Un cynodrome, une rencontre qui tourne très mal, et déjà les hostilités relancées dès les premières minutes : voilà comment MobLand a choisi d'ouvrir sa nouvelle saison. La saison 2 de la série portée par Tom Hardy, Pierce Brosnan et Helen Mirren débute aujourd'hui sur Paramount+, et l'ouverture ne fait pas dans la demi-mesure.
Après une première saison qui avait fait de la série l'un des plus grands succès de Paramount+, ce retour tant attendu s'accompagne toutefois d'un accueil critique nettement plus contrasté que prévu. Entre ceux qui saluent un divertissement efficace et ceux qui dégainent le mot ennuyeuse, le ton est donné dès les premiers épisodes visionnés par la presse spécialisée.
- La saison 2 de MobLand débute sur Paramount+ avec une scène choc au cynodrome, mais reçoit un accueil critique mitigé, entre éloges et qualificatif d'« ennuyeuse » par Le Guardian
- Tom Hardy reste salué pour son interprétation, tandis que l'écriture plus crue du showrunner Jez Butterworth divise, notamment par rapport au style de Guy Ritchie
- Les dix épisodes seront diffusés chaque vendredi du 18 septembre au 20 novembre, et une saison 3 a déjà été commandée avec le même casting principal
Une ouverture sanglante qui donne le ton de la saison
La saison 2 s'ouvre sur une rencontre à un champ de courses de lévriers qui dégénère rapidement, une scène pensée pour rappeler que les Harrigan n'ont jamais été aussi fragiles. Après la guerre menée contre le clan rival des Stevenson, la famille dirigée par Conrad (Pierce Brosnan) et Maeve (Helen Mirren) doit désormais composer avec un nouvel adversaire, plus puissant.
L'intrigue reprend juste après les cliffhangers de la fin de saison 1 : Conrad et Maeve arrêtés pour suspicion de meurtre, et Harry Da Souza poignardé par sa propre femme, Jan, sans que l'on sache s'il avait survécu. C'est dans ce climat de méfiance généralisée qu'apparaît Frankie, incarné par Johnny Flynn, une figure montante du crime venue défier les Harrigan sur leur propre terrain.
Tom Hardy porte la série, mais l'écriture peine à convaincre
Sans surprise, Tom Hardy reste le principal atout de cette saison 2. Sa capacité à mélanger gravité, menace sourde et humour noir, notamment dans une scène d'intimidation d'un témoin, continue de faire de Harry Da Souza le cœur battant de la série. Le problème vient plutôt de l'écriture : le showrunner Jez Butterworth privilégie une crudité plus frontale que la patte habituelle de Guy Ritchie, quitte à perdre en finesse.
Ainsi, le Guardian ne mâche pas ses mots et qualifie la série de mortellement ennuyeuse, pointant un humour trop souvent réduit à des blagues potaches, l'accent irlandais peu convaincant de Pierce Brosnan, et des dialogues qui recyclent les clichés éculés du genre gangster. D'autres critiques, plus mesurées, reconnaissent malgré tout un rythme soutenu et un casting toujours capable de porter l'ensemble, même si la comparaison avec The Gentlemen tourne clairement à l'avantage de ce dernier.
Dix épisodes, une saison 3 déjà validée : tout savoir sur le calendrier
Contrairement aux sorties intégrales habituelles du streaming, MobLand mise sur un format hebdomadaire classique. Les dix épisodes seront diffusés chaque vendredi, du 18 septembre au 20 novembre, date prévue pour le final de cette saison 2. Ce choix de diffusion, plus proche des habitudes de la télévision traditionnelle, permet d'entretenir le suspense semaine après semaine plutôt que de tout dévoiler en une soirée.
La série est accessible via les abonnements Paramount+ Essential ou Premium, et la saison 1 reste disponible dans son intégralité pour ceux qui souhaitent rattraper l'histoire avant de se lancer. Signe de la confiance de la plateforme, une saison 3 a déjà été commandée, avec Tom Hardy, Pierce Brosnan et Helen Mirren confirmés au casting, avant même que le public n'ait pu se prononcer sur cette deuxième fournée.
Entre une ouverture spectaculaire au cynodrome et des critiques qui oscillent entre enthousiasme mesuré et sévérité assumée, MobLand saison 2 s'annonce comme un rendez-vous clivant plutôt qu'un consensus. Le casting continue de faire le travail, mais l'écriture semble diviser autant qu'elle rassemble. Reste à savoir si les prochains épisodes réussiront à transformer ces débuts contrastés en véritable réussite critique.


