Trois jours en Hyundai Santa Fe PHEV : roadtrip entre Granville et Cancale par la baie du Mont-Saint-Michel

Certains roadtrips se planifient autour d’une destination. Celui-ci s’est construit autour d’un véhicule. Le Hyundai Santa Fe PHEV, dans sa finition Calligraphy, nous a servi de camp de base mobile pendant trois jours le long de la baie du Mont-Saint-Michel. De Granville à Cancale, entre falaises normandes et parcs à huîtres bretons, le SUV coréen a joué un rôle que peu de véhicules de ce gabarit savent tenir : celui d’un compagnon discret quand le paysage parle, et d’un refuge efficace quand le ciel normand rappelle qui commande.

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Par Julien Thoraval

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Granville, ses remparts sous un ciel "Pebble Blue"

Le Santa Fe attend au pied du phare de la Pointe du Roc, sur les hauteurs de Granville. Sa teinte Pebble Blue se confond avec le ciel de novembre. Le gabarit est franc : 4,83 m de long, 1,90 m de large, 2,2 tonnes sur la balance. Mais l'installation à bord dissipe toute appréhension. La position de conduite, haute et dégagée, offre une visibilité excellente. Les montants du pare-brise, dessinés pour libérer le champ de vision périphérique, facilitent les manœuvres dans les ruelles étroites de la Haute-Ville. Quand l'espace manque vraiment, la télécommande intégrée à la clé permet de déplacer le véhicule à distance. On sourit la première fois. On remercie la deuxième.

La descente vers le port se fait en mode électrique pur, dans un silence qui donne au trajet une qualité presque contemplative. La motorisation hybride rechargeable cumule 253 ch et 367 Nm de couple. De quoi oublier le poids de l'engin quand la route se redresse. L'intérieur Calligraphy, tout de cuir sombre, associe le double écran incurvé de 12,3 pouces à des commandes physiques accessibles. Hyundai n'a pas cédé au tout-tactile, et au quotidien, cette ergonomie mixte se révèle précieuse. On règle la climatisation ou le volume sans quitter la route des yeux.

Avant de reprendre la route, détour par la villa Les Rhumbs, maison d'enfance de Christian Dior devenue musée. Un jardin suspendu au-dessus de la Manche, quelques roses tardives, un silence rare. Un lieu qui vaut le détour même hors saison.

De Jullouville au Mont : le plus beau kilomètre de France, selon Eisenhower

La côte se déroule. En mode HEV, le Santa Fe alterne moteur thermique et électrique selon les besoins, économisant la batterie pour les phases urbaines. Le confort de roulement est remarquable, l'insonorisation aussi. La sono Bose fait le reste.

À Jullouville, premier arrêt face à la plage. Le hayon arrière du Santa Fe, d'une verticalité assumée, donne accès à plus de 700 litres de coffre en configuration cinq places. Le seuil de chargement reste raisonnablement bas, un point qui compte quand les bagages sont lourds. Le concept "Open for More" prend son sens ici : valises, matériel photo, provisions de route disparaissent sans effort.

La route grimpe ensuite vers les falaises de Carolles et de Champeaux. Le GR 223, qu'Eisenhower surnommait « le plus beau kilomètre de France », mène aux cabanes Vauban. Comptez une bonne heure aller-retour sur un sentier accessible, avec quelques passages à surveiller par temps humide. Le panorama sur la baie récompense largement l'effort.

En fin de journée, la Pointe du Grouin du Sud offre un spectacle de premier ordre lorsque la lumière rasante embrase la baie. C'est là que nous croisons Luke Barclay, Australien installé en Normandie, qui tient le Café de la Baie depuis sa 2 CV aménagée avec soin. Expresso, jus de pomme local et bières artisanales servis face au Mont. Le genre de rencontre qui ancre un voyage dans la mémoire.

La nuit tombe. Dans le rétroviseur, la signature lumineuse en H du Santa Fe dessine sa silhouette sur la route obscure.

Le Mont-Saint-Michel : le privilège du hors-saison

Deuxième matin. La brume enveloppe la baie. L'habitacle du Santa Fe, sièges chauffants et température calibrée, fait office de sas avant d'affronter le crachin. Quitter ce confort pour la navette rappelle que novembre en Normandie ne fait pas de cadeaux.

Mais la contrepartie est royale : le Mont est quasiment désert. Les ruelles de granit, d'ordinaire saturées, se parcourent en silence. L'abbaye se visite sans cohue, le cloître s'observe sans bousculade. Depuis la Tour Nord, la baie entière se déploie. On distingue les marcheurs sur les grèves, les moutons de pré-salé dans les herbus, et au loin, la ligne de Granville parcourue la veille.

Le soleil finit par percer. L'Archange retrouve son éclat. Le Mont redevient carte postale, mais avec l'épaisseur du vécu.

Prolongation à Avranches : le Jardin des Plantes pour un autre angle sur l'abbaye, puis le Scriptorial, musée discret consacré aux manuscrits médiévaux. Un lieu méconnu qui mérite le détour. De retour dans le Santa Fe, le contraste amuse. Sur la console centrale, deux chargeurs à induction ventilés. Dans la boîte à gants, un système de stérilisation UV-C. Hier le parchemin conservait le savoir, aujourd'hui un rayonnement invisible veille sur nos smartphones.

Cancale, les huîtres sur le quai et la fin d'un voyage qu'on aurait aimé prolonger

Troisième jour. Cap à l'ouest, la Bretagne approche. La Chapelle Sainte-Anne de la Grève, sentinelle solitaire au milieu des polders, marque la frontière symbolique. Le Mont ne quitte pas le rétroviseur.

Un grain soudain impose une halte. Le Santa Fe en profite pour recharger sa batterie de 13,8 kWh sur une borne face à la mer. Cinquante kilomètres d'autonomie électrique pure, suffisants pour couvrir les trajets urbains sans consommer une goutte d'essence. Sur les 1 500 km de notre roadtrip, dont la moitié sur autoroute, la consommation s'est stabilisée autour de 7 l/100 km. Correct pour un SUV sept places de ce gabarit.

La pluie transforme l'attente en moment de confort. Siège incliné en position relaxation, prise 220V pour recharger le matériel photo, iPad posé sur la console pour trier les images. La « Bilateral Multi-Console », accessible depuis l'avant comme depuis la banquette, confirme que le Santa Fe a été pensé pour vivre à bord, pas seulement pour rouler.

L'éclaircie venue, Cancale nous accueille avec ses odeurs d'iode et de sel. Au port de la Houle, les huîtres se dégustent sur le quai, les coquilles rendues à la mer. La maison Roellinger, à quelques pas, prolonge le voyage : boutique d'épices d'abord, puis le Château Richeux et la table du Coquillage, trois étoiles au Michelin, face à l'estran. La baie du Mont-Saint-Michel se savoure autant qu'elle se contemple.

Le voyage s'achève à la Pointe du Grouin. Le Santa Fe est posé face au large, sa robe bleue fondue dans le ciel breton. D'un côté, les sables nacrés de la baie normande. De l'autre, la côte se fait minérale. La Bretagne commence. Le vent change de partition. De quoi donner envie, déjà, de repartir.

Le Hyundai Santa Fe Hybrid 7 places est disponible à partir de 589€ / mois.

Roadtrip Hyundai Santa Fe 3447
Crédit : JT

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Journaliste et photographe éditorial, je couvre l’automobile, l’art de vivre et les territoires à travers des récits où le texte et l’image se répondent. Mon approche repose sur une conviction : un essai, un objet ou une rencontre ne se résument pas à leurs caractéristiques. Ils prennent sens dans un lieu, une lumière et une histoire, fruit de cette alchimie.

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