Les anciens ne nourrissaient les oiseaux qu’à partir des grands froids : les associations de protection confirment aujourd’hui

Contrairement à l’habitude répandue de remplir les mangeoires dès octobre, les associations de protection des oiseaux confirment qu’il faut attendre les premières gelées. Nourrir trop tôt crée des foyers à maladies et concentre les oiseaux inutilement quand la nature offre encore de la nourriture.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png
Par L'équipe JDS

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

Vous sortez le sac de graines du cellier dès que les feuilles du tilleul jaunissent, et vous remplissez la mangeoire avant même la première gelée. Ce geste, tout le monde le reproduit chaque année dès la mi-octobre, convaincu de bien faire.

C'est exactement pour cette raison que les mangeoires se transforment en foyers à risques dès l'automne : les oiseaux s'y rassemblent alors que la nature leur offre encore largement de quoi manger. Les associations de protection des oiseaux le répètent, sans être toujours entendues.

Le nourrissage doit attendre le vrai froid, pas la moindre fraîcheur de septembre. Voici ce qui change tout, et ce qui compte davantage que la date sur le calendrier.

À retenir

  • Pourquoi les mangeoires d'automne deviennent-elles des pièges sanitaires ?
  • Quel détail calendaire change tout pour la sécurité des oiseaux ?
  • Qu'offre un jardin négligé que la mangeoire la mieux remplie ne peut pas donner ?

Un geste que tout le monde répète, au mauvais moment

Les températures actuelles sont encore clémentes et il est recommandé de patienter jusqu'aux premières gelées pour commencer le nourrissage des oiseaux. Une consigne simple, mais largement ignorée dès les premiers frimas.

Le calendrier varie selon votre région. Commencez avec les premiers jours de gel, entre fin octobre et fin novembre selon la région. En Bretagne comme en Alsace, ce n'est donc jamais septembre.

L'automne, un garde-manger encore généreux

Poser une mangeoire trop tôt part d'une bonne intention, mais elle est inutile. En automne, les oiseaux trouvent suffisamment de nourriture dans la nature, entre baies, fruits, graines et insectes, notamment quand les températures d'arrière-saison sont douces.

Un merle ou une mésange charbonnière n'a alors aucun mal à trouver son repas dans une haie ou un tas de feuilles mortes. Le vrai manque n'arrive qu'avec le gel durable, quand le sol se ferme et que les insectes disparaissent.

Concentrer les oiseaux, c'est ouvrir la porte aux maladies

Un point de nourrissage précoce agit comme un aimant à plumes, avec des conséquences sanitaires bien documentées. Les regroupements d'oiseaux à même endroit entraînent le développement de maladies telles que la salmonellose ou la trichomonose, et contribuent à la disparition de certaines espèces de passereaux comme le Verdier d'Europe.

Un rassemblement dense attire aussi les prédateurs à l'affût. Il vaut mieux placer la mangeoire et l'abreuvoir dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales, afin d'éviter l'accès facile aux prédateurs comme les chats ou les fouines.

Ce qui compte plus que la date sur le calendrier

La propreté du dispositif prime sur le moment où vous décidez d'agir. Il faut bien nettoyer la mangeoire avec un bon détergent en fin de saison afin de supprimer tout parasite.

Multiplier les points de nourrissage limite aussi les contaminations croisées. Afin d'éviter la propagation de maladies, il vaut mieux privilégier plusieurs points de nourrissage plutôt qu'un seul, et penser à les nettoyer régulièrement ainsi que les abreuvoirs.

L'eau compte tout autant que les graines, et pas seulement l'hiver. L'apport d'eau reste utile tout au long de l'année, alors qu'un simple abreuvoir suffit à faire la différence pour les petits oiseaux du jardin.

Le pain, le lait et les restes de table : à bannir

Le pain reste le premier réflexe de générosité mal placée. Le sel présent en grande quantité dans le pain provoque des maladies du foie et peut conduire au décès de l'oiseau, et le pain gonfle dans son estomac en provoquant une satiété sans aucune valeur nutritive.

Le lait n'est pas mieux toléré, contrairement à une idée reçue tenace. Il ne faut jamais donner de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer, ce qui peut être responsable de troubles digestifs mortels.

Vos restes de repas ne conviennent pas davantage à leur organisme. Ne donnez pas les restes de vos repas, ils sont souvent trop salés, trop sucrés ou trop cuits pour leur organisme.

En attendant le vrai froid, laissez les graines monter

Plutôt que de sortir la mangeoire trop tôt, une autre option existe dès maintenant. Laisser les tiges séchées de vos fleurs à graines, tournesols, chardons ou graminées, offre un buffet naturel accessible sans risque sanitaire.

Cette végétation laissée sur pied attire aussi les insectes qui nourrissent encore les oiseaux en cette saison. Un jardin un peu négligé en septembre rend souvent plus de services qu'une mangeoire remplie trop tôt.

Une fois le nourrissage lancé aux premières gelées, mieux vaut ne plus s'arrêter au gré de la météo. Lorsque vous commencez à mettre des mangeoires dans votre jardin, vous ne pourrez pas arrêter brusquement de nourrir les oiseaux, car ils seraient perturbés par ce changement alors qu'ils se sont habitués à un point d'alimentation fixe. Le vrai engagement commence à ce moment-là, pas avant.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png

Toute l'équipe de rédaction Journal des Seniors vous guide à travers ce sujet qui nous concerne tous : la retraite. Comment l'anticiper, la préparer, et comprendre tous les rouages et informations pratiques pour une retraite paisible.

Aucun commentaire à «Les anciens ne nourrissaient les oiseaux qu’à partir des grands froids : les associations de protection confirment aujourd’hui»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires