Heure d’hiver : les accidents avec les piétons augmentent de 52 % en novembre à l’heure de la sortie des classes

Le passage à l’heure d’hiver a lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, et le premier trajet de semaine concerné est celui du lundi 26. Entre 17 h et 19 h, l’ONISR mesure 52 % d’accidents impliquant un piéton en plus au mois de novembre par rapport au mois d’octobre.

Avartar Jules
Par Jules V.

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Le changement d'heure du 25 octobre fait basculer les trajets de fin de journée dans l'obscurité. À Strasbourg, le soleil se couche à 18 h 22 le samedi 24, puis à 17 h 21 le dimanche 25. Le conducteur qui quitte son travail à 18 heures roulait encore de jour la semaine précédente et rentre désormais de nuit, à l'heure où les trottoirs sont les plus fréquentés, entre les sorties d'école et la fermeture des commerces. Sur les années 2013 à 2017, l'ONISR a relevé sur ce créneau de 17 h à 19 h une hausse de 52 % des accidents impliquant un piéton entre le mois d'octobre et le mois de novembre, et 11,4 % de piétons blessés en plus sur le mois entier.

18 % le matin, 52 % le soir

Entre 7 h et 9 h, l'ONISR relève 18 % d'accidents de piétons en plus, le trajet du matin basculant lui aussi dans la pénombre. Sur les créneaux qui gagnent de la lumière, les accidents reculent à l'inverse, de 6 % entre 9 h et 11 h et de 24 % entre 20 h et 22 h. Les deux heures du soir concentrent donc la plus forte hausse, et ce sont celles où la circulation est la plus dense.

La date à laquelle un conducteur y est confronté dépend en outre de l'endroit où il habite. Le 25 octobre, la nuit tombe à 17 h 21 à Strasbourg et à 18 h 10 à Brest, quarante-neuf minutes plus tard : l'Alsacien rentre de nuit dès la fin octobre, quand le Breton garde un peu de jour à 18 heures jusqu'aux premiers jours de novembre. Le 20 novembre, le soleil se couche à 16 h 43 à Strasbourg et à 17 h 33 à Brest, et plus personne n'échappe à la règle.

Vingt-huit mètres pour s'arrêter, trente mètres éclairés

Les feux de croisement doivent éclairer la route sur au moins trente mètres. À 50 km/h, une voiture parcourt près de quatorze mètres pendant la seconde de réaction du conducteur, puis quatorze de plus en freinant sur chaussée sèche, soit vingt-huit mètres avant l'arrêt complet. Le conducteur ne dispose donc que de deux mètres de marge sur un piéton vêtu de sombre qui apparaît à la limite du faisceau, et ces deux mètres disparaissent sur chaussée mouillée, où la distance de freinage s'allonge de moitié.

Quarante au lieu de cinquante en agglomération

Rouler à 40 km/h au lieu de 50 ramène la distance d'arrêt à une vingtaine de mètres, et rétablit la marge que la nuit a supprimée. C'est le paramètre le plus efficace à la disposition du conducteur, puisque la portée des phares ne se règle pas. Regardez aussi les intervalles entre les voitures garées autant que le trottoir, parce que c'est de là que surgit un piéton qui traverse hors passage. Et méfiez-vous des passages protégés dont le lampadaire se trouve derrière eux, dans votre axe de circulation : la lumière vous arrive dans les yeux et laisse le piéton dans l'ombre au moment où il descend du trottoir.

Nettoyez l'intérieur du pare-brise avant la fin du mois d'octobre, parce que le film gras qui s'y dépose diffuse les phares d'en face et efface les zones sombres du décor. Remplacez dans le même mouvement des balais d'essuie-glace qui laissent des traînées, puisque la pluie et la nuit se cumulent à partir de novembre. Les feux de croisement, enfin, s'allument dès que la lumière baisse, et non les feux de position, qui ne portent pas assez loin pour qu'un piéton vous repère à temps.

Avartar Jules

Biberonné au son du Busso, je compose désormais avec le silence des électrons...

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