Les ingrédients
- 800 g de coings
- 1 citron
- 70 g de sucre pour le pochage
- 3 œufs
- 90 g de sucre en poudre
- 80 g de farine
- 350 ml de lait entier
- 100 ml de crème liquide entière
- 1 sachet de sucre vanillé
- 20 g de beurre pour le moule
- 1 pincée de sel
Les étapes
Commencer par frotter les coings, puis les éplucher, les couper en quartiers et retirer soigneusement leur cœur très dur. Les déposer dans une grande casserole d’eau avec le jus du citron et les 80 g de sucre. Laisser frémir jusqu’à ce que la pointe d’un couteau entre dans la chair sans résistance, tout en gardant des morceaux qui se tiennent. Ce passage est essentiel : les quartiers de coing pochés deviennent tendres avant même de passer au four.
Beurrer généreusement un plat à gratin, puis y répartir les coings bien égouttés. Fouetter les œufs avec le sucre, le sucre vanillé et le sel, avant d’ajouter la farine. Verser progressivement le lait et la crème pour obtenir une pâte lisse, sans grumeaux. Napper les fruits avec cet appareil à clafoutis, puis enfourner à 180 °C jusqu’à ce que le centre soit pris et que le dessus affiche une belle croûte dorée. Laisser reposer quelques minutes à la sortie du four : la texture finit de se raffermir et les parfums se posent.
Pourquoi le pochage des coings transforme ce clafoutis
Le coing ne se croque pas comme une pomme ou une poire. Sa chair est ferme, parfois un peu sèche, et demande une cuisson douce pour révéler son vrai potentiel. En les faisant pocher avant le passage au four, les fruits deviennent fondants à cœur et développent une saveur plus ronde, presque miellée. Le citron évite qu’ils ne brunissent et apporte une petite fraîcheur acidulée qui empêche le dessert d’être trop sucré.
Les quartiers de coing sont pochés avant d’être recouverts d’un appareil à clafoutis et cuits jusqu’à ce que le dessert soit pris. Cette double cuisson évite surtout le piège des fruits encore croquants dans une pâte déjà cuite. Le jus du pochage peut aussi être conservé : réduit quelques minutes à la casserole, il devient un sirop parfumé à verser en filet au moment du service. Pour une note encore plus chaleureuse, une pointe de cannelle ou de cardamome dans l’eau de cuisson apporte un parfum d’automne très gourmand.
Comment servir et conserver ce clafoutis aux coings pour les repas en famille
Ce clafoutis est particulièrement bon tiède, lorsque la pâte reste moelleuse et que les coings diffusent encore leur parfum dans la cuisine. Une cuillère de crème fraîche épaisse, une boule de glace à la vanille ou quelques éclats d’amandes torréfiées suffisent à le rendre encore plus généreux. Pour un contraste irrésistible, ajouter un peu de caramel au beurre salé juste avant de servir, sans en mettre trop afin de préserver le goût délicat du coing.
Le dessert se conserve facilement au réfrigérateur, bien couvert, pendant deux jours. Il peut se déguster froid, avec une texture plus ferme, ou être réchauffé quelques minutes au four doux pour retrouver son moelleux réconfortant. Préparé dans un grand plat à partager, il a ce côté simple et généreux qui fait revenir les cuillères dans le plat. Avec ses fruits tendres et sa pâte légère, ce clafoutis maison donne une très bonne raison de prolonger le repas autour d’un dernier morceau.
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