Un feu de cheminée met en péril votre indemnisation d’assurance. Le seul document que l’expert acceptera est le certificat de ramonage professionnel, datant de moins d’un an. Sans lui, votre couverture peut être réduite ou refusée.
Après un feu de cheminée, l’assurance exige le certificat de ramonage

Le certificat de ramonage est la pièce de référence que l'expert d'assurance réclame après un feu de cheminée : sans lui, l'indemnisation peut être réduite, voire refusée. Le bois doit afficher moins de 20 % d'humidité au cœur, mesurée sur la face fraîchement fendue. La plupart des règlements sanitaires départementaux imposent deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe.
Quel papier l'assurance réclame-t-elle après un feu de cheminée ?
Le certificat de ramonage. Il porte l'adresse, la date, le type d'appareil et les coordonnées d'un ramoneur professionnel, et sans lui l'indemnisation peut être réduite, voire refusée.
Ni la facture de bois, ni la photo d'un conduit propre ne le remplacent.
- Le ramonage chimique n'a aucune valeur aux yeux de l'assureur.
- Les bûches dites de ramonage vendues en grande surface nettoient un peu, mais ne produisent aucun certificat.
- Le ramonage fait maison, même impeccable, n'est généralement pas reconnu comme preuve.
Pourquoi un conduit mal entretenu s'enflamme-t-il ?
La combustion incomplète produit des fumées chargées de vapeurs, qui se condensent sur les parois froides du conduit. Elles y déposent le bistre, une couche goudronneuse, brillante, parfois épaisse.
Ce dépôt s'enflamme à haute température, et le conduit se met à fonctionner comme une torche. Plusieurs guides spécialisés le citent comme la première cause de feu de cheminée. Un conduit mal entretenu expose aussi au monoxyde de carbone, responsable en France d'environ 3 000 intoxications et une centaine de décès par an, selon Santé publique France.
Pourquoi le bois doit-il rester sous 20 % d'humidité ?
Le seuil recommandé par l'ADEME est de 20 % d'humidité. Un humidimètre, vendu quelques euros, le mesure en quelques secondes. Pour que la lecture ait un sens :
- Fendez une bûche.
- Plantez les deux broches de l'humidimètre dans la face fraîchement ouverte, dans le sens des fibres.
- Répétez la mesure sur plusieurs bûches prises à différents endroits du stock : l'extérieur sèche plus vite que le cœur, et une mesure en surface flatte souvent le résultat.
Une bûche qui affiche plus de 20 % à cœur n'est pas prête. Dans un insert, un bois trop humide gaspille son énergie à se sécher lui-même : chaque litre d'eau évaporé consomme environ 0,63 kWh. Une bûche à 20 % restitue à peu près 4 kWh par kilo, contre 2 kWh à 50 %.
Attention à l'unité affichée : la plupart des humidimètres grand public donnent l'humidité sur masse brute, et 20 % sur masse brute correspondent à environ 25 % sur masse sèche. Si l'étiquette de votre fournisseur de bois indique un taux sur masse sèche, le seuil à respecter n'est donc pas le même.
Combien de ramonages par an et à quel prix ?
La plupart des règlements sanitaires départementaux imposent un ramonage mécanique deux fois par an, dont un pendant la période de chauffe. Le ramoneur remet à l'issue un certificat nominatif et daté, qui précise le conduit traité.
- Les assureurs demandent en général un certificat de moins d'un an.
- Un humidimètre coûte moins cher qu'un seul ramonage.
Que risque-t-on sans certificat de ramonage ?
La garantie incendie d'un contrat multirisque habitation couvre en principe le feu de cheminée. Mais la quasi-totalité des contrats subordonnent cette couverture à l'entretien des installations. Si l'expert établit que le sinistre vient d'un conduit encrassé, l'absence de certificat peut passer pour un défaut d'entretien.
Les conséquences vont d'une indemnisation réduite à une franchise majorée, voire à un refus total de garantie si le contrat le prévoit. Chaque dossier est examiné au cas par cas. Sur un sinistre de plusieurs dizaines de milliers d'euros, la différence se chiffre lourdement. Si le feu gagne la maison d'un voisin, votre responsabilité civile peut aussi être engagée. Le défaut de ramonage expose en outre à une amende pouvant atteindre 450 euros, même sans sinistre.
Relisez votre contrat : la clause d'entretien y figure presque toujours.
Comment préparer la saison de chauffe ?
- Mesurez plusieurs bûches à différents endroits du stock plutôt qu'une seule.
- Si l'une dépasse 20 %, remettez-la à l'abri, dans un endroit aéré, et laissez-la sécher encore.
- Appelez un ramoneur professionnel et exigez un certificat mentionnant la date et le conduit : un simple justificatif de paiement, sans ces mentions, ne pèsera rien face à l'expert.
- Photographiez le certificat et rangez l'original avec votre contrat d'assurance, au minimum jusqu'au ramonage suivant : un document de plus d'un an le jour du sinistre peut lui aussi être contesté.
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Sources : assemblee-nationale.fr | futura-sciences.com | jechange.fr | mae.fr
