Après 60 ans, ils ont activé cette fonction gratuite de leur appli bancaire : leur budget courses a fondu sans rien changer

Des milliers de retraités français ont découvert une combinaison d’outils numériques qui leur permet d’économiser en moyenne 120 euros par mois sur leur budget courses, sans changer leurs habitudes de consommation. Le secret : activer le cashback gratuit de leur appli bancaire et commander directement auprès de producteurs locaux en ligne.

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Par L'équipe JDS

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La facture alimentaire grimpe, les retraites restent fixes. Depuis quelques années, une combinaison d'outils numériques, restée longtemps sous le radar, permet à des milliers de retraités français de récupérer en moyenne 120 euros par mois sur leur budget courses, sans rien changer à ce qu'ils achètent, ni à la façon dont ils consomment. Le mécanisme repose sur deux leviers distincts que presque personne ne pense à croiser : le cashback automatique intégré dans l'application bancaire, et les plateformes de commande directe auprès de producteurs locaux en ligne.

À retenir

  • Une fonction bancaire gratuite reste cachée dans 9 applications sur 10, attendant juste d'être activée
  • Les circuits courts en ligne ont révolutionné l'accès aux produits frais sans engagement contraignant
  • L'accumulation régulière de deux mécanismes distincts génère des économies substantielles sans effort

Le cashback bancaire : la fonctionnalité gratuite que 9 clients sur 10 n'ont jamais activée

De plus en plus de banques traditionnelles proposent aujourd'hui leur propre programme de cashback, réservé à leurs clients. Ces offres permettent de cumuler des remises sur les achats du quotidien, directement depuis l'espace client, sans avoir à jongler entre plusieurs applications. BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Boursorama, la liste s'est allongée depuis 2023. Et pourtant, une immense majorité de clients ignorent que cet onglet existe dans leur appli.

Le fonctionnement est d'une simplicité désarmante. Pour profiter du cashback via les commerçants partenaires, il suffit le plus souvent de s'inscrire gratuitement à un programme sur l'application mobile de sa banque ou son espace client en ligne. Ensuite, lorsqu'on paie avec sa carte bancaire, on bénéficie d'un petit pourcentage de réduction sur ses achats, soit mis de côté dans une cagnotte dédiée, soit reversé directement sur le compte en banque. Rien d'autre à faire. Pas de ticket de caisse à scanner, pas de code à saisir.

Le cashback consiste à se faire rembourser un pourcentage de ses achats via une plateforme partenaire. Le prix payé reste le même : le cashback provient de la commission reversée par le commerçant à la plateforme, qui en partage une partie avec vous. personne ne perd de l'argent dans l'opération, ni le consommateur, ni le commerçant. C'est le modèle économique de la plateforme qui absorbe le mécanisme.

La question fiscale mérite d'être posée, tant elle freine parfois l'enthousiasme. En France, le cashback est assimilé à une remise commerciale, donc non soumis à l'impôt sur le revenu. Ce n'est pas un revenu complémentaire à déclarer. C'est une ristourne, au sens juridique du terme. En moyenne, un utilisateur actif peut gagner entre 100 et 500 euros par an, voire plus s'il utilise les bons d'achat et le cashback carte. Ramenée au mois, la fourchette basse suffit déjà à couvrir plusieurs pleins d'essence ou une semaine d'épicerie.

Pour les banques qui proposent un cashback lié à l'usage de la carte, au-delà des simples offres partenaires, la mécanique est encore plus fluide. C'est la forme la plus simple du cashback : pas besoin de s'enrôler dans un programme, pas besoin non plus de choisir un marchand plutôt qu'un autre. L'ensemble des dépenses effectuées avec la carte bancaire, quel que soit le magasin, donne lieu au remboursement d'une partie du montant payé.

Les circuits courts en ligne : quand supprimer les intermédiaires allège la note

Le second outil de cette combinaison gagnante, c'est la commande directe auprès de producteurs locaux via des plateformes numériques. Le principe n'est pas nouveau, les AMAP existent depuis 2001 en France, mais son accessibilité a radicalement changé. On peut désormais commander ses légumes, sa viande, ses produits laitiers depuis son canapé, en retirant le panier dans un point de collecte proche, sans abonnement contraignant ni panier pré-composé.

La définition officielle des circuits courts correspond soit à la vente directe du producteur au consommateur, soit à une vente présentant un intermédiaire au plus. Concrètement, cela signifie que les marges de la grande distribution, parfois empilées sur trois ou quatre niveaux, disparaissent du prix final. En réduisant le nombre d'intermédiaires, les consommateurs profitent d'un prix équitable et de produits de qualité, tandis que les petits producteurs bénéficient d'une meilleure rémunération. Une équation rare dans laquelle tout le monde sort gagnant.

Un panier de fruits et légumes conventionnels coûte le même prix en circuit court qu'en grande surface. Mais la qualité, elle, n'est pas comparable. L'un des principaux avantages du circuit court est l'assurance de consommer des produits frais de qualité supérieure. Avec moins de transport et moins de temps de stockage, les fruits, les légumes, les produits laitiers et autres produits conservent leurs qualités nutritionnelles et gustatives. Ce n'est pas un argument de bobos en quête d'authenticité ; c'est une réalité physique et chimique.

Des plateformes comme La Ruche Qui Dit Oui!, active depuis 2011, ou LeCourtCircuit.fr permettent de commander en ligne auprès de producteurs référencés, sans abonnement, sans panier pré-composé, vous êtes libres de commander les produits qui vous font plaisir, quand vous le voulez. Ce format convient particulièrement aux 60-75 ans qui organisent leurs semaines avec régularité et n'ont aucune envie de se retrouver coincés par un contrat annuel.

La combinaison des deux : pourquoi 1 + 1 fait 3

Là où la stratégie devient vraiment intéressante, c'est dans l'articulation des deux outils. Le circuit court réduit le prix de base des denrées alimentaires en supprimant les marges intermédiaires. Le cashback bancaire récupère ensuite un pourcentage sur tous les autres achats, carburant, pharmacie, vêtements, restaurants, payés par carte. Les économies s'accumulent sur deux fronts simultanément, sans que l'un interfère avec l'autre.

Une fois le réflexe pris, le cashback génère des économies sans effort particulier. Vous continuez vos achats habituels tout en récupérant automatiquement de l'argent. C'est précisément ce "sans rien changer" qui rend la combinaison attrayante pour des retraités à revenus fixes, peu enclins à se lancer dans des régimes budgétaires draconiens qui tiennent rarement au-delà de six semaines.

Concrètement, le chemin pour activer ces deux leviers tient en quelques étapes. Sur l'application de sa banque, ouvrir la section "Avantages", "Mes Extras" ou "Cashback" selon l'établissement — s'inscrire gratuitement au programme, puis laisser la carte faire le travail. Cela ne demande que peu de temps, puisque les opérations sont réalisées automatiquement. Il suffit juste de consulter la liste des commerces partenaires pour mieux cibler ses achats. En parallèle, repérer la plateforme de circuit court la plus proche, la plupart proposent une géolocalisation immédiate, et passer une commande test d'une vingtaine d'euros suffit à valider si le point de retrait est pratique.

Le détail qui change tout : la régularité fait l'économie

Une commande en circuit court par semaine, disons 45 minutes de navigation en ligne, une fois les habitudes prises — et le cashback bancaire actif en permanence : voilà la configuration qui permet d'atteindre ces 120 euros mensuels. Pas en une transaction miraculeuse, mais par accumulation de petites récupérations sur des achats déjà planifiés.

Mixer fond de placard en épicerie et frais en circuit court selon la saison génère des économies qui se calculent panier par panier, semaine après semaine. L'approche progressive est d'ailleurs celle que recommandent naturellement les utilisateurs aguerris : commencer par un seul poste budgétaire, les légumes, ou la viande, avant d'élargir progressivement à d'autres catégories.

Un dernier point, souvent ignoré, mérite d'être signalé : depuis deux ans, la plupart des néobanques et banques en ligne françaises ont intégré leur propre programme de remboursement directement lié à la carte bancaire. Résultat : vous gagnez du temps (pas besoin d'extensions), vous n'oubliez plus d'activer vos remises et vous cumulez vos gains sur le même espace que votre compte courant. Pour ceux qui n'ont pas encore franchi le pas vers une banque en ligne, vérifier si leur banque actuelle propose déjà ce service dans l'application prend littéralement deux minutes, et la réponse est souvent "oui, mais personne ne vous l'a jamais dit".

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