancaire 63 % Tous les achats courants
Chèque 18 % Paiements importants, administrations, dépannages
Espèces 19 % Petits achats, marchés, occasions

Au final, le carnet de chèques ne rime plus avec modernité, mais il s'invite en joker dans la panoplie du consommateur averti. La France, attachée à sa liberté de choix, préfère encore ménager la chèquière et le stylo encre au fond du sac. Garder un carnet à portée de main offre une flexibilité précieuse et un brin de sérénité dans un monde ultra-connecté. À l'avenir, il est probable que notre société continuera longtemps de marier tradition et technologie dans nos habitudes de paiement.

Louise

Rédactrice spécialisée Argent depuis 10 ans, j'apporte ici mon expertise sur les sujets Retraite, épargne, budget ou encore immobilier. Passionnée par ailleurs par la psychologie, j'écris également à ce sujet.

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