Les cases 7WJ et 7WI du formulaire 2042-RICI permettent de récupérer jusqu’à 2 500 euros pour l’adaptation de votre logement au handicap ou à la perte d’autonomie. Cette année marque la fin définitive du dispositif : après 2025, le crédit d’impôt sera supprimé. Si vous avez réalisé des travaux en 2025 et les ignorez dans votre déclaration, vous perdez un avantage fiscal qui ne reviendra plus.
Cette année est la dernière pour cocher ces deux cases sur votre déclaration : jusqu’à 2 500 € perdus si vous les ignorez

Deux cases. C'est tout ce qu'il faut cocher pour récupérer jusqu'à 2 500 euros sur votre déclaration de revenus 2026. Les cases 7WJ et 7WI du formulaire annexe 2042-RICI concernent les dépenses d'adaptation du logement à la perte d'autonomie ou au handicap. Et cette année marque la fin définitive du dispositif : le crédit d'impôt est supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Si vous avez fait réaliser des travaux en 2025 et que vous les ignorez dans votre déclaration, vous perdez un avantage fiscal qui ne reviendra plus.
À retenir
- Deux cases oubliées qui peuvent vous rapporter jusqu'à 2 500 euros — mais seulement cette année
- Un piège courant qui annule complètement le bénéfice fiscal si vous n'y prenez pas garde
- Après 2025, ce crédit d'impôt disparaît définitivement : voici pourquoi agir maintenant
Ce que ces deux cases permettent concrètement
Ces deux cases portent sur les dépenses d'équipement pour l'aide aux personnes et donnent droit à un crédit d'impôt de 25 % pour des travaux d'adaptation du logement. Le principe est limpide : vous déclarez ce que vous avez dépensé, l'administration calcule 25 % du total et réduit votre impôt d'autant. Si le montant dépasse l'impôt à payer, l'excédent est remboursé par l'administration fiscale. même si vous êtes faiblement imposé, vous n'avez rien à perdre à remplir ces cases.
La case 7WJ concerne les équipements dits d'accessibilité : installation de rampes fixes, mains courantes, revêtements de sol antidérapants ou élargissement des passages de portes pour un fauteuil roulant. La case 7WI est plus spécifiquement dédiée aux équipements d'adaptation liés à une perte d'autonomie avérée, comme les sièges de douche muraux, les baignoires à porte, ou les systèmes de motorisation de volets et de portes pour les personnes à mobilité réduite.
La liste des équipements éligibles est plus large qu'on ne le croit. Parmi les équipements reconnus, on trouve notamment les barres de maintien et de sécurité dans les sanitaires, les éviers et lavabos à hauteur réglable, les revêtements de sol antidérapants dans les salles de bains et toilettes, les volets roulants électriques facilitant l'accès autonome aux pièces, les systèmes de commande à distance pour les équipements du logement, et les rampes d'accès pour les personnes en fauteuil roulant. Le monte-escalier avec fauteuil et le monte-escalier debout bénéficient tous deux de 25 % de déduction, tout comme les ascenseurs de maison et plateformes élévatrices PMR.
Les plafonds à connaître, et un piège qui coûte cher
Le crédit d'impôt couvre 25 % des dépenses de 2025 (facturées avant le 31 décembre 2025), dans la limite sur 5 ans de 5 000 € pour une personne seule et de 10 000 € pour un couple. Ce plafond est majoré de 400 € par personne à charge (200 € par enfant en résidence alternée). En pratique : un couple ayant dépensé 10 000 € ou plus sur les cinq dernières années pour adapter sa salle de bain, sécuriser ses escaliers ou installer un monte-escalier récupère exactement 2 500 euros. Un célibataire plafonné à 5 000 € en récupère 1 250.
Le piège le plus classique ? Pour que la dépense soit validée, le matériel doit impérativement être fourni et posé par la même entreprise. Si vous achetez vos équipements dans un magasin de bricolage et que vous les faites poser par un tiers, vous perdez le bénéfice du crédit d'impôt sur le matériel. La facture doit être celle d'un seul prestataire, mentionnant à la fois la fourniture et la pose. Beaucoup d'artisans le savent, mais certains clients l'ignorent et se retrouvent avec un devis scindé qui annule le bénéfice fiscal.
Autre point à ne pas négliger : si vous avez déjà bénéficié d'une subvention de l'Anah pour ces travaux, vous ne pouvez pas déclarer la totalité de la dépense. Vous devez déduire le montant de l'aide perçue de la somme inscrite en case 7WJ ou 7WI. Même logique pour l'APA ou les aides au logement : il faut déduire de ces montants les éventuelles aides perçues pour régler ces dépenses.
Qui peut en bénéficier, et où trouver le bon formulaire
Le crédit d'impôt pour les dépenses d'équipements permettant l'adaptation des logements à la perte d'autonomie ou au handicap est accordé sous conditions de revenus et à condition que vous, ou un membre de votre foyer fiscal, soyez en situation de perte d'autonomie ou de handicap. Le crédit d'impôt ne s'applique que si une personne au sein de votre foyer fiscal est âgée de 60 ans ou plus et souffre d'une perte d'autonomie entraînant son classement dans l'un des groupes iso-ressources (GIR) 1 à 4 de la grille nationale destinée à l'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).
Le crédit d'impôt est désormais réservé aux personnes ayant des revenus intermédiaires, qui remplissent certaines conditions. Ceux dont les ressources sont trop modestes ont été orientés vers MaPrimeAdapt', le dispositif de l'Anah qui prend le relais pour les foyers les plus fragiles. Vous ne pouvez pas bénéficier à la fois du dispositif MaPrimeAdapt' et du crédit d'impôt pour les dépenses d'installation ou de remplacement d'équipements permettant l'adaptation du logement. Les deux se substituent l'un à l'autre selon votre niveau de revenus.
Sur le plan pratique, ces cases ne sont pas dans le "tronc commun" que beaucoup de retraités valident trop vite. Il faut aller dans le formulaire annexe 2042-RICI, celui qui regroupe les réductions et crédits d'impôt. Pour les dépenses payées en 2025 et déclarées en 2026, la case 7WI est celle qui doit retenir l'attention au moment de remplir la déclaration. La date essentielle est celle du règlement définitif de la facture. Un simple acompte ne suffit pas à lui seul pour ouvrir le droit au crédit d'impôt si le solde est payé plus tard. Le critère clé n'est pas seulement la date des travaux, mais la date du paiement final.
Après 2025, ce dispositif n'existe plus
En 2026, le crédit d'impôt pour l'adaptation du domicile entre dans sa dernière phase : seules les dépenses réalisées jusqu'au 31 décembre 2025 peuvent encore être déclarées. Pour les ménages concernés, il s'agit donc d'une ultime occasion de réduire le coût de travaux d'aménagement déjà effectués. La déclaration de revenus en cours, celle que vous remplissez ce printemps, est la seule et unique fenêtre pour faire valoir ces dépenses.
Conservez précieusement toutes vos factures : il faut bien conserver les justificatifs, factures, attestations, détail des équipements posés et montant réellement payé. En cas de contrôle, l'administration fiscale peut demander à vérifier la nature des dépenses et leur date de paiement. Pour ceux qui n'auraient pas encore fait de travaux d'adaptation mais y songent, d'autres dispositifs prennent néanmoins le relais : MaPrimeAdapt', l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Le crédit d'impôt disparaît, pas le besoin qu'il finançait. En 2024, on estimait que moins de 20 % des logements français étaient adaptés au vieillissement, selon les données de l'Agence nationale de l'habitat : la question de comment financer ces transformations reste entière pour les années à venir.
Sources : buzzday.fr | justice.fr