Ce qui se cache derrière le succès inattendu de la série The Polygamist sur Netflix

Netflix continue de miser sur des fictions venues d’horizons très différents, et une série sud-africaine s’impose actuellement comme l’un des programmes les plus commentés de la plateforme : The Polygamist. Derrière un titre qui peut prêter à confusion, l’œuvre se révèle plus ample et plus nuancée qu’un simple récit de scandale.

Par Lilian B

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Un succès surprise qui a largement dépassé les frontières

Mise en ligne le 12 juin, The Polygamist a grimpé très vite en tête du classement Netflix en France, et s’est également hissée en première place dans de nombreux territoires, de la Belgique aux Bahamas, en passant par le Kenya et la Hongrie. Portée par un bouche à oreille flatteur, la série devrait même déboucher sur une saison 2.

Une adaptation au long cours, portée par des visages identifiés

Mais alors, comment expliquer un tel succès pour cette fiction que Netflix présente comme sa plus importante « supernovela » sud-africaine à ce jour ? Allant à rebours des saisons courtes souvent privilégiées sur les plateformes, The Polygamist assume un format feuilletonnant de 22 épisodes d’environ trente minutes.

Concrètement, la série est tirée d’un roman du même nom signé Sue Nyathi, autrice zimbabwéenne, publié en 2012. Plusieurs pistes d’adaptation avaient été évoquées dès l’année suivante, mais le projet aura finalement mis plus de treize ans à aboutir avant d’être transformé en série. A la réalisation, on retrouve notamment Akin Omotoso et Rolie Nikiwe. Côté interprétation, S’dumo Mtshali incarne Jonasi Gomora, tandis que Gugu Gumede joue Joyce, aux côtés de Kwanele Mthethwa, Kenneth Nkosi, S’thandiwe Kgoroge, Celeste Ntuli et Luyanda Zwane.

Une saga familiale qui utilise la polygamie comme point de départ

Au cœur de The Polygamist, il y a Jonasi Gomora, homme d’affaires puissant, dont la vie soigneusement maîtrisée vacille lorsque des relations tenues secrètes refont surface. Mais la série ne s’arrête pas à un drame conjugal : elle s’intéresse aux rapports de pouvoir, aux héritages familiaux et aux répercussions émotionnelles de la domination masculine. Le récit accorde une place centrale à Joyce Gomora, première épouse qui mesure progressivement l’étendue des mensonges ayant construit son mariage, et à d’autres femmes dont les trajectoires se croisent autour du patriarche, chacune avec ses blessures, ses ambitions et ses stratégies de survie.

Dans une Afrique urbaine contemporaine présentée loin des clichés, les épisodes enchaînent secrets de famille, rivalités, trahisons et manipulations, dans une mécanique de saga qui évoque l’esprit de grandes fresques comme Empire, Dynasty ou la série sud-africaine The Wife, tout en visant une chronique sociale plus riche qu’il n’y paraît.

Une saga familiale qui utilise la polygamie comme point de départ

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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