Fabriquée en France, dotée d’un habitacle digne des meilleures berlines de luxe et d’une autonomie record sur autoroute : la DS N°7 est peut-être le SUV que les amateurs de beaux voyages attendaient sans le savoir.
J’ai découvert DS N°7 : pas James Bond, mais le SUV français qui règle enfin le problème numéro un des électriques

Il y a, dans l’idée de passer à la voiture électrique, une question qui revient invariablement : et si la batterie me lâche loin de chez moi ? C’est une inquiétude légitime, que ni les chiffres des constructeurs ni les arguments des vendeurs ne dissipent vraiment. Parce que 550 kilomètres annoncés ne veulent pas dire 550 kilomètres réels. Et parce qu’une borne de recharge rapide, même quand elle fonctionne, impose un arrêt non choisi.
La DS N°7 apporte une réponse concrète à cette question. Non pas en promettant une recharge plus rapide, mais en repoussant suffisamment loin le moment où la question se pose. Avec plus de 480 kilomètres réels sur autoroute à 120 km/h pour la version grande autonomie, et la possibilité de rejoindre le Sud depuis Paris avec un seul arrêt programmé, la marque française choisit la sérénité plutôt que la performance de charge.
Mais l’autonomie n’est pas le seul argument de ce nouveau modèle. La DS N°7 est avant tout une voiture pensée pour ceux qui savent ce que confort veut dire, et qui ne sont pas prêts à en rabattre.
Un intérieur qui se souvient que le voyage compte autant que la destination
S’installer à bord de la DS N°7, c’est retrouver quelque chose que beaucoup de voitures modernes ont progressivement abandonné : la sensation d’être dans un habitacle pensé comme un lieu, pas comme une interface. Les matières sont agréables au toucher, les finitions très soignées, et l’ensemble respire une forme d’attention que l’on retrouve de moins en moins, y compris à des niveaux de gamme comparables chez certains constructeurs allemands.
Le cuir Nappa est tanné à la feuille d’olivier, méthode traditionnelle non toxique héritée de la maroquinerie française. Les sièges, cousus selon une technique empruntée à la confection horlogère, accueillent le dos avec une densité de mousse et une géométrie qui font la différence dès le premier kilomètre. Chauffants, ventilés et massants selon les finitions, ils intègrent également un dispositif de chauffe-nuque qui diffuse une chaleur douce à la hauteur des épaules. Un détail qui dit tout sur l’esprit du véhicule : le confort thermique de proximité plutôt que le chauffage général, au plus près du corps.
L’isolation acoustique a fait l’objet d’un soin particulier. Vitrage feuilleté acoustique sur les quatre portes, matériaux absorbants déployés autour de l’habitacle : à vitesse d’autoroute, le silence à bord est celui que l’on associe généralement à des berlines de grand luxe. De quoi profiter pleinement, si on le souhaite, du système audio Focal Electra 3D, avec ses 14 haut-parleurs positionnés comme dans une salle de concert et son amplificateur de 690 watts. La musique, en route, prend une autre dimension.
Les passagers à l’arrière ne sont pas oubliés. L’empattement gagne 5 centimètres par rapport au DS 7 et les portes arrière ont été rallongées afin d'offrir un espace pour les jambes plus généreux, une luminosité accrue grâce aux grandes surfaces vitrées et un toit panoramique qui ouvre l’habitacle sans le surchauffer. Un vrai véhicule familial, pas un SUV où les places arrière servent de décor.
C’est sans doute la technologie la plus remarquable à bord, et la moins visible. La DS Active Scan Suspension utilise une caméra placée en haut du pare-brise pour analyser l’état de la chaussée quelques mètres avant le passage des roues. En quelques millisecondes, chaque amortisseur est réglé individuellement pour absorber ce qui vient. Le résultat est une contribution directe au bien-être à bord sur les longs trajets, et plus encore sur les routes secondaires : les dos d’âne et nids-de-poule sont amoindris et les changements de revêtement deviennent presque imperceptibles.
Electrique ou hybride : DS laisse le choix
La DS N°7 ne force pas la main. C’est l’un de ses atouts les plus intelligents. Trois versions 100% électriques sont proposées, dont la grande autonomie à 740 km WLTP. Mais une version hybride auto-rechargeable de 145 chevaux complète la gamme pour ceux qui ne souhaitent pas encore franchir le pas du tout-électrique.
Cette hybride ne demande aucune recharge extérieure. Elle récupère l’énergie au freinage et en décélération, circule en mode électrique jusqu’à 50% du temps en ville et affiche une consommation de 5,3 litres aux cent kilomètres. Avec un réservoir de 55 litres, l’autonomie totale dépasse 1 000 kilomètres.
Pour les versions électriques, la recharge de 20 à 80% s’effectue en 27 minutes sur une borne rapide. La batterie est préconditionnée automatiquement avant l’arrivée à la borne si un itinéraire a été programmé, ce qui optimise le temps d’arrêt. Et la navigation embarquée intègre les arrêts de recharge dans le calcul d’itinéraire, avec les temps de charge inclus.
Fabriquée en France, assemblée en Europe
La batterie grande autonomie de 97,2 kWh est produite dans le Nord de la France, dans la Gigafactory ACC de Billy-Berclau. Les moteurs électriques sont fabriqués dans l’Est du pays. L’assemblage final a lieu en Italie, sur le site de Melfi. Au total, 89% de la valeur ajoutée du véhicule est européenne.
Acheter une DS N°7, c’est soutenir une filière de production dont l’essentiel reste sur le continent. Dans un contexte où beaucoup de véhicules électriques sont assemblés loin de leurs futurs propriétaires, ce choix résonnera pour de nombreux acheteurs.
La DS N°7 ne cherche pas à impressionner par des chiffres de performance ou des technologies démonstratives. Elle cherche à convaincre par ce qui compte vraiment sur la durée : le silence, la douceur de roulement, la qualité des matières et la liberté de partir loin sans contraintes.
Reste une inconnue de taille : le prix. Les tarifs seront communiqués à l’ouverture des commandes en mai 2026. C’est à ce moment-là que se confirmera, ou non, si DS a aussi bien travaillé son offre commerciale que son produit.
Ouverture des commandes prévue en mai 2026. Lancement commercial en octobre 2026.











