J’ai pris ma voiture de location sans faire le tour avec l’employé, j’étais pressée : au retour, on m’a montré une rayure que je n’avais jamais vue

Je n’ai pas fait le tour de la voiture, la file s’allongeait derrière moi et j’ai signé sans lever les yeux. Au retour, un employé m’a montré une marque que je n’avais jamais vue.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png
Par L'équipe JDS

Vous aimez notre contenu ?

Ajoutez-nous à vos
favoris Google

À retenir
  • Une rayure absente de la fiche de départ est présumée causée pendant la location.
  • Seul l'état des lieux initial, signé par les deux parties, fait foi pour les dommages.
  • Des photos nettes, datées et prises de près comme de loin constituent une preuve utile.

Une signature donnée trop vite

Une rayure absente de la fiche de départ est présumée avoir été causée pendant la location. Je l'ai appris à mes dépens, pour avoir sauté le tour de la voiture avec l'employé. J'étais pressée, la file s'allongeait derrière moi, j'ai signé sans lever les yeux du stylo.

Au retour, on m'a montré une marque que je n'avais jamais vue.

Sans photo ni mention sur le document, je n'avais rien à opposer, pas même la certitude d'avoir raison. Une proche m'a ensuite expliqué la mécanique, qui n'a rien de mystérieux.

Pourquoi la fiche de départ pèse plus lourd que votre mémoire

Les dommages constatés au retour d'une location sont facturés selon les termes du contrat dès lors qu'ils n'ont pas été notés au départ. L'état des lieux initial, avec ses photos datées et les rayures reportées sur le document, reste la seule preuve de l'état de la voiture au moment où vous prenez les clés. Sans réserve écrite à cet instant, le dommage constaté au retour est présumé survenu pendant la location. Votre mémoire, aussi sincère soit-elle, ne figure dans aucun dossier.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) demande d'exiger un état contradictoire : tous les défauts (choc, rayure) doivent être précisément notés sur la fiche avant la prise en main du véhicule. Contradictoire signifie établi en présence des deux parties et signé par chacune.

Ce document sert aussi le loueur : il constitue la preuve des dommages constatés au retour et absents au départ, condition pour justifier une retenue sur la caution. Pour vous, la logique est inverse mais le bénéfice identique. Une fiche détaillée vous met à l'abri d'une accusation de dégradation que vous n'auriez pas commise.

Ce que la précipitation peut vous coûter

Dans la précipitation, la fiche peut rester à moitié remplie ou décrire les défauts de façon trop vague. Or un défaut absent du document, ou mal décrit, risque de se retrouver classé parmi les dommages nouveaux, ceux qu'on facture au retour.

Le contrat fait foi pour la facturation, et il se relit avant de démarrer, pas sur le parking à la restitution. Un rapport qui indique seulement que le véhicule a été restitué n'a pas le même poids qu'un document détaillant un dommage, sa localisation et la somme réclamée. Reste la question de l'assurance : la DGCCRF rappelle qu'une couverture supplémentaire pour les dommages causés au véhicule par le locataire peut être proposée en option. Ce que cette option couvre, et à quelles conditions, se lit ligne par ligne avant la signature.

Des photos qui servent vraiment

Un cliché flou ne prouve rien.

Les photos utiles sont nettes, datées, et prises à la fois de près et à distance, pour montrer le dommage autant que sa place sur la carrosserie. Un gros plan accompagné d'un repère d'échelle, une pièce de monnaie ou votre main par exemple, complète la vue d'ensemble. Chaque défaut photographié gagne aussi à être inscrit sur le document de départ, car l'image seule ne remplace pas la mention écrite.

Une rayure passe facilement inaperçue sur une carrosserie sale, et les contre-jours ou les reflets directs brouillent le regard autant que l'appareil photo. Si la voiture n'est pas assez propre pour être examinée sérieusement, vous pouvez demander à l'employé de le consigner sur la fiche.

Le tour complet, deux fois, dans le même ordre

Une ressource publiée sur le site de l'Agence nationale de la cohésion des territoires, à destination des loueurs, détaille le tour complet. Elle cite le toit, obligatoire pour un utilitaire ou un véhicule haut et recommandé pour les autres, ainsi que le pare-brise (impacts, fissures) et chaque jante. Elle y ajoute le compteur, avec le kilométrage et le niveau de carburant, puis le tableau de bord allumé pour repérer d'éventuels voyants. L'habitacle, des sièges au coffre, ferme la liste.

Au retour, il s'agit de refaire le même geste, dans le même ordre, en reprenant les mêmes zones et en comparant avec l'état initial. Une photo de départ et une photo de retour prises sous le même angle racontent l'histoire sans commentaire.

Le retour hors horaires d'ouverture demande une précaution de plus. Selon un guide spécialisé, la jurisprudence a déjà retenu que, lorsque les clés sont déposées dans la boîte prévue par l'agence, le locataire n'a plus la garde juridique du véhicule, de sorte que des dommages apparus ensuite sur le parking ne seraient pas automatiquement à sa charge. Photographier la voiture au moment du dépôt, date visible, reste le réflexe le plus prudent.

Face à la rayure : garder la tête froide

Ne signez rien dans l'urgence, cette fois.

Demandez à consulter l'état des lieux de départ et comparez-le zone par zone avec vos photos, si vous en avez. Lisez ensuite ce que le document de retour affirme exactement : une signature peut confirmer le résultat d'un contrôle sans valoir reconnaissance de toute somme réclamée. Si l'emplacement du dommage ou le montant n'y figure pas, vous pouvez demander qu'ils soient précisés, et inscrire vos réserves par écrit.

Côté loueur, l'état des lieux sert de preuve pour justifier une retenue sur la caution, d'où l'intérêt de vérifier ce qui a été consigné au retour. Sans photos de départ de votre côté, votre marge de discussion se réduit largement à la lecture du contrat.

Cela vaut aussi pour la location entre particuliers, où l'état des lieux passe souvent à la trappe. Il est conseillé de prendre des photos détaillées avant de vous mettre au volant, puis à la fin de la location. Certaines plateformes permettent même de le faire sur smartphone, avec les zones déjà abîmées signalées à l'avance.

Une nuance, enfin : la fiche ne protège que ce qu'elle décrit. Le toit, que la checklist recommande de photographier même sur un véhicule bas, reste l'angle mort habituel, au même titre que les jantes.

Cropped Favicon Journal Des Seniors Logo.png

Toute l'équipe de rédaction Journal des Seniors vous guide à travers ce sujet qui nous concerne tous : la retraite. Comment l'anticiper, la préparer, et comprendre tous les rouages et informations pratiques pour une retraite paisible.

Aucun commentaire à «J’ai pris ma voiture de location sans faire le tour avec l’employé, j’étais pressée : au retour, on m’a montré une rayure que je n’avais jamais vue»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont soumis à modération. Seuls les commentaires pertinents et étoffés seront validés
* Champs obligatoires