Les paysages du polar nordique semblent tenir le monde à distance ; ses meilleures histoires font pourtant entrer le danger dans le salon. C’est sur ce terrain intime que s’installe Une affaire personnelle, série suédoise à découvrir dès le 2 novembre, en exclusivité sur Polar+ (via Canal+), les lundis à 20h55, et disponible à la demande.
Une avocate choisit de défendre son mari, accusé d’avoir tué la baby-sitter de leur fille. Seulement voilà : il entretenait une liaison avec la victime. Derrière l’enquête criminelle se dessine donc une autre affaire, celle d’un mariage dont chaque certitude devient suspecte. Un point de départ qui parle aussi aux amateurs de feuilletons : connaître les personnages ne signifie jamais tout savoir d’eux.
- Une affaire personnelle sera diffusée début novembre sur Polar+, les lundis à 20h55, et disponible à la demande.
- La série suédoise compte six épisodes de 52 minutes, diffusés à raison de deux par soirée pendant trois lundis.
- Une avocate défend son mari, accusé du meurtre de la baby-sitter de leur fille avec qui il avait une liaison.
Une affaire personnelle arrive début novembre sur Polar+
Créée par Björn Carlström, Stefan Thunberg et Veronica Zacco, Une affaire personnelle compte six épisodes de 52 minutes. Polar+ en proposera deux par soirée, pendant trois lundis. Un rendez-vous facile à suivre, sans avoir à réserver plusieurs semaines à une interminable saison (d'autant que la série est aussi disponible à la demande sur l'appli MyCanal).
Aliette Opheim interprète Malin, l’avocate prise entre sa vie familiale et son métier, face à Filip Berg dans le rôle de Tobias, son mari écrivain. Joel Spira incarne Runar, le policier qui enquête et nourrit une hostilité personnelle envers elle. Ce triangle donne au récit son premier déséquilibre : la défense comme l’accusation sont traversées par des sentiments qui compliquent la recherche de la vérité.
Une atmosphère glaciale dans la lignée de The Killing et de Bron
Le rapprochement avec Bron ne repose pas seulement sur une origine scandinave : Veronica Zacco, qui écrit cette nouvelle série, a également travaillé sur le célèbre polar. Pour autant, mieux vaut ne pas attendre une nouvelle version de son duo d’enquêteurs. Ici, le centre de gravité est le couple. La parenté avec The Killing tient surtout à ce que l’enquête peut faire subir à une famille : le crime ne constitue pas une énigme isolée, il contamine les relations et transforme les proches en suspects possibles. Le froid est d’abord celui du doute, plus que celui d’un décor.
À la réalisation, Julia Lindström, également passée par Young Royals, accompagne une histoire dont l’enjeu dépasse la seule identification du coupable : comment regarder encore celui dont on découvre les mensonges ?
Une intrigue qui donne envie d’enchaîner les épisodes
Le ressort le plus intéressant tient à la double position de Malin. Comme avocate, elle doit construire une défense ; comme épouse, elle reçoit chaque révélation de plein fouet. Ce qui sert le suspense menace donc directement son intimité. L’infidélité de Tobias, connue dès le départ, évite de faire reposer toute l’histoire sur un secret conjugal gardé artificiellement sous clé.
La question devient plus inconfortable : jusqu’où peut-elle lui faire confiance, et à quel prix ? C’est un moteur de feuilleton solide, accessible sans connaître les codes du polar suédois. Le format resserré constitue aussi un argument pour les spectateurs qui redoutent les intrigues à rallonge. Il ne garantit pas, à lui seul, l’absence de détours, mais dessine une proposition plus ramassée que ces séries qui reportent indéfiniment leurs réponses.
Pour entrer dans le polar nordique, cette affaire conjugale offre ainsi une porte familière : un couple, une trahison, une vérité à établir. Avec six épisodes, l’engagement reste raisonnable. La confiance, elle, s’annonce autrement plus coûteuse.
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