Personne ne l’avait vue venir : cette série historique mexicaine se hisse déjà dans le Top 5 de Netflix !

Par Lilian B

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Une nouvelle venue s'est glissée sans prévenir dans le classement des programmes les plus regardés du moment sur Netflix. Mal d'amour, série mexicaine disponible depuis le 2 septembre, s'impose déjà dans le Top 5 de la plateforme, à la surprise générale.

Adaptée du roman d'Ángeles Mastretta paru en 1996 et récompensé par le prestigieux prix Rómulo Gallegos, cette fresque en sept épisodes raconte le destin d'une jeune femme prise entre ses ambitions et les convulsions politiques du Mexique du début du siècle dernier. Un succès qui interroge tant le genre du drame historique romantique semblait jusqu'ici dominé par les productions anglo-saxonnes.

À retenir
  • Mal d'amour, série mexicaine en sept épisodes adaptée du roman d'Ángeles Mastretta, s'impose dans le Top 5 Netflix.
  • L'intrigue suit Emilia Sauri, jeune femme voulant devenir médecin, prise dans un triangle amoureux au cœur du Mexique prérévolutionnaire.
  • La série est réalisée par Catalina Aguilar Mastretta, fille de la romancière, avec un tournage mobilisant jusqu'à 734 personnes en une journée.

Une héroïne en quête d'émancipation dans le Mexique révolutionnaire

Emilia Sauri, incarnée par Renata Vaca, grandit dans une famille libérale du Mexique de la fin du XIXe siècle. Son ambition sort de l'ordinaire pour l'époque : elle veut devenir médecin, dans un pays où les femmes n'ont pas voix au chapitre. Autour d'elle, le récit tisse un triangle amoureux qui structure toute la tension dramatique de la série. D'un côté, Daniel Cuenca, aventurier révolutionnaire porté par Juan Pablo Fuentes, qui incarne le risque et la passion. De l'autre, Antonio Zavalza, médecin joué par Iván Amozurrutia, symbole d'une stabilité plus rassurante.

Cette rivalité sentimentale se déroule en toile de fond du Mexique prérévolutionnaire, où les bouleversements sociaux et politiques rattrapent sans cesse les trajectoires individuelles. La série prend d'ailleurs quelques libertés avec la chronologie du roman original, sans jamais trahir son atmosphère ni ses figures centrales.

Un casting mexicain porté par Catalina Aguilar Mastretta, fille de la romancière

Derrière la caméra se trouve Catalina Aguilar Mastretta, qui réalise, écrit et produit ce projet aux côtés d'Humberto Hinojosa. Un choix loin d'être anodin : elle est la fille d'Ángeles Mastretta, autrice du roman original. Elle avait découvert ce texte à douze ans et s'était donné pour objectif d'en signer un jour l'adaptation, un projet que sa mère lui avait réservé de longue date.

Cette filiation créative donne à la série une légitimité rare, celle d'une œuvre transmise plutôt que simplement licenciée. Sur le plan de la production, l'ampleur du tournage impressionne : jusqu'à 734 personnes mobilisées en une seule journée de plateau, entre acteurs, figurants et équipe technique. Cette adaptation s'inscrit également dans une continuité, celle des œuvres de Mastretta portées à l'écran, après le film Arráncame la vida sorti en 2008. Une filmographie familiale qui semble décidément taillée pour le grand comme le petit écran.

De Bridgerton à Mal d'amour : le pari d'un romantisme plus historique et politique

Difficile de ne pas penser aux romances costumées à la mode ces dernières années, portées par des productions britanniques flamboyantes. Mal d'amour prend un chemin différent. Là où d'autres séries misent sur l'esthétique et le divertissement pur, celle-ci ancre son intrigue amoureuse dans un contexte historique dense, entre la fin du régime de Porfirio Díaz et les prémices de la révolution mexicaine. Le romantisme y devient un prisme pour raconter un pays en mutation, plutôt qu'une simple parenthèse sentimentale. Ce parti pris plus politique, plus enraciné dans une réalité nationale, explique sans doute pourquoi la série séduit un public qui ne se retrouvait pas forcément dans les productions plus légères du genre.

Le succès de Mal d'amour rappelle que le drame historique n'a pas besoin de bals somptueux pour captiver. Il lui suffit d'une héroïne déterminée, d'un contexte politique fort et d'une écriture fidèle à ses origines littéraires. Reste à savoir si cette percée mexicaine ouvrira la voie à d'autres productions du genre venues d'Amérique latine sur les plateformes internationales.

Mes deux passions n'ont pas grand-chose en commun, mais tant pis, c'est ainsi : l'horlogerie d'un côté, les séries TV de l'autre. Je vous parle des deux ici, en essayant de rendre ces thématiques accessibles au plus grand nombre !

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