Fini les boudins calés sous la porte d’entrée avant l’hiver : les menuisiers expliquent ce qu’ils vissent à la place

Le boudin de porte glisse, se perd et demande du bricolage quotidien. Les menuisiers lui préfèrent désormais un bas de porte automatique, qui descend à la fermeture et remonte à l’ouverture, sans frotter le sol ni exiger le moindre geste.

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Par L'équipe JDS

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Le boudin de porte a fait son temps, et les menuisiers lui préfèrent un bas de porte automatique. Ce joint à guillotine s'encastre ou se visse en bas du battant, sans rien laisser traîner au sol. Sur une porte d'entrée de maison ancienne, il se pose en rénovation, sans changer le vantail.

Il descend à la fermeture, il remonte à l'ouverture.

À retenir
  • Le bas de porte automatique descend à la fermeture et remonte à l'ouverture sans frotter le sol
  • Deux versions existent : encastrée dans le battant ou vissée en applique sur la face intérieure
  • Il existe aussi des modèles simples à brosse ou lèvre qui ne nécessitent pas de mécanisme

Le boudin, ce compagnon qui glisse

Tout le monde connaît le rituel. Le boudin de tissu, qu'on pousse du pied chaque soir contre le battant, a un défaut de naissance : il glisse. Le matin, on le retrouve à un mètre de son poste, ou coincé derrière la porte. Et dès qu'on sort chercher le pain, il faut se rebaisser pour le remettre en place.

Les maisons anciennes en sont les grandes consommatrices, avec leurs portes d'entrée en bois et leur jeu sous le battant. Ce jeu, le boudin ne le comble que s'il est bien à sa place, et il n'y reste guère.

Comment fonctionne la guillotine

Le mécanisme se loge dans un profilé, en aluminium sur de nombreux modèles. Un poussoir, placé côté charnière, déclenche la descente du joint quand le battant vient contre le dormant. À l'ouverture, le joint se relève et ne frotte ni sur le sol ni sur le seuil.

Ce relevage joue sur la durée de vie. Un joint qui racle le carrelage ou le parquet à chaque passage finit par s'user, et il laisse des traces sur le sol. Celui-ci ne touche le sol que porte fermée. Les fabricants mettent d'ailleurs cette absence de frottement en avant comme un gage de longévité.

Certains modèles se règlent : la course de descente s'ajuste, parfois d'un simple quart de tour, pour suivre un sol qui n'est pas parfaitement de niveau. Les fiches techniques citent des sols variés, moquette, parquet, carrelage ou sol plastique, selon les références.

Encastré ou vissé : la pose en rénovation

Deux familles coexistent. La version encastrée se loge dans une mortaise creusée au bas du battant, ce qui demande une défonceuse. La version à visser se fixe en applique sur la face intérieure de la porte, avec des vis généralement fournies, et se contente d'une perceuse.

Le poussoir doit se trouver côté charnières.

Le profilé se vend en plusieurs longueurs et se recoupe de quelques centimètres pour s'ajuster à la largeur du battant. Mesurez donc votre porte avant de choisir, puis sciez l'excédent du côté opposé au poussoir.

Le jeu sous la porte compte aussi. Les fiches techniques fixent un écart maximal entre le battant et le sol, de l'ordre de 10 mm pour certains modèles et davantage pour d'autres. Si votre porte a pris du jeu avec les années, vérifiez cette cote avant d'acheter.

Brosse ou lèvre, quand on préfère plus simple

Tout le monde n'a pas envie de creuser un battant. Les bas de porte à brosse ou à lèvre se coupent à la largeur voulue et se vissent en bas de la porte, sans mécanisme.

La brosse épouse en principe les irrégularités du sol, tandis que la lèvre, en caoutchouc ou en PVC selon les références, forme une barrière plus continue. L'une comme l'autre restent toutefois au contact du sol ou du seuil, donc elles frottent à chaque ouverture.

Sur une porte très fréquentée, le choix penche vers la guillotine.

Le geste en moins, la sensation en plus

Le premier bénéfice est physique : on ne se baisse plus. Plus de boudin à ramasser au matin, plus de genou qui proteste pour le repositionner le soir. La porte se ferme, le joint descend, l'affaire est réglée. Le second bénéfice se remarque dès la première soirée fraîche : le filet d'air qui léchait les chevilles dans l'entrée a disparu.

Cette sensation, nous ne la traduirons pas en pourcentage d'économie de chauffage, faute de chiffre fiable à vous donner. Elle se constate simplement, debout dans l'entrée, en chaussons.

Le boudin garde un atout : il se range l'été et n'exige aucun outil. La guillotine, elle, se fixe une fois pour toutes. On la règle à la pose, puis on l'oublie.

Avant les premiers froids

Septembre s'achève, et c'est le bon moment de passer la main sous la porte d'entrée pour repérer le courant d'air. Notez la largeur du battant, la nature du sol et l'écart entre le bas de la porte et le seuil.

Reste à choisir entre l'encastré, plus discret, et le vissé, plus simple à monter si vous n'avez pas de défonceuse. Un menuisier ou un rayon quincaillerie saura vous orienter vers la longueur adaptée, ces références étant courantes en magasin de bricolage.

Un bas de porte, même bien posé, ne remplace pas un joint de tour de porte en bon état : le courant d'air peut aussi venir des côtés du dormant. Passez la main le long du cadre avant de conclure que tout vient du bas.

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